Les Pays-Bas "ne sont nulle part"

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Les Pays-Bas 'ne sont nulle part'
Par C. R. (avec AFP)|Ecrit pour TF1|2010-07-03T22:15:03.000Z, mis à jour 2010-07-03T22:15:03.000Z

Surtout, calmer l'euphorie. Bert Van Marwijk tient à devenir champion du monde avec les Pays-Bas, mais il ne veut voir aucune tête tourner avant la demi-finale contre l'Uruguay. "Il faut prendre le duel face à l'Uruguay très au sérieux car, mentalement, c'est difficile de se remettre dans le bain."

Les Pays-Bas disputeront contre l'Uruguay la quatrième demi-finale de Coupe du Monde de leur histoire. Cela a failli ne pas arriver. "Durant les vingt premières minutes, nous n'étions pas nous-mêmes, a reconnu le sélectionneur Bert Van Marwijk au lendemain de l'élimination du Brésil. Le mérite en revient à notre adversaire qui a fait une très bonne entame de match." Reste que son équipe, une fois restée dans le match avec une certaine réussite, a ensuite imposé sa force et son dynamisme aux quintuples champions du monde. Elle est la favorite de sa demie à venir contre l'Uruguay. Elle semble mieux placée que jamais pour gagner la première Coupe du Monde de son histoire : en 1974 et en 1978, les Pays-Bas avaient joué la finale contre le pays organisateur. Ils sont, en somme, dans une situation qu'ils n'ont jamais assumé à part à l'Euro 1988 : celle d'équipe promise à la gloire.


"Jamais se relâcher"


"Je comprends tout à fait l'euphorie au pays, poursuit le coach. C'est même beau. Mais ce genre de situation s'est déjà produite par le passé et les gens avaient ensuite été déçus. Il faut prendre le duel face à l'Uruguay très au sérieux car, mentalement, c'est difficile de se remettre dans le bain après un succès contre le Brésil. Cela fait deux ans maintenant que j'essaie de faire comprendre aux joueurs que pour être champions du monde, ils doivent briller dans la régularité sans jamais se relâcher".

Juste après le match, l'ex vainqueur de la Coupe de l'UEFA 2002 (avec le Feyenoord), avait expliqué sa démarche avec plus de fraîcheur : "Quand j'ai été nommé par la fédération, j'ai dit aux joueurs: On a une mission, on doit gagner. On s'est un peu moqué de moi. Mais qui rigole aujourd'hui? On a montré qu'on savait aussi jouer au football. C'est le message que j'ai essayé de transmettre il y a deux ans: on doit se concentrer sur les matches et ne pas être arrogant. On est venus concentrés et on doit le rester. C'est facile à dire, moins à faire. Mais cette équipe l'a bien compris. On n'a perdu qu'un match depuis que je suis arrivé. On a posé les bonnes fondations".


"L'objectif, devenir champions, n'est pas encore atteint"


Depuis qu'elle a franchi le premier tour, l'équipe orange traque inlassablement ses vieux démons : une certaine facilité obtenue grâce à la confiance et une unité minée par les egos (voir la sortie de Van Persie contre la Slovaquipe). Van Marwijk croise les doigts : si ça ne dure pas, ce sera inutile. "Nous ne sommes encore nulle part, rappelle le coach. Notre mission n'est pas réussie. L'objectif, devenir champions, pas encore atteint. Nous allons maintenant rencontrer un adversaire très dangereux, l'Uruguay, qu'il ne faut pas sous-estimer sous peine de reproduire les mêmes erreurs que dans un passé récent. Evitons toute forme d'euphorie. Les Uruguayens ne doivent en aucun cas être sous-estimés." Les Pays-Bas, eux, ne sont plus depuis longtemps.