Dans l'actualité récente

OM - Pape Diouf : « La gouvernance dans ce club est menée à l’aveuglette »

Voir le site Téléfoot

Pape Diouf OM président
Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2015-12-30T09:05:38.543Z, mis à jour 2015-12-30T09:05:40.334Z

Pape Diouf, ancien président de l’Olympique de Marseille, est revenu sans concession sur la gestion actuelle de son club de coeur. Pour oui, il est dirigé « à l’aveuglette ».

Dans un long entretien accordé à l’Equipe, Pape Diouf a vivement critiqué la gouvernance actuelle de l’Olympique de Marseille. L’ancien président du club (2005 à 2009) goûte peu à la gestion de Vincent Labrune, notamment ses choix en matière de coaching.

Pape Diouf : "L'OM perd son âme"

« Plus d’argent par rapport à qui ? »

Vincent Labrune aime parfois se cacher derrière l’excuse des restrictions budgétaires. Pour Pape Diouf, « premier président noir d’un club européen » comme il aime le rappeler, l’OM n’est pas à plaindre, « Je le répète, la gouvernance dans ce club est menée à l’aveuglette. La première idée fausse répandue, c’est de dire que l’OM n’a plus d’argent. Moi, je réponds : plus d’argent par rapport à qui ? Au Paris Saint-Germain. Sinon, aucune club n’est plus riche que l’OM, qui a suffisamment de fonds aujourd’hui pour pouvoir jouer les premiers rôles en Ligue 1. »

Il n’aurait pris ni Bielsa, ni Michel

Ensuite, Pape Diouf explique qu’il n’aurait jamais engagé Bielsa et Michel. Pourtant, l’Argentin a quand même fait du bien à l’OM. « La deuxième a été de dire que Bielsa avait le sauveur. Mais le sauveur de quoi. Déjà, on l’a trouvé sur le marché. Ce qui n’est pas le cas des très grands entraîneurs. Que l’on arrête de me dire que les entraîneurs peuvent tout changer. Je crois d’autant moins en eux, quand ils ne savent pas s’exprimer dans la langue des joueurs. Pour moi, en matière de préparation technique, tactique, physique, voire médicale ou diététique, les méthodes se sont uniformisées. »

« Je ne me vois pas revenir à l’OM »

S’il critique l’état-major de son club, Pape Diouf n’en sera pas le sauveur. Du moins, pas avec les conjonctures actuelles. « Il y a peut-être deux conditions qui pourraient me faire changer d’avis. La première ce serait d’être approché par un investisseur qui peut donner au club une nouvelle puissance. Une puissance financière presque parisienne. Cela serait alors tentant; La deuxième raison qui pourrait me faire replonger, c’est que l’OM tombe tellement bas qu’il faille le ramasser à la petite cuillère et qu’il n’y ait personne pour le faire. Je pourrait peut-être, non pas me sacrifier, mais me mobiliser pour faire repartir ce club. Mais les deux cas me paraissent assez improbables. »