Mythes Téléfoot : Fiorentina-Pistoiese, le jour où un match a été arrêté à cause des ovnis

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Ovnis Fiorentina-Pistoiese
Par Silvestro DE CARO|Ecrit pour TF1|2014-09-11T12:28:00.000Z, mis à jour 2014-09-11T12:37:05.000Z

Dans sa rubrique Mythes Téléfoot, la rédaction raconte un événement, un fait, un joueur, une compétition, un moment d'histoire, et le démystifie. A l'occasion de la deuxième journée de Serie A, la rédaction de Téléfoot a choisi de revenir sur ce jour où, tout à coup, des ovnis sont venus planer au-dessus du Stadio comunale Artemio-Franchi, à Florence.

Dans le monde du football, le terme « ovni » renvoie à un joueur exceptionnel, si doué qu'il ne peut guère avoir vu le jour sur la planète Terre. Pourtant, en 1954, des ovnis au sens premier du mot ont plané pendant de longues minutes au-dessus du stade de la Fiorentina, devant les yeux médusés des spectateurs et des joueurs.

Des ovnis au-dessus du stade
27 octobre 1954. Fiorentina-Pistoiese. Le monde du football tel que nous le connaissons s'arrête de tourner. Le temps se fige l'espace de quelques instants. Dix mille spectateurs assistent à une scène surréaliste : une vingtaine d'objets volant non identifiés paradent au-dessus de l'Artemio Franchi pendant de longues minutes. Les joueurs s'arrêtent, l'arbitre interrompt la rencontre, le public panique et hurle de peur. D'après les témoins de la scène, les ovnis voltigent dans le ciel et se déplacent en zig-zag. Une scène étrange, paranormale et complètement surréaliste, dans un contexte où les scientifiques se penchent de plus en plus sur la question de la vie en dehors de la Terre.

« Je pense qu'ils étaient extra-terrestres »
En janvier de l'année dernière, la BBC se penche sur cet étrange phénomène, enquête, et retrouve les protagonistes et spectateurs du match de l'époque, opposant la Fiorentina à son rival, Pistoiese, dans le derby de la Toscane. Gigi Boni, coordinateur du groupe des supporteurs de la Fio, était présent à l'Artemio-Franchi en ce doux jour d'automne 1954. Désormais octogénaire, il se remémore la scène : « Je me souviens clairement avoir vu ce spectacle incroyable. Ils se déplaçaient très vite et puis ils se sont simplement arrêtés. Le tout n'a duré que quelques minutes. Je les décrirais comme des cigares cubains. Leur apparence m'a fait penser à des cigares cubains. »

Si beaucoup peuvent rester sceptiques quant à l'évocation d'un phénomène paranormal, ce n'est pas le cas de Boni. Il l'affirme, des ovnis étaient bien au-dessus du stade ce jour-là : « Je pense que c'étaient des extraterrestres. C'est ce que je crois et il n'y a pas d'autre explication que je puisse donner. »

İtalyanlar hatırlattı: 1954 yılında Fiorentina'nın maçı UFO'lar yüzünden ertelendi. pic.twitter.com/BhTssyeDvx

— Bülent Timurlenk (@timblnt) 11 Décembre 2013

« L'apparence d'un œuf, qui se déplaçait lentement »
Ardico Magnini, champion d'Italie avec la Viola en 1956, a également été convié au Mondial de Football de la BBC. Lui aussi a gardé un vif souvenir de cette rencontre si particulière : « Je me souviens de tout, de A à Z. Alors que nous étions en train de jouer le match, tout s'arrêta parce que tout le monde regardait intensément vers le ciel. Il y avait quelque chose qui avait l'apparence d'un œuf, qui se déplaçait lentement, très lentement. Tout le monde regardait en l'air et il y avait aussi une substance scintillante descendant du ciel, une substance scintillante argentée. Nous étions stupéfaits, nous n'avions jamais rien vu de semblable jusqu'alors. Nous étions absolument abasourdis dès l'instant où nous l'avons vu. »

« Nous les avons vus »
Les joueurs de Pistoiese, Romole Tuci et Ronaldo Lomi confirment les dires de Boni. Pour eux, aucun doute, il s'agissait bien d'extra-terrestres. Tuci l'explique : « J'étais si curieux et j'étais aussi très, très heureux parce que dans ces années-là tout le monde parlait des extra-terrestres, tout le monde parlait des ovnis et nous en avons eu l'expérience, nous les avons vus, nous les avons vus directement, pour de vrai. » Quand le journaliste lui demande si ces formes de vie étranges proviennent d'autres galaxies, Romolo Tuci n'hésite pas : « Vraiment, je crois que oui. Nous étions dans le stade et nous les avons vus. C'était une grande chose à voir. »

Les fils de la Vierge
Comme l'a raconté Ardico Magnini, une substance étrange s'est déversée sur la pelouse du stade ce jour-là, au passage des ovnis. D'après d'autres témoignages, pendant plus d'une demi-heure, une sorte de neige collante a recouvert l'Artemio-Franchi. Au contact avec les mains, celle-ci disparaissait complètement.

Coprire Corriere novembre 1954, i fenomeni di segnalazione UFO in Italia @ACF_Fiorentina @violanews @firenzeviola_it pic.twitter.com/WqUqbCgP22

— Alone (@alonemoreira) 29 Octobre 2013

Désireux d'en savoir plus, l'équipe de la BBC a interrogé Robert Pinotti, spécialiste de l'ufologie en Italie. Selon lui, ce phénomène ne serait pas un cas isolé : « En Angleterre, les ufologues appellent ceci « Angel's Hair » et les Français l'appellent « Fils de la Vierge ». Le seul problème, c'est qu'après une brève période de temps, cette substance s'est désintégrée. » Quelques jours plus tard, ces filaments sont tombés une nouvelle fois sur Florence, comme le raconte le spécialiste : « Mais le même phénomène s'est répété, à peine quelques jours plus tard, à Gela en Sicile, et bien d'autres fois dans d'autres endroits du monde. C'est un phénomène étrange lié au phénomène ovni. Et je me souviens avoir vu de jour, à Florence, des toits de maisons blanchis par cette substance, mais pas plus d'une heure, parce que tout comme la neige, tout s'est désintégré. »

A l'époque, l'analyse des étranges filaments est confiée au Professeur Canneri. Après les avoir disséqués, il a affirmé qu'ils étaient essentiellement composés de bore et de silicium. Pourtant, d'autres biologies expliquent qu'il s'agit d'une substance produite par une espèce d'arachnides, ou des résidus chimiques dispersés dans l'atmosphère. Aucune de ces hypothèses ne peut cependant expliquer la grande quantité de matière tombée au même endroit.

Près de soixante ans après ce match, les faits n'ont toujours été élucidés. Ils ne le seront d'ailleurs probablement jamais.