Mythes Téléfoot : L'élimination de l'Espagne, ou la malédiction Conchita

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Par Silvestro DE CARO|Ecrit pour TF1|2014-06-19T13:39:00.000Z, mis à jour 2014-06-19T13:50:02.000Z

Dans sa rubrique Mythes Téléfoot, la rédaction raconte un événement, un fait, un joueur, une compétition, un moment d'histoire, et le démystifie. Pour l'élimination de l'Espagne de ce Mondial brésilien, Telefoot.fr a choisi de vous faire découvrir une terrible malédiction, qui pourrait justement expliquer, de manière irrationnelle bien sûr, la déroute de la Roja.

Premier coup de tonnerre dans cette Coupe du Monde 2014 : l'Espagne est éliminé, après deux matches seulement. Pour beaucoup, cela est le fruit d'un effectif vieillissant, de la fatigue de plusieurs joueurs, ou de la méforme de certains cadres de l'équipe. Et si la déroute de l'Espagne n'était finalement liée qu'à une terrible malédiction ?

L'Espagne, un favori vieillissant
Après une campagne de qualification rondement menée, avec six victoires et deux matches nuls, l'Espagne débarquait au Brésil avec de louables attentions. Double vainqueur de l'Euro, et championne du monde en titre, la Roja faisait clairement partie des favoris. Pourtant, nombre de facteurs étaient annonciateurs d'un Mondial en demi-teinte. Beaucoup de joueurs qui composent la sélection de Del Bosque ont connu une saison longue, ponctuée par de nombreux titres, certes, mais très chargée en matches. C'est notamment le cas des joueurs du Real Madrid, Casillas, Xabi Alonso, Ramos, de l'Atlético (Koke, Costa, Juanfran, Villa) et du FC Barcelone (Piqué, Xavi, Iniesta, Busquets). Ereintés, ces joueurs de renom n'ont été que l'ombre d'eux-mêmes dans cette compétition. Après avoir conquis quasiment tous les titres en club, ces joueurs ont également tout glané avec la Roja, une Coupe du Monde et deux Euro notamment. Comment encore avoir faim après un tel festin ?

Un Mondial catastrophique
C'est donc dans la peau d'une équipe composée de pépites fatiguées et rassasiées que l'Espagne entame sa Coupe du Monde. Premier coup de tonnerre, la Roja s'incline face à une équipe des Pays-Bas que peu d'observateurs attendaient à un tel niveau. La bande à Casillas est humiliée 5-1. Quelques jours plus tard, la sélection de Del Bosque a l'occasion de se rattraper face au Chili. Après tout, l'Espagne avait bien perdu son premier match en 2010, face à la Suisse, avant de remporter la compétition. Mais l'histoire ne se répète pas toujours, et la Roja chute lourdement face à l'autre Roja, 2-0. C'est la fin d'un cycle, d'une époque pour l'Espagne. Les joueurs sont à remercier et à saluer. Certainement beaucoup d'entre eux annonceront leur retraite internationale à la fin de la compétition. Comme un symbole, la bande à Del Bosque s'éteint au Maracana, après avoir dominé le football mondial pendant six longues années. Et si tout cela était écrit d'avance ?

ADIOS ESPANA mdr pic.twitter.com/onPpI9ON4m

— Pedro Soares ♥ (@PedroStory94) 18 Juin 2014

La malédiction Conchita
Il est parfois des événements dans le football que le surnaturel, l'irrationnel, parviennent à expliquer. Et la déroute de la Roja pourrait bien être la cause d'une terrible malédiction. Cette année, c'est Conchita Wurst qui remporte l'Eurovision, un candidat fantasque qui représente l'Autriche. En 1966 l'Autriche gagne également le concours. Et entre ces deux dates, des similitudes déconcertantes apparaissent, comme si l'histoire devait justement se répéter. En 1966 déjà, les Espagnols sont éliminés lors du premier tour de la Coupe du Monde. Cette même année, l'Atlético Madrid remporte la Liga, le Real Madrid soulève la Coupe d'Europe, le Bétis Séville descend en deuxième division, et la Corogne fait le chemin inverse. Hors d'Espagne, Manchester United et l'AC Milan ne disputent aucune Coupe d'Europe. Vous l'aurez compris, tous ces événements ont également eu lieu en 2014. Et si tout partait de la victoire de Conchita Wurst à l'Eurovision ? C'est en tout cas comme cela que les Espagnols ont surnommé cette malédiction. En suivant cette logique, l'Angleterre sera championne du monde dans quelques jours. Une autre réalité s'oppose pourtant avec cette malédiction.

Se cumple la 'profecía de Conchita Wurst'. Acontecimientos de 1966 se repiten calcados en 2014 http://t.co/SSECmF7rf3 pic.twitter.com/HbSqAwaAhL

— Ecoteuve (@Ecoteuve) 19 Juin 2014

Une déroute explicable à l'aide de chiffres
Pour les cartésiens et les pragmatiques, vous ne croirez certainement pas à cette malédiction. Et pour cause, vous n'avez peut-être pas tort. La déroute de l'Espagne lors de cette Coupe du Monde peut très bien être expliquée à l'aide de chiffres et de statistiques, fournis par Opta. Raillé par le web, Diego Costa endosse le costume de fautif. En 126 minutes jouées lors de ce Mondial, il n'a pas cadré un seul tir, sur cinq tentatives. La défense est également à blâmer, puisque la Roja a encaissé plus de buts lors des deux matches de ce Mondial (7), que lors de ses trois derniers sacres : Euro 2008, Coupe du Monde 2010 et Euro 2012 (6). C'est d'ailleurs la première fois de son histoire que la Roja perd ses deux premiers matches lors d'une Coupe du Monde.

"I am Brazilian and that is not going to change but I want to win the World Cup with Spain." -Diego Costa pic.twitter.com/RSipiBZTgT

— Football Related (@FootbaIlRelated) 13 Juin 2014

Quoi qu'il en soit, que ce soit à cause de la malédiction ou d'une équipe en méforme, l'Espagne rentre à la maison. C'est le premier tenant du titre à être mathématiquement éliminé après deux matches seulement. A Vicente Del Bosque de trouver les clés pour redorer le blason de la Roja. A moins que lui aussi ne quitte le navire...