Nasri veut savoir

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Nasri s'interroge
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2010-05-14T16:04:10.000Z, mis à jour 2010-05-14T16:04:10.000Z

Samir Nasri est revenu jeudi soir sur son absence de la liste des 30 dévoilée par Raymond Domenech. S'il respecte ce choix. il souhaite "savoir pourquoi" il n'ira pas en Afrique du Sud. Car le milieu de terrain d'Arsenal s'agace qu'on puisse mettre son exclusion sur le dos de son comportement.

Silencieux depuis l'annonce de la liste des 30 joueurs pour la Coupe du monde 2010, Samir Nasri est sorti de son mutisme pour faire part de sa surprise mais aussi de son incompréhension. Comme tous ceux que Raymond Domenech a laissés sur le bord de la route, le joueur d'Arsenal s'est dit "déçu et abattu" de ne pas faire partie du voyage. "J'ai discuté avec ma famille. Mon coach (Arsène Wenger, ndlr) m'a appelé. Ça m'a fait du bien, a-t-il confié dans l'émission Les Spécialistes Europe sur Canal + Sport. Il m'a dit de ne pas douter, d'avoir confiance en moi, de prendre de bonnes vacances, de ne pas trop y penser. Il m'a également dit de revenir pour faire une grande saison et m'imposer en équipe de France une bonne fois pour toute".


L'ancien Marseillais s'est défendu. "Je n'ai pas fait une bonne entame de saison, a-t-il avoué. Je me suis cassé la jambe et j'ai eu du mal à revenir. A partir du mois de février, j'ai commencé à enchaîner de bonnes performances". Mais, comme Benzema ou Menez, il n'a pas convaincu Domenech. Parmi la génération dorée de 1987, sacrée championne du monde des 17 ans en 2004, seul Hatem Ben Arfa a encore une chance d'être retenu dans les 23. "C’est un gâchis de ne pas faire partie de cette liste, c’est dommage", regrette Nasri qui "souhaite de tout cœur qu’Hatem en fasse partie parce que c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup, qui a énormément de talent et qui peut apporter quelque chose à cette sélection".


"J'aimerais savoir pourquoi"


En revanche, Samir Nasri aimerait comprendre. "C’est difficile mais il y a des choix de sélectionneur, je les respecte… mais j’aimerais savoir aussi pourquoi, parce que j’entends qu’on me reproche mon comportement. Or, je n’ai pas grand-chose à me reprocher là-dessus…", s'est-il interrogé. Il voudrait être sûr que ce choix a été motivé par d'autres critères que le comportement dérangeant que l'on a pu dépeindre à son sujet. "Ce sont peut-être pour d'autres critères. Dans la sélection, il y a quatre milieux offensifs. Le coach estime qu'ils sont plus méritants que moi. Dans ce cas là, il n'y a pas de problème", a-t-il tenté d'expliquer.


Au sujet de l'Euro 2008, notamment l'incident avec Thierry Henry dans le bus du Bleu, il s'est une nouvelle fois justifié. "Ça m'embête que, deux après, on continue de parler d'une histoire comme ça, s'est-il agacé. Ça n'est pas à cause de ça qu'il y a eu un fiasco de l'équipe de France. Et il faut arrêter de dire que c'est à cause d'une histoire de bus que je ne vais pas à la Coupe du monde. C'est une blague". Concernant William Gallas, il a également joué franc jeu. "Avec Williams, oui, il y a une altercation à l'entraînement, a-t-il reconnu. Mais ce sont des choses qui arrivent. Ça ne nous empêche pas de se battre les uns pour les autres sur un terrain. Dans une équipe de foot, il n'y a pas 11 amis". A seulement 22 ans, Samir Nasri a encore le temps de redorer son image et de retrouver les Bleus.