Le Paraguay a son plan

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Le Paraguay a son plan
Par Maxime Dupuis (à Johannesbourg)|Ecrit pour TF1|2010-07-03T22:15:03.000Z, mis à jour 2010-07-03T22:15:03.000Z

Sur le papier, Espagne-Paraguay est le quart le plus déséquilibré de cette Coupe du monde. Les Sud-Américains, qualifiés dans la douleur face au Japon, ont-ils les moyens de stopper les champions d'Europe qui, petit à petit, semblent monter en puissance? Ils savent comment faire en tout cas.

Depuis le début de la Coupe du monde, le Paraguay a un petit problème. Enfin, pas si petit que cela. L'Albirroja a déjà disputé quatre rencontres et marqué... trois buts seulement. Le bilan est famélique, d'autant plus que ses attaquants n'ont toujours pas fait trembler les filets. Heureusement pour les Sud-Américains, ceux-ci ont une botte secrète. Non pas la langue guarani, qui devrait cependant leur permettre de communiquer sans que les Espagnols ne les comprennent, mais une défense de fer et une organisation où les failles sont aussi rares que dans un mur en béton armé.


Ce soir à l'Ellis Park, c'est sur leur puissance défensive, celle qui a été prise à revers qu'une fois (face à l'Italie lors de leur premier match) que les Paraguayens vont s'appuyer. Les coéquipiers de Justo Villar ne se cachent pas. Le but va être de détricoter les mailles du football ibère. Tout simplement. Enfin, façon de parler. "Nous allons disputer ce match pour le gagner. Dans une Coupe du monde, ce n'est pas toujours l'équipe qui joue le mieux qui gagne ou se qualifie, mais c'est l'équipe qui montre le plus de courage, le plus de cœur et le plus de combativité", annonce Gerardo Martino, sélectionneur paraguayen.


"Certaines équipes ont essayé..."


"L'Espagne a un tel le monopole du ballon avec 65,70 % qu'on est bien obligé d'avoir un dispositif très défensif, se défend-il. Certaines équipes ont essayé d'être plus offensives, mais ce n'est pas facile devant une telle équipe. Il ne s'agira pas tant pour nous d'améliorer notre circulation du ballon que d'empêcher l'Espagne de faire circuler le ballon comme elle sait si bien le faire." Si le plan paraguayen fonctionne, il n'est pas interdit d'imaginer que l'un des attaquants sud-américains finisse par se réveiller...


C'est d'ailleurs ce que craint Cesc Fabregas : "Il faut être conscient que même si le Paraguay n'est pas souvent parvenu à marquer, ils ont des attaquants de grande qualité auxquels une seule occasion peut suffire pour la mettre au fond". Martino est également conscient de cet état de fait et compte sur l'Espagne et son football déluré pour que Roque Santa Cruz, Lucas Barrios et autre Nelson Valdez se décoincent. "Face à l'Espagne, on devrait avoir plus d'espaces, car ils joueront pour gagner", annonce malicieusement le sélectionneur du Paraguay. La Furia Roja a intérêt à se méfier, le Paraguay a son plan.