"On ne peut pas calculer"

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'On ne peut pas calculer'
Par AFP|Ecrit pour TF1|2009-11-13T08:08:06.000Z, mis à jour 2009-11-13T08:08:06.000Z

Avant le match Eire-France samedi à Dublin en barrage aller, Yoann Gourcuff n'imagine pas une Coupe du monde sans les Bleus. De retour, le Bordelais se veut rassurant et estime qu'il ne faudra pas calculer à Croke Park. "Il y aura des duels, de l'engagement, c'est inévitable", prévient-il toutefois.

YOANN GOURCUFF, les Irlandais miseront sur leur impact physique...


Y.G. : Il y a toujours un rapport de force, il y aura des duels, de l'engagement, c'est inévitable. Mais dès qu'on aura la possibilité de jouer notre football, il faudra le faire. Il faudra essayer de faire déjouer cette équipe et éviter qu'ils nous imposent un gros pressing.


Ca vous inquiète cette dimension physique ?


Y.G. : Dans l'équipe de France, beaucoup jouent dans le championnat anglais. Mais on est tous habitués aux duels et à l'engagement. On sait que les Irlandais vont miser sur l'engagement.


En plus il y aura l'ambiance de Croke Park...


Y.G. : On imagine une grosse ambiance, digne du football britannique. L'Irlande a montré dans les poules qu'ils savaient bien jouer au foot. J'ai beaucoup de respect pour cette équipe, mais on va essayer de jouer notre football.


Parmi les joueurs du championnat anglais, il y a Anelka...


Y.G. : Il fait une excellente saison avec Chelsea. En Serbie il a fait un match monstrueux. Nico, j'aime bien jouer avec lui. Je le trouve facilement. Il a un registre de jeu très étendu. Il arrive à la fois à prendre de la profondeur, à demander des ballons dans les pieds. Il est habile techniquement. Le défenseur ne sait jamais ce qu'il va faire. Il peut varier ses enchaînements.


Avoir Henry, qui avait marqué un but très important en Irlande en 2005, c'est un plus...


Y.G. : La présence de Thierry Henry, ça rassure, ça apporte de la sérénité. Il a l'habitude de jouer ce genre de match. Avec lui, on a plus de chances de les embêter.


Le message de Domenech est-il différent vu l'enjeu ?


Y.G. : Il nous a dit qu'il voulait nous parler du contexte du match, mais il a renoncé car tout le monde a bien conscience de l'importance du match.


Au bout, il y a une première Coupe du monde en Afrique...


Y.G. : Rien qu'une simple Coupe du monde c'est déjà très important.


Quels souvenirs gardez-vous des Coupes du monde que vous avez vu jeune à la télé ?


Y.G. : Forcément je garde des souvenirs de 1998. C'était extraordinaire de suivre ça, ce qu'ils ont fait c'était magnifique, c'est forcément nos exemples.


Vous imaginez une élimination ?


Y.G. : J'ai du mal à imaginer une Coupe du monde sans la France.... Je ne réfléchis pas à une élimination.


Vous aviez manqué sur blessure les derniers matches en Bleu, où en êtes-vous ?


Y.G. : Je n'ai pas de douleurs, j'ai repris il y a un mois, ça va.


Avez-vous retrouvé votre niveau d'il y a un an à la même époque ?


Y.G. : Physiquement face au Bayern (en Ligue des champions avec Bordeaux) on a fait beaucoup d'efforts et ça s'est bien passé.


Sans vous, l'équipe joue en 4-4-2, avec vous en 4-2-3-1: Vous avez fait changer le système, c'est une sacrée reconnaissance...


Y.G. : C'est déjà une reconnaissance d'être sélectionné en équipe de France, surtout pour des matches comme ces barrages.


En cas d'avertissement à l'aller vous serez suspendu au retour...


Y.G. : Je m'en souvenais, mais il ne faut pas y penser, ça peut être un frein. On ne peut pas calculer.


0-0, ce serait un mauvais résultat ?


Y.G. : Ca dépend de ce qu'on réalise sur le terrain, de la physionomie du match. Le 1-1 en Serbie, avant de voir le match, on n'aurait pas dit que c'était un bon résultat, mais à dix contre onze on a vu que c'était un bon résultat.