Les Pays-Bas devront tenir

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Les Pays-Bas devront tenir
Par Glenn CEILLIER|Ecrit pour TF1|2010-07-11T18:30:02.000Z, mis à jour 2010-07-11T18:30:02.000Z

Présentée comme le point faible des Pays-Bas, la défense "oranje" tient plutôt la route en Afrique du Sud, même si elle encaisse au moins un but par match depuis les hutiièmes de finale. Elle a cependant été construite pour encaisser les vagues de l'Espagne.

"Van Basten m'a laissé un bel héritage. Cette équipe sait attaquer, je vais maintenant lui apprendre à défendre". Dès sa prise de fonction en août 2008, Bert van Marwijk avait annoncé la couleur. A-t-il réussi sa mission un peu moins de deux ans après à la tête des Pays-Bas ? Les résultats des Oranje vont dans ce sens avec une qualification pour la finale du Mondial 2010. Sous sa coupe, l'équipe néerlandaise est devenue moins spectaculaire, mais plus rugueuse et beaucoup plus disciplinée. Et peut-être plus redoutable. Pourtant, des doutes subsistent encore sur la vraie valeur de l'arrière-garde batave. Et cette finale face la Roja sera le dernier examen de passage pour juger le travail de van Marwijk. Le sélectionneur néerlandais peut y croire.


Depuis les huitièmes de finale, les statistiques ne sont pourtant pas très réjouissantes. Les Néerlandais ont encaissé quatre buts sur leurs trois dernières rencontres (2-1 face à la Slovaquie et au Brésil et 3-2 contre l'Uruguay). Alors, le mur batave commence-t-il à s'effriter ? Pas vraiment. Certes, les Pays-Bas ont des soucis sur les tirs de loin. Maarten Stekelenburg est le gardien qui a encaissé le plus de buts depuis l'extérieur de la surface au Mondial (3). Les protégés de van Marwijk, parfois trop lents à l'image d'Heitinga, sont aussi coupables de sautes de concentration en fin de match. Face à la Slovaquie en huitièmes (but de Vittek à 90e+4) ou l'Uruguay en demi-finales (but de Pereira à la 90e+2), ils ont ainsi laissé leur adversaire réduire le score alors que le match paraissait plié.


Un quatuor efficace


A le voir évoluer depuis le début du tournoi, le bloc défensif néerlandais envoie des signaux rassurants. Toute l'équipe est concernée par le travail défensif, à l'image du ratissage incessant de Dirk Kuyt. Surtout, van der Wiel, Heitinga, Mathijsen et van Bronckhorst composent une défense des plus solides. Ils ne sont pas des références européennes du point de vue individuel mais, quand ils sont tous les quatre sur la pelouse, ils forment un bloc compact avec van Bommel et De Jong, les deux milieux défensifs, devant eux. Chaque absence dans ce secteur s'est d'ailleurs faire cruellement ressentir. Face au Brésil en quarts, Mathijsen a été contraint de déclarer forfait juste avant le match.


Sans le défenseur central du HSV Hambourg, la défense batave a semblé hésitante et s'est fait surprendre par Robinho avant de retrouver ses marques après la pause. Contre la Celeste au tour suivant, van der Wiel et De Jong étaient suspendus. Et si l'équipe sud-américaine privée de son buteur Suarez ne s'est pas créé beaucoup d'occasions, elle a trouvé le chemin des filets à deux reprises. En clair, les remplaçants ne sont pas toujours à la hauteur. Cela tombe bien : en finale, van Marwijk pourra compter sur tous ses titulaires habituels en défense. Un atout majeur dans sa manche pour repousser David Villa et compagnie.