OM : victoires sur le terrain, tensions en coulisses

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Par David CASSAN|Ecrit pour TF1|2011-10-31T10:55:00.000Z, mis à jour 2011-10-31T11:06:34.000Z

L'OM a remporté à Dijon (3-2) sa 3ème victoire consécutive. Mais les résultats ne semblent pas apaiser les conflits en interne ; Jean-Pierre Bernès a ainsi défendu Didier Deschamps devant José Anigo.

On le sait, l'Olympique de Marseille a pris un départ simplement catastrophique en Ligue 1, avec 8 petits points glanés lors des 10 premières journées. Le titre, objectif avoué en début de saison, parait déjà hors de portée, mais Didier Deschamps doit remonter la pente.

Samedi soir à Dijon, les supporters marseillais ont cru revivre un cauchemar récurrent depuis l'été. Dominateur bien que parfois peu rassurant en défense, l'OM rentre aux vestiaires avec 2 buts d'avance, grâce à Loïc Rémy en tout début de match et à un beau coup franc de Benoit Cheyrou. Mais les phocéens se crispent en 2ème mi-temps, et Dijon marque 2 buts, par Jovial et Corgnet. Avec 30 minutes à jouer, les phocéens peuvent encore remporter le match et c'est Alou Diarra, de la tête sur coup-franc, qui donne les 3 points à son équipe.

Le capitaine et portier marseillais Steve Mandanda s'est félicité de cette victoire : « On ne revient pas de loin, mais on va dire qu'on était loin. On s'est mis en danger, on s'est fait peur (...)Et effectivement, je ne pense pas qu'en début de saison on aurait gagné ce match. On aurait peut-être pris un point, voire zéro... C'est un tout, c'est l'état d'esprit, on a un peu plus de réussite. Et forcément quand on gagne la confiance revient. On n'a pas baissé les bras, on a tout fait pour mettre le troisième but ».

Mais la victoire ne suffit pas à régler tous les problèmes : José Anigo n'était pas du déplacement à Dijon, et Jean-Pierre Bernès, agent de Deschamps, a défendu son poulain dans Le Parisien : « Ce qui compte avant tout, et c'est le souci permanent de Didier, c'est l'intérêt supérieur de l'OM. Cet aspect doit primer. Dans un club, tout le monde doit servir la même cause. Dès lors qu'on met en doute la personnalité d'un coach, pièce essentielle dans le management, le club prend un risque considérable ».

Bernès se défend aussi lui-même : « Quant à mettre de l'huile sur le feu, je ne crois pas l'avoir fait une seule fois ». On sait qu'il n'a pas que des amis au club, lui qui avait témoigné contre l'OM et Bernard Tapie lors de l'affaire VA-OM en 1993 pour sauver sa tête.