Mercato : Le développement des clubs chinois limité par son règlement

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Ezequiel Lavezzi - PSG
Par Silvestro DE CARO|Ecrit pour TF1|2016-03-04T14:11:14.292Z, mis à jour 2016-03-04T14:20:48.009Z

Cet hiver, les clubs de la Chinese Super League ont réalisé plusieurs gros coups sur le marché des transferts en enrôlant des vedettes. Une situation qui ne pourra pas se reproduire infiniment.

Depuis le 26 février, le mercato hivernal est officiellement fermé en Chine. Les clubs de l’Empire du Milieu ont attiré des joueurs de premiers choix tels Alex Teixeira, Jackson Martinez, Ezequiel Lavezzi et bien d’autres. Ils ont même plus dépensé que la Premier League cet hiver. Si le football chinois se développe, il pourrait faire face à plusieurs contraintes qui retarderont son éclosion.

Un mercato record

La saison passée, la Chine avait frappé un grand coup en recrutant Demba Ba, Paulinho, Robinho, Asamoah Gyan et quelques autres. Un amuse-bouche par rapport au recrutement 2016. Cet hiver, les clubs de la Chinese Super League ont fait des folies : 50 millions d’euros pour Alex Teixeira, un joueur courtisé notamment par Chelsea, 42 millions pour Jackson Martinez, quelques millions pour Ezequiel Lavezzi et Gervinho, une trentaine pour Ramires. Ils ont ainsi recruté 163 joueurs pour 331 millions d’euros. A quatre reprises, le record du transfert le plus cher en Chine a été battu.



Pour ordre de comparaison, les clubs de Premier League n’ont dépensé « que » 253 millions d’euros cet hiver. Les clubs de la Chinese Super League ont plus dépensé que les 78 clubs issus des cinq championnats majeurs (Ligue 1, Bundesliga, Serie A et Liga), la Premier League exceptée. Le championnat de deuxième division chinoise a plus dépensé que la Bundesliga notamment (57 millions d’euros contre 53).

L’argent comme moteur

Pour assurer le transfert de joueurs vedettes, les clubs de Chinese Super League n’hésitent pas à leur offrir des contrats en or. Débarqué cet hiver à l’Hebei Fortune, Gervinho l’a expliqué : « C’est sûr que sportivement et culturellement, ça n’a rien à voir avec ce que j’ai pu connaître. Mais je n’avais plus ni la motivation ni l’envie de rester en Europe. Même si je ne peux pas dire que je ne reviendrai jamais, ma carrière européenne a pris fin. J’en démarre une nouvelle sur un autre continent […] Je ne vais pas mentir, le contrat qu’on m’a offert est énorme. Mais si on nous propose autant, c’est aussi parce qu’on le mérite. À nous de montrer sur le terrain qu’on est au-dessus. »

Des contraintes pour la Chine

La Chine ne pourra pas bâtir sa réputation et sa notoriété grâce aux vedettes européennes. Et pour cause, le règlement indique que les clubs chinois ne peuvent recruter que cinq joueurs étrangers dont un issu de la Fédération asiatique. Ils ne peuvent pas non plus aligner plus de quatre joueurs étrangers sur le terrain.

Les clubs chinois ne peuvent pas non plus recruter des gardiens étrangers. La Fédération estime que les portiers chinois ne sont pas au niveau et mise donc sur les clubs locaux pour les former et développer leurs capacités.


Cette saison, le championnat chinois devrait se jouer entre le champion de Chine et d’Asie, le Guangzhou Evergrande, entraîné par Luiz Felipe Scolari et le Shanghai SIPG de Sven-Goran Eriksson.