Maudit Vélodrome ?

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Niang : 'Ne pas paniquer'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-11-03T09:02:11.000Z, mis à jour 2009-11-03T09:02:11.000Z

Très moyen et gaspilleur dans son antre la saison dernière, l'Olympique de Marseille est reparti sur les mêmes bases en 2009/2010. Que ce soit en L1 ou en C1. A l'heure où débarque le FC Zurich, pour un match crucial de Ligue des Champions, les Phocéens ne doivent plus rien gâcher au Vélodrome.

Malgré les efforts de Mamadou Niang, sur et en dehors du terrain*, l'Olympique de Marseille a une nouvelle fois coincé. Samedi, Toulouse est reparti du stade Vélodrome avec un bon petit point (1-1), chipé au nez et à la barbe de Marseillais dominateurs, en supériorité numérique durant plus de 80 minutes mais tellement peu inspirés au moment de conclure. Si Brandao a tout de même fait trembler les filets une fois, le club phocéen a finalement quitté la pelouse la tête basse. Et sous les sifflets. Une - mauvaise - habitude qui perdure.


Comme sous le règne d'Eric Gerets, l'Olympique de Marseille a un mal de chien à se faire respecter au Stade Vélodrome. Très performants lorsqu'ils évoluent loin de leurs bases, les Olympiens se prennent régulièrement les pieds dans le tapis lorsqu'il s'agit de s'exprimer dans l'enceinte du Boulevard Michelet. En 2008/2009, les Marseillais y avaient gâché 22 unités en championnat (5 nuls et 4 défaites). Cette saison, les hommes de Deschamps sont dans leurs temps de passage avec 7 points lâchés (2 nuls et 1 défaite). Ajoutez à cela une défaite face à Milan (1-2) en ouverture de la Ligue des Champions.


Y a-t-il un "syndrome Vélodrome" ? Le public inhibe-t-il les joueurs ? Rien de tout ça. Si l'on en croit Mamadou Niang, le fautif est tout trouvé : "Si vous avez vu comme moi la physionomie du match face à Toulouse, on a joué face à une équipe qui a évolué à dix derrière", a pesté le Sénégalais après la rencontre. Niang n'a pas tort. Au Vélodrome, les adversaires ne viennent pas souvent avec l'ambition de faire du jeu. Et, on le voit bien semaine après semaine, la formation de "DD" se débrouille largement mieux à l'extérieur, là où les adversaires sortent un peu plus. L'explication est recevable. Mais ne peut être prise pour argent comptant. Toutes les grosses écuries connaissent cela.


Réalisme et stabilité


Maudit Vélodrome ?

Si l'OM peine à domicile, c'est aussi en raison d'un manque de réalisme flagrant. Les Olympiens se créent des occasions, font du jeu. C'est indéniable. Mais ils n'arrivent pas à conclure. On l'a encore vu samedi face au TFC. Pour que cela change, il n'y a pas trente-six solutions. Soit trouver un tueur, soit travailler sans cesse à l'entraînement jusqu'à temps que cela se débloque. En ce moment, seule la deuxième solution est dans les cordes olympiennes.


De son banc de touche, Didier Deschamps ne peut pas marquer de buts. Mais l'entraîneur de l'OM pourrait donner un sérieux coup de main à ses hommes en décidant d'une tactique durable. Samedi soir, l'OM a commencé en 4-3-3 avant de muter en 4-4-2. Si ce changement a été intimé par les événements et la supériorité numérique olympienne, il est révélateur des tâtonnements de "DD" depuis sa prise de fonction. Arrivé pour faire évoluer l'Olympique de Marseille en 4-3-3, avec Lucho en milieu droit, le technicien a sans cesse changé son fusil d'épaule. Et ses joueurs ont du mal à suivre. Comment évoluera Marseille face à Zurich ? Deschamps seul le sait. Une chose est sûre : l'OM ne peut pas se louper au Vélodrome. Tout autre résultat qu'une victoire mettrait les ambitions européennes marseillaises sous l'éteignoir. Ce que Mamadou Niang n'imagine pas une seconde. Pourquoi ? "C’est la Ligue des Champions et c’est totalement différent. Dans cette compétition, les adversaires viennent au Vélodrome pour jouer au ballon." Les supporters attendent de voir.


* Le capitaine a obtenu de la direction marseillaise des primes plus élevées pour les victoires à domicile.