Montpellier : A quoi joue Belhanda ?

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Par Guillaume HENAULT-MOREL|Ecrit pour TF1|2012-05-03T10:10:00.000Z, mis à jour 2012-05-03T13:52:58.000Z

Expulsé en fin de match face à Evian, Younes Belhanda a publiquement critiqué la décision d'Olivier Giroud de ne pas tirer le penalty accordé à la dernière minute. Souleymane Camara, tireur malheureux, n'est pas oublié par le milieu héraultais.

Les dernières minutes houleuses lors du nul de Montpellier face à Evian (2-2) a laissé, semble-t-il, des traces dans l'effectif de René Girard.




Dans un entretien accordé au journal l'Equipe, le numéro 10 montpelliérain n'y va pas par quatre chemins. S'il a été expulsé en fin de match contre les Savoyards, c'est à cause de ses deux coéquipiers pour leur gestion du penalty « Je croyais qu'Olivier Giroud allait prendre le ballon, puisque c'était à son tour de tirer le penalty, alors je n'y suis pas allé. Et je vois que Camara s'en charge alors qu'il ne tire jamais [...] j'étais prêt à le tirer mais je n'allais pas lui prendre des mains...C'est de leur faute » estime l'international marocain.




Suspendu avant son expulsion pour le prochain match contre Rennes en championnat, Younes Belhanda a sans doute dit adieu à la Ligue 1 cette saison après son altercation avec Mongongu. Même si son entraineur espère faire annuler son carton rouge, le milieu héraultais ne se fait guère d'illusions « je termine la saison sans que l'on soit sûrs d'être champions. Si Camara avait marqué, on aurait eu huit points d'avance sur Paris, on pouvait être sereins, mais là, on n'est sûrs de rien. »




Interpellé par l'Equipe sur les déclarations de son coéquipier, Olivier Giroud n'a pas souhaité rentrer dans le débat. S'il justifie son souhait de ne pas prendre ses responsabilités sur le penalty «Après mon échec (contre Toulouse) je n'étais peut être pas dans les meilleurs dispositions, même si j'étais prêt à le tirer », le meilleur buteur du championnat se veut au dessus de tout conflit « on aurait dû garder nos nerfs et être plus malins. Malgré tout, je n'oublie pas que l'on est toujours leaders à trois journées de la fin et que nous avons notre destin entre nos mains. »


Nul doute que René Girard se serait bien passé de ces bruits de vestiaires à un moment si important pour le club.