"On joue pour gagner"

Voir le site Téléfoot

'Ce n'est que la mi-temps'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-11-18T13:02:00.000Z, mis à jour 2009-11-18T13:02:00.000Z

Les choses sont claires pour Raymond Domenech. Malgré la victoire de la France sur l'Eire (0-1) samedi à Croke Park, le sélectionneur des Bleus affirme que son équipe ne sera pas sur la défensive lors du match retour mercredi (21h00) au Stade de France. "Rien n'a fait", a-t-il martelé.

RAYMOND DOMENECH, quel est votre sentiment?


R.D. : Le même qu'avant le match aller: l'impatience, on vit tous pour ce genre de match, vivement qu'on soit sur le terrain.


Après cette longue campagne, savoir mercredi soir, c'est un soulagement?


R.D. : Non, il y a un match, on a pris l'habitude de jouer bêtement match après match, le reste on aura le temps de discuter après. C'est un match qu'il faut gagner.


Oui, mais cette fois, il y a une sanction au bout...


R.D. : C'est le lot de toute compétition. Et on en a vécu quelques uns comme ça, des derniers matches.


Ce serait un danger de vouloir défendre avec ce but d'avance?


R.D. : Je l'ai dit d'entrée, on joue pour gagner des matches. L'objectif c'est de jouer. On repart comme si rien n'était fait. Et d'ailleurs rien n'est fait.


Vous êtes-vous préparés aux tirs au but?


R.D. : Ce n'est pas ma spécialité (sourires). J'en ai perdu quelques uns aux tirs au but (finale du Mondial-2006 perdue ainsi, ndlr).


Abidal forfait à deux jours du match, c'est un coup dur?


R.D. : On avait un peu stabilisé ce secteur défensif, mais lors des matches d'avant d'autres joueurs ont joué. Cela ne sert à rien de se lamenter.


Pourquoi ne pas avoir fait appel à un renfort?


R.D. : On avait pris une liste élargie avec 24 joueurs. Il en reste encore quelques uns (21). Prendre quelqu'un et le mettre dans la tribune n'avait pas d'intérêt.


Les Irlandais se sont servis de l'échauffourée finale dans leur préparation psychologique...


R.D. : Ce n'est pas notre problème. Le match nous intéresse, le reste, on a pris l'habitude de ne pas s'en occuper. Sur le terrain, il n'y aura pas de journaliste anglais (irlandais, ndlr) pour raconter n'importe quoi et accuser Lassana Diarra de choses qu'il n'a pas dites.


Là, c'est le sélectionneur de l'Eire et ses joueurs qui ont raconté des choses...


R.D. : Au moment où c'est arrivé (l'échauffourée), l'entraîneur (Giovanni Trapattoni) était sur le banc d'à côté. Le temps qu'il arrive sur le terrain, ça m'étonnerait qu'il ait entendu quelque chose...


Garder son sang froid est une donnée?


R.D. : C'est une donnée du football et des bonnes équipes: il faut du sang-froid, de la patience, de l'intelligence.


Vous appelez à une forte mobilisation du public?


R.D. : Je sais qu'il y aura un soutien. Les milliers de supporteurs français à Croke Park dans la tribune ont fait beaucoup de bruit. Les gens sont derrière nous.


Craignez-vous un raz de marée vert?


R.D. : Je n'extrapole pas.


Y-a-t-il besoin de motiver vos joueurs pour ne pas qu'ils se bercent avec un but d'avance?


R.D. : Ils sont tous, non pas conditionnés, mais dans un état d'esprit de gagner. Il n'y pas besoin de forcer pour dire que ce match-là ouvre la porte de la Coupe du monde. Il faut parfois rassurer. Ce n'est pas la peine de s'épuiser pour l'avant-match. C'est le match qui fatigue.


C'est un possible dernier match pour vous...


R.D. : Je suis toujours dans le même état d'esprit, celui de préparer les joueurs pour qu'ils jouent le match, pas l'avant-match, pas l'après-match. Et moi c'est pareil.


La peur de l'échec existe forcément: qu'avancer contre cela?


R.D. : L'envie de faire et de gagner. Le résultat sera ce qu'il est. Du moment qu'on a fait du mieux qu'on pouvait. L'échec n'est pas inscrit. Il viendra peut-être, peut-être pas. Mais il faut se préparer à faire quelque chose.