OM-Milan, que de souvenirs

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OM-Milan, que de souvenirs
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-09-15T07:11:03.000Z, mis à jour 2009-09-15T07:11:03.000Z

L'Olympique de Marseille entame sa campagne européenne par un sommet face au Milan AC. Les Phocéens ont réussi leurs plus beaux exploits européens face aux Lombards, qu'ils avaient éliminés en 1991 au terme d'une double confrontation passionnante et, surtout, battus en 1993 en finale de la C1.

MARSEILLE-MILAN 1991 : L'OM DANS LA COUR DES GRANDS


La main de Vata résonne encore dans les têtes olympiennes lorsque Marseille s'avance sur les terres du grand Milan AC en quarts de finale de la C1. Vainqueurs de la Coupe d'Europe des Clubs Champions 1989 et 1990, les Rossoneri écrasent tout sur leur passage depuis deux saisons. Et comptent bien ne faire qu'une bouchée de ce prétentieux prétendant à leur succession. Même sans Marco Van Basten, suspendu pour les deux rencontres. L'aller disputé à Giuseppe-Meazza sera l'occasion de balayer d'un revers de la main cet OM emmené par Raymond Goethals...


OM-Milan, que de souvenirs

Arrivé en janvier, le sorcier belge a pris la place de Franz Beckenbauer et préparé un coup fumeux aux Milanais. Ce 6 mars 1991, l'Olympique de Marseille va réussir l'une des plus grandes prestations d'un club français en Coupe d'Europe. Jouant le hors-jeu à merveille et annihilant toutes les velléités offensives lombardes, le onze olympien réussit le match parfait... ou presque puisqu'il y a cette ouverture du score de Gullit sur une mésentente terrible entre Casoni et Mozer. Mais l'OM ne craque pas et revient grâce à sa triplette magique Pelé-Waddle-Papin. Les deux premiers sont à la construction et le troisième à la finition. Marseille est même à deux doigts de l'emporter mais Pelé touche du bois en seconde période.


C'est donc avec un léger avantage que l'OM accueille Milan au retour. Un avantage qui ne va pas bouger jusqu'à un quart d'heure de la fin. Et c'est une nouvelle fois la triplette magique olympienne qui fait la différence. A ceci près que Waddle est cette fois à la finition. D'une reprise du droit (!), l'Anglais met Rossi au supplice. Mais ne s'en souviendra pas. Complètement groggy par les coups de Maldini et compagnie, Waddle terminera sa nuit en observation. Le Milan AC sortira du Vélodrome par la petite porte en ayant tenté de profiter de l'extinction d'un projecteur pour renverser une situation désespérée.


Coupe des champions - 1/4 de finale


Milan AC-Marseille: 1-1
Buts: Gullit (14e) pour Milan; Papin (27e) pour Marseille


Milan AC: Rossi - Tassoti, Costacurta, Galli, Maldini - Donadoni, Rijkaard, Ancelotti (Colombo), Evani - Gullit, Massaro (puis Simone)


Marseille: Olmeta - Amoros, Mozer, Boli, Casoni, Di Meco - Pardo, Germain, Pelé, Waddle - Papin


Marseille-Milan AC: 1-0
But: Waddle (75e)


Marseille: Olmeta - Amoros, Mozer, Boli, Casoni, Di Meco - Fournier (puis Vercruysse), Germain, Pelé, Waddle, - Papin


Milan: Rossi - Tassoti, Costacurta, Baresi, Maldini - Donadoni (puis Simone), Rijkaard, Ancelotti (Massaro), Evani - Gullit, Agostini


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MARSEILLE-MILAN 1993: LE JOUR DE GLOIRE


Décidément, Marseille ne réussit pas au Milan AC. .. Deux ans après la brûlante confrontation de 1991, les deux clubs se retrouvent en finale pour le titre suprême. L'OM a bien changé depuis son précédent exploit face aux Lombards. Mozer, Waddle, ou Stojkovic, pour ne citer qu'eux, ont quitté le club. Tout comme un certain Jean-Pierre Papin, parti à l'été 92 au... Milan AC. Mauvaise pioche pour JPP, qui va se retrouver à nouveau dans le clan des vaincus. Pour cette grande finale à l'Olympiastadion de Munich, l'attaquant des Bleus est surtout sur le banc de touche, Fabio Capello ayant préféré Daniele Massaro pour soutenir Marco van Basten en pointe.


OM-Milan, que de souvenirs

Même s'il a remporté ses dix matches depuis le début de la compétition, Milan n'inspire pas la même crainte que celui des années 89-90. Du respect, oui, mais pas de peur particulière. Les Marseillais ont eux aussi de l'expérience. Elle va payer en Bavière. En début de rencontre, les Phocéens sont pourtant bousculés. Le Milan AC domine et se procure plusieurs occasions. Mais Fabien Barthez, impérial du haut de ses 21 ans, répond présent. L'OM de Raymond Goethals laisse passer l'orage. Juste avant la pause, Abedi Pelé accélère côté droit et obtient un corner, qu'il frappe lui-même. Du gauche, il dépose le ballon sur le crâne de Basile Boli.


C'est le coup de tête du siècle pour le football français. Sebastiano Rossi est battu, Milan aussi. Impeccablement organisé, l'OM tient sans trop trembler en seconde période. La rentrée de Papin n'y change rien. Marseille n'a rien montré, ou si peu, mais le résultat est là. Cette équipe-là était sans doute moins belle, moins glamour que celle de 91, mais tellement plus pragmatique. 37 ans après avoir inventé la Coupe d'Europe, la France apparait enfin au rang des vainqueurs. Les larmes de Bari sont oubliées mais pour l'OM de Tapie, le jour de gloire munichois, six jours après un fameux match à Valenciennes, marquera aussi le début de la fin...


Ligue des champions - Finale


Marseille-Milan AC: 1-0
But: Boli (44e)


Marseille: Barthez; Angloma (Durand 61), Di Meco, Boli, Sauzee, Desailly, Eydelie, Boksic, Voller (Thomas 78), Pele, Deschamps


Milan AC: Rossi; Tassotti, Maldini, Albertini, Costacurta, Baresi, Lentini, Rijkaard, Van Basten (Eranio 86), Donadoni (Papin 55), Massaro