OM - PSG : Le sud plus fort que le nord

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Classico PSG-OM : Zlatan Ibrahimovic au duel avec Nicolas Nkoulou
Par Stéphane Renaux|Ecrit pour TF1|2015-04-04T10:18:00.000Z, mis à jour 2015-04-05T11:40:46.000Z

Le Classico de la Ligue 1 a rendez-vous dimanche soir dans le nouveau stade Vélodrome, entre l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain. Un choc dont l'historique est largement en faveur de la cité phocéenne.

Le dernier match de la 31ème journée de Ligue 1 promet d’être explosif entre le club de Marcelo Bielsa et le double champion de France en titre.

L'OM maître chez lui

La trente-sixième confrontation entre les deux meilleurs ennemis de la Ligue 1 est extrêmement attendue. Elle oppose l’actuel 3ème et le leader. Si la hiérarchie est respectée, le Paris Saint-Germain devrait l’emporter sur le Vieux-Port. Mais historiquement, le club de la capitale éprouve les pires difficultés au Vélodrome. En effet, il ne s’y est imposé qu’à seulement six reprises en championnat, pour vingt-deux défaites concédées. L’OM s’est même adjugé les six premiers Classicos de l’histoire dans les années 1970 et a réussi à demeurer invaincu pendant presque quinze ans, entre 1989 et 2003. Celui du 29 mai 1993 a inévitablement une saveur particulière pour tous les amoureux marseillais puisque trois jours après avoir décroché la Ligue des champions face à l’AC Milan (1-0), les hommes de Raymond Goethals s’adjugeaient le match décisif du titre en battant ceux d’Artur Jorge (3-1). Une semaine inoubliable donc.

Ronaldinho, génie d'un soir

Le Classico de cette année 2003 restera sûrement comme l’un des pires souvenirs des supporters de l’OM. Ce soir-là, un certain Ronaldinho aura enflammé, à la fois ses admirateurs et le public marseillais. Les chevauchées fantastiques de l’ancien numéro 10 avaient fait très mal aux joueurs de l’époque. Le champion du monde avait marqué et donné une passe décisive à Jérôme Leroy, double buteur. Cette rencontre reste pour le moment la victoire la plus prolifique du PSG sur la Canebière (0-3). La capitale réussissait l’exploit de gagner deux fois de suite hors de ses bases, quelques mois plus tard, grâce à une réalisation de Fabrice Fiorèse. Une performance jamais égalée depuis. À noter par ailleurs un autre succès probant pour les Parisiens, celui d’octobre 2008, où l’équipe de Paul Le Guen s’était imposée devant celle d’Erik Gerets (2-4).

Le PSG version QSI plus résistant
Depuis la prise de pouvoir des Qataris à l’été 2011, le Paris Saint-Germain s’est présenté trois fois au Vélodrome pour un bilan plus équitable. Si le premier a largement tourné en faveur de la formation de Didier Deschamps en 2011 (3-0), les deux derniers ont offert une nouvelle donne. Celle de Zlatan Ibrahimovic. Quatre mois après son arrivée en France, l’attaquant suédois marquait les deux buts de son équipe, l’un d’une talonnade exceptionnelle sur corner et l’autre d’un coup franc puissant. Insuffisant cependant pour donner la victoire car André-Pierre Gignac avait lui aussi inscrit un doublé (2-2). Mais lors de l’ultime Classico, c’est évidemment le géant scandinave qui marquait sur penalty, le but décisif alors que ses partenaires étaient réduits à dix (1-2). L’ancien buteur du Milan a donc trouvé le chemin des filets lors de ses deux matches au Vélodrome. Jamais deux sans trois ?