"Si on met de l'allant..."

Voir le site Téléfoot

'Si on met de l'allant...'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-09-05T16:25:05.000Z, mis à jour 2009-09-05T16:25:05.000Z

Les choses ne sont pas simples pour l'équipe de France ces derniers temps. Mais Thierry Henry n'est pas inquiet avant d'affronter la Roumanie. Le buteur des Bleus a l'habitude et pense même qu'en y mettant "de l'allant", la France pourrait se mettre le public du Stade de France dans la poche.

THIERRY HENRY, comment vous sentez-vous physiquement ?


T.H. : Ça va, comme tout début de saison.


Les douleurs qui vous ont empêché d'aller aux Féroé sont-elles oubliées ?


T.H. : Quand il faut aller sur le terrain, il faut aller sur le terrain. Ce n'est pas la première saison que cela se passe comme ça pour moi. Je n'ai pas de grosses douleurs. J'ai déjà joué des matches où j'ai largement été moins bien que ça.


Eprouvez-vous du stress avant le match contre la Roumanie ?


T.H. : Depuis que le coach est en place, on a souvent eu des moments difficiles, même quand il n'était pas là d'ailleurs. Cela n'a jamais été facile pour nous de se qualifier. On s'est qualifié directement pour le Mondial 2002 et facilement pour l'Euro 2004, sinon on est toujours passé au tout dernier moment.


Comment vous l'expliquez ?


T.H. : C'est comme cela pour tout le monde. Il y a moins de petites équipes, ce n'est pas si évident que ce que l'on peut penser.


En tant qu'ancien et capitaine, prévoyez-vous un discours particulier pour vos coéquipiers ?


T.H. : Le discours est bien souvent le même et là, il sera facile parce qu'on n'a pas de question à se poser.


Cela change quoi d'être le dernier représentant de France 98 ?


T.H. : Les gars posent des questions, cela va de soi. Ils sont à l'écoute et on discute beaucoup.


Appréhendez-vous la réaction du public du Stade de France ?


T.H. : La plupart des joueurs sont blindés. Ils jouent dans de grands clubs et cela se passe aussi comme cela en club. Cela passe d'abord par des buts. Si on met de l'allant, le stade sera avec nous. Les gens ont envie de nous voir réussir, d'où cette frustration. Si on fait ce qu'il y a à faire, le stade s'enflammera.


Vous ne pensez pas que les quolibets du public sont devenus systématiques ?


T.H. : On n'a pas beaucoup enflammé le stade, donc c'est devenu systématique.


Que pensez-vous de la Roumanie ?


T.H. : Il y a eu un changement d'entraîneur. Il y a pas mal de joueurs qui sont là depuis pas mal de temps. On sait que Marica est dangereux, à nous de faire attention. Ils ont changé leur façon de jouer aussi, ils sont plus agressifs, jouent plus haut. C'est une équipe redoutable.


Quel souvenir gardez-vous du match aller ?


T.H. : En première mi-temps, on s'est fait bouger. Après, on a posé le ballon, on a commencé à jouer et on a trouvé Franck (Ribéry, ndlr), pour revenir à 2-1 et après on a fait une grosse deuxième mi-temps et on aurait pu remporter le match. Malheureusement, on n'a pas encore fait un match plein. Mais pour moi, le match référence reste le match contre la Serbie.


Que pensez-vous des déclarations critiques du président de la Fédération française de football, Jean-Pierre Escalettes ?


T.H. : Je ne vais pas faire la phrase cliché mais le président a le droit de dire ce qu'il veut. Je ne suis pas là pour commenter ce qu'il dit.


Etes-vous inquiet avant le match contre la Roumanie ?


T.H. : J'aurais préféré être dans une meilleure situation mais on a encore notre destin entre nos mains. Il faut absolument prendre les trois points contre la Roumanie.