"On ne pensait pas aux répercussions"

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'On ne pensait pas aux répercussions'
Par Cédric ROUQUETTE|Ecrit pour TF1|2010-06-25T19:45:02.000Z, mis à jour 2010-06-25T19:45:02.000Z

Eric Abidal a assumé, vendredi, que les Bleus avaient été "peut-être fautifs" en décidant une grève de l'entraînement. Mais elle était à ses yeux le produit d'une solidarité sans faille du groupe France. "Une famille", a-t-il dit sur TF1, qui n'a pas "pensé aux répercussions".

S'il y a, parmi les 23 Bleus à la Coupe du Monde, des joueurs qui comptaient communiquer sur une prise d'otage du groupe par les leaders, ils vont devoir ramer à contre-courant. Après Evra et Henry, Abidal a décrit, vendredi sur TF1, un groupe parfaitement soudé dans sa décision de faire grève de l'entraînement pour soutenir Nicolas Anelka. Les trois hommes n'ont pas évolué exactement sur le même registre dans leurs interventions, mais au moins, ils sont d'accord sur ce point : la grève était une oeuvre collective.


"Pour revenir dans le contexte, il a eu l'exclusion d'Anelka après une discussion entre le sélectionneur et la fédération, a raconté Abidal. On était mécontents et vraiment pas d'accord. On s'est réuni pour faire le point et éclaircir la situation. C'est ce qui a fait qu'on a trouvé une solution qu'on pensait bonne. Il y a eu plusieurs hypothèses. L'une d'elle était de ne pas s'entraîner après être allé signer des autographes avec les supporters. Jean-Pierre Escalettes, Raymond Domenech et René Charrier sont montés dans le bus pour nous tenir un discours convaincant, mais le groupe avait pris une décision. Personne n'a été forcé. Le groupe était solidaire."


"Il faut retenir la solidarité"


C'est la particularité de l'intervention du Barcelonais dans le journal de Claire Chazal : il nie l'existence d'un groupe divisé en clans et souligne que cette unité est à l'origine des événements. "Le groupe vivait très bien. C'était une famille, et quand une personne est exclue d'une famille, les joueurs ont vécu leur mécontentement". Des regrets ? "Je ne sais pas si on peut en avoir, a-t-il répondu. On a certainement déçu tous les supporters français. Il faut retenir la solidarité, on a été solidaire pour Nicolas Anelka."


L'argument est court, Abidal le sait. "L'image qu'on a dû renvoyer pas été bonne. Quand vous êtes à l'intérieur, vous ne pensez pas aux répercussions. On était en colère. On n'a pas donné le bon exemple. Sur ce plan, on peut être fautif. Mais les journaux ont écrit des choses qui ont affecté le groupe. Au final, les joueurs n'arrivaient pas à s'exprimer sur le terrain." Avant de rendre l'antenne, Eric Abidal a demandé à prendre la parole une dernière fois : "Les 23 joueurs qui représentaient la France ont l'amour du maillot et de leur pays."