Michaël Ciani : « Le scénario de Nola Circus est un peu fou »

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Nola Circus
Par Silvestro DE CARO|Ecrit pour TF1|2016-10-03T13:02:50.116Z, mis à jour 2016-10-03T13:03:06.527Z

Nola Circus a débarqué dans les salles de cinéma le 28 septembre dernier. Si le ton du film détonne, son mode de financement est tout aussi original. Douze sportifs de haut niveau l’ont coproduit. Le défenseur du FC Lorient, Michaël Ciani, en fait partie. Le joueur a confié à Telefoot.fr ses motivations.

Pour son premier film en tant que réalisateur, Luc Annest a décidé de se lancer dans une « black comedy » détonante. Dans un quartier de la Nouvelle-Orléans tiraillé par les frasques de ses habitants, Will, le patron d’un Barber Shop, rencontre Nola, une belle jeune femme en quête de gloire.. Les deux tourtereaux entament alors une liaison secrète qui n’est pas du goût de tout le monde, loin de là. Entre un demi-frère jaloux à en mourir, un tueur à gage déterminé et un barbier concurrent lassé des commérages, le casting vaut le détour. Pour financer son film, Luc Annest a réuni douze sportifs de haut niveau, parmi lesquels des footballeurs (Louis Saha, Michaël Ciani, Bacary Sagna) et des basketteurs (Boris Diaw, Nicolas Batum, Alexis Ajinca) sous le collectif « The Illici Producers ». Cinq pourcent des recettes du film seront reversées à des associations caritatives, dont celles de Michaël Ciani, l'Association Syndrome d’Usher. L’international français raconte la genèse du projet.


Pourquoi avoir voulu participer à la production de Nola Circus ?

Tout simplement parce que j’ai adhéré au script. J’ai rencontré le réalisateur Luc Annest il y a quelques années, dans le cadre d’un projet sur lequel on travaillait tous les deux, qui n’avait rien à voir avec le film. Il m’a ensuite parlé de son idée, des divers intervenants qui s’étaient déjà engagés avec lui, parmi lesquels plusieurs joueurs. Il y a eu beaucoup d’éléments qui m’ont plu et j’ai décidé de m’engager avec lui. Aujourd’hui, je suis content car on voit le bout du tunnel avec la sortie du film.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce film ?

Le scénario. Il est un peu fou et j’aime beaucoup la comédie. Le script est marrant, il part dans tous les sens. C’est le style de film que j’apprécie. Le cinéma est une de mes passions, surtout celui américain. Avec Nola Circus, on s’évade, on sort des frontières françaises. J’ai beaucoup aimé l’idée d’aller coproduire le film aux Etats-Unis.


Le film est franco-français… pourquoi l’avoir tourné à la Nouvelle-Orléans ?       

C’était le choix du réalisateur. L’histoire se passe à la Nouvelle-Orléans. Historiquement, les barber shops sont beaucoup plus américains que français. Ils n’ont pas la même saveur à Bercy ou à Châtelet qu’à Nola. L’histoire du film était faite pour être jouée aux Etats-Unis. Le tout était de trouver les acteurs qu’il fallait et l’actrice principale.     

Comment avez-vous suivi la production du film ?

Luc nous a proposé à plusieurs reprises de les rejoindre sur le tournage du film. C’était compliqué pour moi car c’était en fin de saison. Mais si j’avais du temps, l’opportunité m’était donnée de me rendre sur place. Le réalisateur voulait nous impliquer dans le tournage.

Quelle a été votre relation avec les autres producteurs, notamment sportifs ?

J’en connaissais quelques-uns comme Bacary Sagna avec qui j’ai joué à Auxerre et en Equipe de France. C’est moi qui ai parlé du projet à Louis Saha, quand on jouait ensemble à la Lazio. Au début, il était un peu réticent, mais il a pris le temps d’en savoir plus, de rencontrer Luc Annest. Il s’est mis dedans. J’ai aussi rencontré Boris Diaw, que je connaissais déjà du temps de mon aventure à Bordeaux. Ce genre de projets favorise les rencontres entre sportifs de haut niveau et de sports différents. Maintenant, on est tous liés, aussi bien amicalement que dans le business.

Songez-vous à produire d’autres films ?

Pourquoi pas, mais je veux déjà me concentrer sur la réussite de Nola Circus. J’aime le cinéma, c’est quelque chose qui m’intéresse, j’aime m’évader dans ce qui me plaît. Si ça fonctionne bien, et je n’en doute pas, pourquoi pas refaire quelque chose d’autre.

Avez-vous déjà pensé à votre après-carrière ?

Justement, avec cette coproduction de film, je suis en plein dedans. Je prépare déjà le futur en investissant dans ce que je désire, et je ne parle pas seulement du cinéma.

Voulez-vous continuer le cinéma ?

Pourquoi pas. Je ne suis pas spécialement à la recherche d’un rôle, mais je verrai en fonction des opportunités. Ce n’est pas quelque chose qui me déplairait.

Quels footballeurs pourraient devenir acteurs après leur carrière ?

Très peu, c’est compliqué de détecter le talent d’acteur d’un joueur sur le terrain ou dans la vie de tous les jours. Peut-être que les Italiens sont bons pour cela (rires). Non vraiment je n’ai pas d’exemple en tête, personne ne m’a tapé dans l’œil.  

Une somme issue des bénéfices du film sera reversée à l’Association Syndrome d’Usher…

Mon petit neveu est touché par ce syndrome-là. Cette maladie touche les petits enfants et leur fait progressivement perdre l’audition et la vision. Je suis parrain de l’association.

Quels sont vos films préférés ?

Cela dépend de mon humeur. J’aime tout mais je suis très films américains. J’aime tout, de la comédie aux films plus poignants, qui te donnent vraiment une leçon de vie. J’ai beaucoup aimé L’Enfer du Dimanche, un film référence pour moi en tant que sportif, car c’est quelque chose qui me parle énormément. Je suis également sensible à d’autres genres de films.

Est-ce que le cinéma vous a inspiré dans votre jeu, dans votre carrière ?

Non, quand même pas. Le cinéma reste de la fiction, et je fais la part des choses. Mais je peux comprendre qu’il peut en quelque sorte inspirer.

Est-ce que vous regardez des séries ?

A fond ! J’en regarde énormément. J’ai la chance de beaucoup voyager avec mon club alors je mets énormément de séries sur mon ordinateur.

J'essaie au maximum d'aider l'équipe

Vous avez battu la Juventus et le Bayern Munich avec Bordeaux en Ligue des Champions… Est-ce votre plus beau souvenir de footballeur ?

Ma sélection en Equipe de France restera sans doute le plus beau souvenir de ma carrière, malgré la défaite face à l’Espagne. C’est un très beau souvenir de porter le maillot des Bleus. Il y a également eu l’épopée en Ligue des Champions avec Bordeaux, qui nous a fait vivre une saison incroyable. Je pourrais également citer la finale de la Coupe d’Italie entre la Lazio et la Roma gagnée à Rome, ce qui historiquement est quelque chose qui restera.

Vous êtes de retour à Lorient… Quel est votre objectif chez les Merlus ?

Je suis très heureux de retrouver le Lorient que j’avais laissé en 2009, de pouvoir apporter tout ce que je peux apporter, à savoir mon expérience et mon vécu. J’essaie d’aider au maximum l’équipe avec ce pourquoi le coach m’a fait venir. On va essayer de s’en sortir du mieux possible. On a un bon effectif, il faut juste que la mayonnaise prenne. Je ne me fais pas de souci par rapport à cela. 

Vous pouvez découvrir la bande-annonce de Nola Circus ici.