OL : Aldo Kalulu, portrait de la nouvelle pépite de Tola Vologe

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Par Silvestro DE CARO|Ecrit pour TF1|2015-09-24T10:19:12.729Z, mis à jour 2015-09-24T10:27:26.580Z

Révélation du début de saison de l’Olympique Lyonnais, Aldo Kalulu enchaîne les bonnes prestations, au point de faire oublier Nabil Fekir. Portrait de la nouvelle pépite issue de Tola Vologe.

Gerland, 23 septembre 2015. Habilement servi par Steed Malbranque, Aldo Kalulu efface Jean-Louis Leca d’un petit numéro d’acrobate, et propulse le cuir au fond des filets. A la 18ème minute de jeu, il vient d’inscrire son premier but avec l’Olympique Lyonnais. Pour couronner le tout, Aldo marque lors de sa première titularisation. A 19 ans, l’attaquant formé à Tola Vologe impressionne déjà. D’où vient cette pépite ?

Kalulu, à l’OL par dépit

Né en 1996, Aldo Kalulu caresse très jeune le rêve de devenir footballeur professionnel. Il tâte la mousse dans la cours d’école, avant de découvrir le cuir au C.O. Saint-Fons, dans la banlieue de Lyon. Il y reste une saison, avant que sa carrière ne prenne un tournant inattendu.  Le jeune attaquant se remémore, sur le site internet de Lyon : « J’ai commencé le foot à Saint-Fons. L’OL m’avait repéré. Je ne voulais pas venir car on les battait presque tout le temps. Mes éducateurs m’ont poussé à y aller. »


A Tola Vologe, Aldo Kalulu apprend les bases du métier et continue sa formation. Supérieur aux joueurs de son âge, il brûle toutes les étapes, et intègre même l’Equipe de France des moins de 18 ans en 2013. Impressionnant avec la CFA, Hubert Fournier décide de lui donner sa chance cet été. Le numéro 26 participe à quelques matches amicaux, et confirme les espoirs placés en lui. Les dirigeants de l’OL lui proposent alors son premier contrat pro au mois d’août. Le jeune s’empresse de le signer. La suite de son histoire ressemble à un conte de fées.



Des débuts étincelants

Paradoxalement, c’est le 4 septembre que la carrière d’Aldo Kalulu prend un tournant inattendu. Ce soir-là, Nabil Fekir se blesse avec l’Equipe de France. Lyon décide de ne pas faire appel à un joker médical, et fait confiance à ses jeunes pousses. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, Aldo Kalulu ne rate pas sa chance. Après quelques matches de CFA, Fournier le convoque avec l’équipe première. Lors de la cinquième journée, face au LOSC, la France le découvre. Il passe une petite quinzaine de minutes sur le terrain. La journée suivante, face à l’OM, rebelote. Le coach des Gones le fait une nouvelle fois entrer en jeu. Entre-temps, il entre en jeu face à La Gantoise, en Ligue des Champions, et provoque un penalty.

La consécration pour l’attaquant arrive mercredi soir, face à Bastia. Titularisé, il ne met que 18 minutes à ouvrir son compteur but. Grâce à sa praline, l’OL s’impose 2-0. Kalulu, quant à lui, se fait un nom. A la fin du match, il s’est exprimé sur le site du club : « C’est une grande émotion. Ça fait plaisir de lancer l’équipe sur la bonne voie. C’était de la folie. C’était le bazar dans ma tête. J’avais la rage de montrer ce que je pouvais faire. »



Un milieu reconverti attaquant

Vif et créatif, Aldo Kalulu possède plusieurs qualités intéressantes. Hubert Fournier raconte son prodige : « On le surveille depuis l’an dernier mais nous pensions que c’était un peu trop tôt pour le lancer. Il a des qualités naturelles d’explosivité, de jeu dans les petits périmètres et face à des équipes bien regroupées. Cela reste un jeune joueur avec beaucoup de points à travailler mais s’il continue à être à l’écoute, il n’y a pas de raisons qu’il ne progresse pas. Avec lui et Maxwell [Cornet], nous comptons des choix supplémentaires. »

Si le numéro 26 a tout du meneur de jeu, c’est parce qu’il a été formé au poste de milieu de terrain. Face à Lyon-la-Duchère, en CFA, l’entraîneur de l’équipe, Maxence Flachez, le fait débuter à la pointe de l’attaque, afin de remplacer un joueur blessé. Dès lors, Kalulu décide de garder cette position. Il se confie sur le site de l’équipe : « Il manquait un 9. J’ai dépanné et ça s’est bien passé. Je suis capable de marquer mais je ne suis pas un buteur. C’est ma première saison en 9. J’ai donc beaucoup à apprendre… Jouer en pivot, dos au but, garder plus les ballons. J’ai toujours été un 10 donc un jeu en face du but. J’essaie d’avoir les conseils de Flo Maurice, Bernard Lacombe, Max Flachez. »

En attendant d’avoir la même carrière que son idole, Lionel Messi, Aldo Kalulu a encore beaucoup à apprendre. Après Alexandre Lacazette et Nabil Fekir, l’Olympique Lyonnais semble une nouvelle fois avoir formé une pépite.

Le début de carrière prometteur d’Aldo Kalulu n’est pas sans rappeler l’histoire d’Hachim Mastour :