"Pas peur de la Roumanie"

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'Pas peur de la Roumanie'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-09-04T06:48:04.000Z, mis à jour 2009-09-04T06:48:04.000Z

Nicolas Anelka affirme que les Bleus n'ont "pas peur de la Roumanie", leur adversaire samedi au Stade de France dans une rencontre capitale pour la qualification au Mondial 2010. Deuxième joueur le plus ancien chez les Bleus, l'attaquant de Chelsea évoque également son rôle en attaque.

NICOLAS ANELKA, rien n'est facile pour la France dans les qualifications...


N.A. : C'est souvent le cas en équipe de France. Les deux matches qui arrivent sont vraiment importants pour la suite et la qualification pour le Mondial mais on a déjà surmonté l'obstacle avant. On avait aussi eu du mal à se qualifier pour l'Euro et la Coupe du monde. C'est un peu toujours le même scénario.


Comment sentez-vous le groupe?


N.A. : C'est un très bon groupe avec des joueurs de qualité qui jouent dans les grands clubs européens. C'est pour ça que l'on n'a pas peur de la Roumanie, que l'on est confiant. On dispute tous de grands matches chaque week-end".


Il y a moins de certitudes quand même en sélection...


N.A. : C'est vrai que c'est délicat parce que l'on n'a pas trop le temps de travailler ensemble mais la qualité est là et quoi qu'il arrive il y aura peut-être un exploit individuel ou bien collectivement, on arrivera à se trouver pour faire la différence.


Quel sont les matches références de cette équipe?


N.A. : Les matches contre la Roumanie, la Serbie, la Turquie. Mais même avec une occasion et un but et même si on joue mal, l'important ce seront les trois points.


Comment expliquez-vous les difficultés des Bleus sur le plan offensif?


N.A. : On aimerait avoir une explication et marquer plus de buts. On essaye.


Appréciez-vous d'être aligné dans le couloir droit en sélection?


N.A. : J'ai appris à aimer ce poste avec Chelsea. Au départ, j'ai eu dix matches où je ne savais pas ce qu'il fallait faire mais à partir du moment où j'ai appris le registre que je devais avoir, j'ai fait de meilleures performances avec Chelsea.


Comment vous expliquez le fait d'être le deuxième joueur le plus ancien en équipe de France?


N.A. : Je n'avais pas réfléchi à cela. Cela veut dire que malgré tout j'ai été constant dans ma carrière même si j'ai loupé quelques années en équipe de France. Mais j'ai su rebondir, être régulier et revenir en équipe de France. A part ce moment où j'ai loupé trois ou quatre saisons en équipe de France, j'ai toujours été là.


Est-ce votre attitude par rapport à l'équipe de France qui vous a handicapé durant ces trois-quatre saisons ou des choix de clubs ?


N.A. : C'est surtout dû au regard des coaches, pas par rapport à mes performances sur le terrain parce qu'en Angleterre je marquais avec Manchester City. C'était certes un club moins important mais j'arrivais à être performant et je n'étais quand même pas appelé. Mais je n'ai pas lâché l'affaire, pas baissé la tête et aujourd'hui ça paye.


Votre expérience vous permet-elle de donner des conseils aux jeunes?


N.A. : Chacun est différent et moi j'avais dit ce que j'avais à dire.


Même si vous l'avez payé...


N.A. : Ce n'est pas grave. Je suis fier de ce que j'ai dit et je suis fier de ma carrière malgré ce qui s'est passé. Je ne veux pas revenir en arrière et je ne regrette rien. Parce que je sais que je n'ai rien fait de mal.


Ces épisodes vous ont aidé à être plus serein maintenant?


N.A. : Oui et non. Je n'ai pas changé. C'est vrai que je suis plus vieux, j'ai un peu plus d'expérience et je réfléchis peut-être un peu plus. Avec l'âge, c'est normal d'être un peu plus zen.


Quelle a été la meilleure période de votre carrière?


N.A. : Là, je suis dans une bonne période. Je suis dans un grand club. J'ai plus d'expérience, je suis plus mûr et le plaisir est là.