Les Oranje, un ton au-dessus

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Les Oranje, un ton au-dessus
Par Glenn CEILLIER|Ecrit pour TF1|2010-06-14T12:30:00.000Z, mis à jour 2010-06-14T12:30:00.000Z

Les Pays-Bas se présentent en grand favori du groupe E. Le Danemark, le Japon et le Cameroun vont avoir fort à faire pour stopper la belle mécanique des Oranje, impressionnants en qualifications et lors des matches de préparation. Suite de notre analyse des rapports de force dans chaque groupe...

LE FAVORI : LES PAYS-BAS ARRIVENT LANCES


Favoris, le mot est faible. Sur le papier, les Pays-Bas font peur, très peur. La génération dorée arrive à maturité et la force de frappe des Néerlandais impressionne avec Wesley Sneijder (Inter Milan), Rafael van der Vaart (Real Madrid), Arjen Robben (Bayern Munich) et Robin van Persie (Arsenal). Les matches amicaux n'ont pas dû rassurer leurs futurs adversaires. 2-1 face au Mexique, 4-1 face au Ghana, 6-1 face à la Hongrie, la belle mécanique des Oranje tourne à plein régime. Malgré une défense friable et des égos qui s’annoncent compliqués à gérer, les Pays-Bas, impériaux en qualifications avec huit victoires en huit matches, semblent armés pour passer sans problème leur premier tour face au Danemark, au Japon et au Cameroun. Après, ce sera une autre histoire. Il faudra enfin confirmer dans les matches couperets.


LE MATCH IMMANQUABLE : PAYS-BAS – DANEMARK (14 juin à 13h30)


Chaque match des Pays-Bas s'annonce passionnant à regarder pour les amoureux du ballon rond et de spectacle offensif. Sur le papier, le Cameroun-Pays-Bas donne l'eau à la bouche. Mais voilà, c'est aussi le dernier match des deux formations dans cette poule. Les Bataves ou les Lions Indomptables pourraient être déjà qualifiés et mettre leurs "coiffeurs" sur la pelouse. En revanche, le Pays-Bas-Danemark, qui donnera le coup d'envoi de ce groupe, devrait offrir une belle bataille tactique entre l'armada offensive néerlandaise et la rugueuse équipe danoise. Et là, toutes les stars, sauf blessure, sont assurées d’être le de partie…


CE QUE DIT LA FIFA...


La hiérarchie est claire. Les Pays-Bas arrivent largement en tête dans le classement Fifa avec le 4e rang. Derrière, le Cameroun pointe à 19e place, le Danemark à la 36e et le Japon à la 45e. L'ordre sera-t-il le même à la fin des matches de poule ?


CE QUE DIT L'HISTOIRE...


C'est l'inconnu. Les quatre équipes du groupe ne sont jamais affrontées dans un Mondial avant. Si on met de côté le Japon-Cameroun (2-0) de la Coupe des Confédérations 2001, il n'y a même que des matches amicaux entre la formation du Pays du soleil levant, celle des Lions Indomptables et les deux autres. En revanche, le Danemark et les Pays-Bas ont l'habitude de se croiser (11 victoires, 9 défaites en 29 matches pour les Bataves). Et une rencontre est restée dans les annales. Celle du 22 juin 1992. En course pour un doublé inédit lors de l'Euro 1992, l'équipe de Marco van Basten a chuté face aux Danois en demi-finale. Après avoir arraché la prolongation sur un but de Frank Rijkaard, les Oranje ont vu leurs rêves s'envoler sur un penalty raté de van Basten. Le Danemark a continué son chemin vers le titre continental et laissé beaucoup de regrets aux Néerlandais.


STYLE :


Attention les yeux ! Avec les Pays-Bas, le spectacle est presque garanti avant le début de l'épreuve. Comme à l’Euro 2008 (ndlr : 3 à 0 face à I'Italie, 4 à 1 contre la France puis 2 à 0 face à la Roumanie), l'équipe néerlandaise espère régaler lors de ses premiers matches. En général, les filets pourraient d’ailleurs trembler dans ce groupe. Si les coéquipiers de Robben ont des atouts offensifs, leur défense n'est pas l'agence tout risque. Il en est de même pour celle du Cameroun ou du Japon, deux équipes qui aiment se projeter vers l'avant. Enfin, les Danish Dynamite, très soudés et auteurs d’un parcours solide en qualifications, comptent imposer leur jeu dur et direct pour jouer les trouble-fête.


LE MYSTERE : HONDA PEUT-IL ENFLAMMER LE JAPON ?


Depuis quelques temps maintenant, la sélection japonaise est montrée du doigt pour son manque de créativité en attaque. Un joueur doit y mettre fin : Keisuke Honda. Transféré en janvier au CSKA Moscou, le milieu offensif et grand espoir du football nippon a démontré l'étendue de son talent en Ligue des Champions face au FC Séville en 8es et l’Inter en quart. Jusqu'à présent, il n'a pas eu le même impact en sélection. Mais dans l'archipel, tout le monde espère qu'il arrivera à s'épanouir en Afrique du Sud pour être le chef d'orchestre des "Samouraïs Bleus", qui visent tout simplement les demi-finales. "J'attends énormément de Honda, a confié Takeshi Okada, le sélectionneur nippon. Depuis qu'il a mûri, il donne davantage d'occasions de but à l'équipe. J'espère qu'il nous permettra de marquer".