"Je peux tendre la main"

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'Je peux tendre la main'
Par Imago|Ecrit pour TF1|2009-10-02T05:24:08.000Z, mis à jour 2009-10-02T05:24:08.000Z

Raymond Domenech n'a pas hésité à sélectionner Karim Benzema, malgré les déclarations "inacceptables" de l'attaquant du Real Madrid, pour les matches face aux Iles Féroé et à l'Autriche, en éliminatoire de la Coupe du monde 2010. Le sélectionneur revient aussi sur l'absence de Patrick Vieira.

RAYMOND DOMENECH, vous avez retenu Benzema en dépit de ses propos...


R.D. : On ne peut pas dire ça à ce niveau, on peut le penser, un petit peu, mais on n'a pas droit de le dire, ce n'est pas acceptable. Mais je suis optimiste, je retiens la fin de l'interview de Karim où il dit qu'il a compris, qu'il va se reconcentrer. Tant mieux, je peux tendre la main à quelqu'un, quand, des fois, il se trompe, comme c'est le cas. Il est jeune, ce n'est pas évident. Il a du talent, de l'avenir. Il dit qu'il a avancé et compris, je le crois. Je ne suis pas un journaliste, je ne condamne personne sur une phrase! Il s'est rendu compte qu'il s'est trompé, à lui de le montrer sur le terrain.


Vous lui avez parlé au téléphone?


R.D. : Je ne suis pas un homme de téléphone. Je suis un homme de contact. Je le verrai. Je préfère avoir les gens en face de moi. Chacun peut dire ce qu'il a à dire, c'est mieux qu'un coup de téléphone qui ne sert à rien.


Comment expliquer le contraste entre son attitude en Bleu et en club?


R.D. : J'ai une très bonne relation avec lui, je suis allé le voir à Madrid récemment (avant les matches de septembre, ndlr), j'avais dîné avec lui, je n'ai strictement aucun problème avec lui. Mais, pour la question, ce sont des choses incomparables, le niveau de l'équipe de France et le niveau en club, ce n'est la même chose.


Mais avec le Real Madrid, il sourit...


R.D. : Il sourit aussi avec nous. Mais si, pour être en équipe de France, il suffit de sourire, alors les joueurs vont être nombreux! Je le répète, c'est le terrain qui compte.


Le temps de jeu de Vieira augmente un peu, mais cela ne suffit pas?


R.D. : Non. Mais je ne désespère pas. Je l'ai eu au téléphone, on est d'accord, il faut qu'il rejoue, on le sait.


Comment va Henry, blessé avec Barcelone?


R.D. : Il n'est pas sûr pour samedi (avec le Barça), mais après il y a une semaine (de stage avec les Bleus avant le match contre les Féroé), on verra tranquillement. Pour Lassana Diarra (blessé avec le Real Madrid), c'est pareil.


Gourcuff en revanche n'est pas dans la liste...


R.D. : Alain Boghossian (un des adjoints de Domenech) était au match (de Ligue des champions Bordeaux-Maccabi où Gourcuff s'est blessé mercredi soir). Il a constaté qu'il ne serait pas en état pour ces deux matches-là, ce n'est pas la peine de le convoquer.


Avec Douchez, il y a quatre gardiens...


R.D. : On a rajouté un gardien car Hugo (Lloris) est suspendu pour le premier match (contre les Féroé à Guingamp le 10 octobre). On ne voulait pas prendre le risque de perdre un gardien (sur une blessure éventuelle, ndlr), on voulait assurer le coup.


Pourquoi avoir choisi Douchez?


R.D. : Il est derrière les trois qui sont un peu devant (Lloris, Mandanda, Carrasso), il fait partie de ces gardiens qui sont intéressants, il y a une opportunité. Mais ce n'est pas car on était en Bretagne (pour le premier match) qu'on l'a pris (Douchez joue à Rennes).


Le match en Serbie, avec l'expulsion de Lloris et la bonne rentrée de Mandanda, change-t-il quelque chose dans vos choix pour les gardiens?


R.D. : Il y a une contradiction dans vos propos. D'habitude, vous dites que je n'ai pas fait de choix. Le choix c'est de jongler en fonction de la forme des uns et des autres. C'est difficile de dire qui est le meilleur. Ils sont à peu près du même niveau, il sont à peu près du même âge. C'est toujours un casse-tête.