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Pour Mario Kempes, " Messi a une dette envers l'Argentine "

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Par etf1|Ecrit pour TF1|2011-07-02T06:00:00.000Z, mis à jour 2011-07-02T06:00:00.000Z

Incontestable meilleur joueur du monde avec le FC Barcelone, Leo Messi peine à briller avec sa sélection. Mario Kempes, buteur légendaire de l'équipe d'Argentine, lui met la pression...

Alfredo Di Stefano est plus estimé en Europe que dans son pays, l'Argentine, parce qu'il a surtout brillé avec son club, le Real Madrid. Au contraire de Mario Kempes, resté dans l'histoire pour ses 2 buts en finale de la Coupe du Monde 1978, et qui s'est confié au Sun.

En vue de la Copa America, Super Mario conseille donc Leo Messi, qui tarde à devenir prophète en son pays : « Il a montré avec le maillot de Barcelone qu'il pouvait être le meilleur joueur du monde, mais on n'a pas vu ça pour l'Argentine ». Avec une pression énorme sur ses épaules : « Il est temps pour lui d'être aussi bon si ce n'est meilleur avec l'Argentine (...) On a besoin qu'il joue bien et que l'équipe joue bien. Ça fait longtemps qu'on n'a rien gagné ».

Carlos Tevez, perçu comme « plus Argentin » que Messi au pays, a un moment risqué de perdre sa place au profit d'un système mieux adapté à l'astre barcelonais. Ce qu'a craint Kempes : « Carlitos est très estimé en Argentine, et a beaucoup de fans et d'amis (...) Ils étaient brouillés {avec l'entraineur, Batista} mais il semble qu'ils aient de bonnes relations désormais et on espère qu'il jouera plus. On a besoin de nos meilleurs joueurs, en particulier ceux avec du caractère ». Une pique destinée à Messi ?

Sergio Batista a imposé un 4-3-3 assez Guardiolien dans l'esprit, Leo Messi devenant un faux numéro 9, comme au Barça. Aux résultats satisfaisants, en attaque : « On a montré contre l'Albanie que nous avions d'exceptionnelles possibilités devant ». Mais ce qui compte pour Kempes, c'est de trouver un équilibre, et un esprit d'équipe : « L'Argentine a de supers joueurs mais on doit trouver ceux qui seront en confiance et joueront en équipe. Quand on a gagné la Coupe du Monde 78 (...) il y avait un bon équilibre, et on doit jouer en équipe pour gagner ».

Leo Messi est donc désormais seul à détenir la vérité, au bout de son pied gauche virtuose. Mettra-t-il (enfin) l'Argentine à ses pieds ? L'occasion est belle...