Mercato - PSG : Objet de tous les désirs, Verratti est à la croisée des chemins

Pisté par les plus grands clubs, dont le Real Madrid et la Juventus Turin, Marco Verratti est peut-être arrivé au bout de son parcours avec le Paris Saint-Germain, cinq années après son arrivée en France. C'est en tous cas le message martelé par son agent depuis plusieurs semaines. Alors que le PSG vit une saison qui ressemble à une douce transition, le dossier concernant l'avenir du natif de Pescara va devenir un enjeu majeur pour Paris.

Qu'on se le dise, il y aura bien un cas Marco Verratti dans les prochaines semaines et les prochains mois au Paris Saint-Germain. Engagé contractuellement avec le Paris Saint-Germain jusqu'en 2021, l'Italien est peut-être arrivé au bout de son parcours dans la capitale française. Figure de proue du projet parisien depuis le départ de Zlatan Ibrahimovic à Manchester United l'été dernier, le Transalpin interroge. C'est son futur qui est principalement aux centres de toutes les attentions.

Depuis plusieurs semaines, les plus grands clubs -


Un choix à faire : rester au PSG ou découvrir autre chose

Recruté en provenance de Pescara à l'été 2012 contre 12 millions d'euros, Marco Verratti bouclera en mai prochain sa cinquième saison avec le maillot parisien. Cinq années. Même pour un joueur relativement jeune, c'est beaucoup. A bientôt 25 ans, l'Italien va arriver à la croisée des chemins et devra faire un choix important sur un plan personnel.

Soit il persévère avec le PSG, avec l'idée de fond que le quadruple champion de France en titre parviendra bien à se hisser en demi-finale de la Ligue des champions, voire plus loin, mais en prenant aussi le risque de continuer à stagner au niveau européen. Soit il choisit de tenter un nouveau challenge, encore plus grand : en Italie où il n'a jamais réellement évolué (il jouait en Serie B avec le Pescara - Voir la partie "l'appel de l'Italie" ), en Premier League chez un des ténors ou en Espagne, dans le club de toutes les folies, le Real Madrid. Institution indémodable de l'histoire du football. Des prétendants, il n'en manquera pas.

La question qui fait mal : peut-il trouver plus prestigieux que le PSG ? Oui. Peut-il trouver un meilleur championnat que la Ligue 1 ? Très largement et c'est peut-être de ce côté que le bat blesse pour le PSG. Malgré un exercice 2016/2017 plus attractif grâce au niveau de l'OGC Nice et l'AS Monaco, le niveau global du championnat de France semble ne plus convenir à l'entourage du joueur. C'est le message encore passé par Donato Di Campli, de sortie cette semaine dans les médias transalpins. "Marco est très bien à Paris, mais sa carrière ne pourra pas se résumer au championnat de France. On aimerait gagner avec le PSG, mais si c'est cela n'est pas réalisable on trouvera une solution", avait-il menacé dans un entretien donné à Sportmediaset.

Le PSG est ambitieux au possible, mais en Ligue des champions, il n'y arrive pas (plus). Une élimination en huitième de finale de C1 face au FC Barcelone pourrait même constituer un pas en arrière en terme de résultat brut. Paris ne s'est jamais arrêté à ce stade de la compétition dans l'ère QSI et il lui faudra surmonter une potentielle élimination sur tous les plans. Gagner la L1 et les coupes nationales, ça n'ira qu'un temps et ce sera tout le problème du dossier concernant l'avenir du milieu de terrain : la compétitivité réelle du PSG à moyen terme.

Le club francilien n'aura que son chéquier à lui offrir ou alors un projet sportif qui devra repartir dans le droit chemin. Ce n'est pas un secret, le quadruple champion de France en titre vit encore de l'héritage de Leonardo, qui a recruté tous les cadres qui composent encore cette équipe (Maxwell, Thiago Silva, Marquinhos, Thiago Motta, Edinson Cavani et Marco Verratti / Zlatan Ibrahimovic est lui parti à Manchester United l'été dernier), et semble aller vers un mur par rapport à son objectif initial : gagner la Ligue des champions. Incapable de recruter un joueur devenu indispensable depuis l'été 2013 (le cas d'Angel Di Maria, très irrégulier cette saison après un premier exercice convaincant, en est la preuve), Paris questionne depuis un moment.


Au mois d'août dernier, Ventura expliquait que le positionnement indéfini et stagnantde Verratti posait un réel problème à ses yeux. Utilisé comme milieu relayeur côté droit, et souvent porté vers l'avant, Verratti a développé dans la conservatisme, un poste inadapté à ses qualtés naturelles, celui de N.6. "On a discuté ce matin (le 30 août 2016, ndlr) de sa position au milieu de terrain. Il évolue derrière les attaquants au Paris Saint-Germain. Ça n’est clairement pas la bonne position pour lui car il fait le jeu. Il n’est pas heureux au PSG car il évolue à la mauvaise position. C’est dommage… Car Verratti est un joueur fantastique", expliquait alors l'ancien technicien du Torino. "Si on joue avec un milieu à trois, c'est un metodista (le premier relanceur devant une défense, dont Andrea Pirlo a été la principale référence à ce poste depuis 2001, ndlr). Si on joue avec un milieu à deux, il peut jouer avec n'importe qui."

A l'heure de faire un choix, un grand, Marco Verratti devra se donner des priorités : soit il rejoint un grand club italien et s'empreigne enfin de la façon de faire en Squadra Azzurra, soit il reste au PSG avec le risque de voir défiler les années sans progresser, soit il rejoint un ténor européen et décide d'être plus un joueur de club que de sélection. Facile à écrire, à dire, mais il faudra que le N.6 du PSG sache une bonne fois pour toute ce qu'il veut devenir : Un bon joueur, un très bon même, ou un immense. Et surtout à quel poste il connaîtra une expansion naturelle.

A 24 ans, Verratti paraît encore en avoir 19 ou 20. Ce n'est pas pour rien que Giampiero Ventura avait involontairement rajeuni son poulain en septembre dernier avant d'affronter l'équipe de France à Bari ("Il a 21 ou 22 ans. On ne peut pas tout avoir tout de suite"), laissant transparaître cette image d'éternel espoir qui subsistes inconsciemment dans les esprits. De son choix dépendra aussi la direction du projet parisien, dont il est porte-étendard, mais pas encore le leader spirituel. S'il venait à quitter Paris, il ouvrirait une immense brèche.




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