"La pire des situations"

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'La pire des situations'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-09-16T06:18:03.000Z, mis à jour 2009-09-16T06:18:03.000Z

Une défaite pour commencer la Ligue des champions, Didier Deschamps s'en serait bien passé. Si certains joueurs veulent rester positifs, le coach marseillais rappelle que, désormais, l'OM est dans la "pire des situations".

DIDIER DESCHAMPS, quelle analyse faites-vous de cette défaite ?


D.D. : Dans le haut niveau, il n'y a que le résultat qui compte. Il y a eu de très bonnes choses, surtout dans la seconde période. Mais en première mi-temps on a eu une période un peu difficile pendant un quart d'heure où ils ont réussi à garder et conserver le ballon. Globalement, on a fait un match de haut niveau mais comme souvent le réalisme italien a payé. Grâce à des joueurs qui ont l'habitude de gérer ce genre de grands rendez-vous.


L'OM a montré un visage beaucoup plus séduisant en seconde période...


D.D. : On était tout près de prendre l'avantage en seconde période. Mais comme je le disais avant la rencontre, le Milan c'est le Milan : une grande équipe. Elle est habituée au haut niveau. Et je n'ai pas souvenir que Steve Mandanda ait fait un arrêt… mais on prend deux buts. Il suffit de pas grand chose -d'une seconde d'inattention par exemple- pour que des joueurs comme Inzaghi puissent marquer. C'est l'efficacité.


La différence s'est faite sur des détails ?


D.D : Oui, ce sont les détails qui font la différence. Ce n'est pas faute de le dire. Mais avec la fatigue, le manque de lucidité... Vous savez, les joueurs ne font pas exprès non plus. Mais il suffit de peu pour faire la différence. C'est le haut niveau. Quand vous êtes du bon côté, vous appréciez cette force-là. C'est très important dans les moments difficiles. Et le Milan en a eu contre nous. Mais ils ont réussi à le gérer avec de l'expérience et pas mal d'autres choses. En Ligue des champions, on rencontre des clubs et des joueurs qui ont l'habitude de pratiquer le haut niveau. Nous aussi on a des joueurs de haut niveau, mais le vécu est moindre par rapport à une telle équipe. C'est peut-être ça qui fait la différence sur ce match.


Marseille est maintenant obligé de réaliser des exploits pour se hisser en huitièmes de finale. L'OM en est-il capable ?


D.D : Mais battre le Milan aurait déjà été un exploit ! Si cette équipe avait donné l'impression d'avoir quelques difficultés lors des premiers matches de championnat, la Ligue des champions c'est autre chose. Un contexte différent. Même s'ils ont souffert contre nous, ils ont retrouvé une unité d'équipe. Pour nous, c'est la pire des situations : perdre notre premier match à domicile. Les chances de se qualifier avant le match sont donc moins importantes qu'à l'issue de cette défaite... Mais même si on a qu'une seule chance de passer, on la jouera à fond.


Comment jugez-vous la prestation de Lucho Gonzalez ?


D.D : Je n'ai pas envie de rentrer dans une analyse individuelle. Il y a eu des bonnes choses, d'autres moins bonnes. Comme pour la plupart des joueurs. Quoiqu'il arrive, je le défendrai toujours car c'est un grand joueur, un joueur de talent. Simplement, il manque de rythme. Il n'est pas à 100%. Et il a donc besoin de match pour retrouver le niveau qui était le sien il y a cinq mois.