"Ce n'est que la mi-temps"

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'Ce n'est que la mi-temps'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-11-15T09:44:07.000Z, mis à jour 2009-11-15T09:44:07.000Z

Sérieux et concentré après le succès 1 à 0 contre l'Eire en barrage aller du Mondial 2010, Raymond Domenech ne veut pas s'emballer avant le match retour mercredi à Saint-Denis. Le sélectionneur de l'équipe de France souligne l'importance de ne pas se relâcher.

RAYMOND DOMENECH, quel est votre état d'esprit ?


R.D. : Ce n'est que la mi-temps. Il y a encore 90 minutes à jouer. On ne sait pas ce qui peut se passer au retour. Avec un autre résultat, j'aurais dit la même chose.


Vous ne paraissez pas très heureux, contrairement aux joueurs...


R.D. : C'est un match en 180 minutes. Il en reste 90 à faire. Cette équipe irlandaise est capable de jouer, imposer, réagir. Je préfère être à un à zéro, évidemment, mais je ne peux pas être satisfait car la seule satisfaction, c'est la qualification.


Qu'avez-vous pensé de la première période ?


R.D. : Ce n'est pas celle dont je suis le plus satisfait. Je préfère la seconde. On était haut dans la hauteur du ballon, pas haut sur le terrain. Notre jeu, ce n'est pas celui-là. En deuxième mi-temps, c'était nettement mieux.


Lloris a-t-il pris une autre dimension ?


R.D. : Chaque match a une vérité. On a au moins deux gardiens de très haut niveau. Ca peut se jouer à pas grand-chose. On n'a pas pris de but. Le gardien a fait son travail comme toute l'équipe.


Et l'arbitrage ?


R.D. : Je ne parle jamais des arbitres dans un sens ou dans l'autre. Il en faut un.


La télévision irlandaise a véhiculé avant le match une rumeur d'une querelle avec Henry ce matin au sujet de Vieira, non retenu dans la sélection...


R.D. : A chaque fois qu'il y a un rassemblement, il y a une discussion.


Vous démentez une querelle ?


R.D. : (Agacé) Je crois que je vais partir.


Une dernière question: 25.000 Irlandais sont attendus au Stade de France...


R.D. : Il y aura des supporteurs français et ils vont nous pousser aussi. Ce qu'ils ont vu aujourd'hui est fabuleux. On a envie d'applaudir, même s'ils supportaient l'adversaire. Mais ce soutien, on l'a eu au dernier match au Stade de France.