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Que manque-t-il encore au PSG pour remporter la Ligue des champions ?

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Par Nicolas BAMBA|Ecrit pour TF1|2016-07-16T13:21:55.537Z, mis à jour 2016-08-01T15:37:21.367Z

A l'aube de la nouvelle saison, Paris rêve déjà au printemps prochain et à ses grands matchs de Ligue des champions dans lesquels il voudrait briller. Mais le club a-t-il les moyens de ses ambitions ?

Cela fait déjà cinq ans. Durant l'été 2011, le PSG passait aux mains des dirigeants qatariens de Qatar Sports Investments (QSI), dont les ambitions étaient affichées dès le départ : faire de Paris un géant du football mondial et remporter la prestigieuse Ligue des champions. Pour le premier défi, c'est plutôt en bonne voie. Le second paraît encore inaccessible.

Un nouveau coach rompu à l'Europe

Ces quatre dernières saisons, les Parisiens se sont systématiquement arrêtés en quarts de finale, avant le dernier carré. Pire : durant la saison qui vient de s'écouler, le club de la capitale a été sorti par Manchester City, un adversaire qui semblait à sa hauteur et n'a pas eu à forcer son talent.

Du coup, Nasser Al-Khelaifi a provoqué un changement d'ère. Zlatan Ibrahimovic, l'attaquant-vedette depuis 2012, s'en est allé, lui qui a tant écrasé la Ligue 1 sans pour autant franchir un cap au niveau européen. Le président parisien a aussi mis un terme au bail de Laurent Blanc, qui aura duré trois ans. A sa place, il a nommé Unai Emery, et ce n'est pas anodin : l'Espagnol, lui, reste sur trois succès de rang en Ligue Europa. Peut-être le PSG a-t-il besoin d'un entraîneur aguerri à ces joutes européennes dans lesquelles il aspire tant à briller.

Un groupe plus collectif

Après quatre années de « zlataneries » en tout genre, Ibrahimovic a donc décidé de partir pour Manchester United. Le départ du géant suédois laisse Paris orphelin de son buteur attitré. Il fait aussi plâner un sentiment d'incertitude : le PSG sans Ibra, ça va donner quoi ?

 Peut-être aussi s'agit-il d'un mal pour un bien. Bridé depuis son arrivée dans la capitale, Edinson Cavani tient l'occasion de prouver qu'il est bien le buteur qui peut remplacer un attaquant de la trempe de Zlatan Ibrahimovic. Et les difficultés récurrentes d'Ibra en Europe ne seront plus un obstacle. Enfin, en devant s'adapter à une nouvelle organisation, Paris n'aura plus à faire avec un joueur omniprésent, qui empiétait sur la zone d'action de ses coéquipiers à vouloir trop bien faire. La philosophie d'Emery et le recrutement réalisé jusqu'à présent (Ben Arfa, Krychowiak, Meunier) tend à laisser imaginer que le PSG sera davantage tourné vers un jeu basé sur sa force collective que sur la puissance d'un seul joueur.

Un directeur sportif réputé

Il ne faisait pas toujours l'unanimité, mais Leonardo avait pour lui son carnet d'adresses et sa connaissance des rouages du football et du football-business. Depuis son départ en 2013, Paris donnait parfois l'impression d'avancer à tâtons, sans un guide sportif hormis son entraîneur à la communication parfois bancale. Le président El-Khelaifi voulait y remédier après l'échec contre City.

C'est chose faite depuis le 14 juillet et la nomination de Patrick Kluivert. A 40 ans, le Néerlandais est en charge de mener le recrutement, de mettre en place la stratégie sportive et de superviser Unai Emery. L'ancien attaquant n'est pas très expérimenté dans ces domaines, mais son expérience du plus haut niveau devrait l'aider à mener à bien sa mission. On saura très vite si ce choix est judicieux, surtout en Ligue des champions. Seuls les résultats diront si Paris évolue dans le bon sens.