Dans l'actualité récente

"Le plus dur était fait"

Voir le site Téléfoot

'Le plus dur était fait'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-09-06T12:19:04.000Z, mis à jour 2009-09-06T12:19:04.000Z

Si Yoann Gourcuff regrette les occasions manquées et l'égalisation roumaine alors que les Bleus n'étaient pas inquiétés (1-1), le meneur de jeu de l'équipe de France se veut positif. Le contenu du match l'a plutôt rassuré. Il a vu des choses que les Bleus n'avaient "pas montrées depuis un moment".

YOANN GOURCUFF, quel sentiment l'emporte après ce match nul face à la Roumanie (1-1) ?


Y.G. : Je suis déçu du résultat. On méritait mieux par rapport à la philosophie du match, son contenu et ce qu'on a proposé en terme de jeu. Il est dommage de ne pas avoir marqué plus tôt. Avec un peu plus de réussite, on aurait déjà dû ouvrir le score en première période. Au moins une fois. Après, le doute s'installe...


Comment expliquez-vous que la Roumanie soit revenue après l'ouverture du score de Thierry Henry ?


Y.G. : On avait fait le plus dur en ouvrant le score et, derrière, il y a peut-être eu du relâchement, mais on prend un but malheureux alors qu'il n'y avait pas forcément de danger.


Au niveau du jeu, les Bleus ont tout de même séduit...


Y.G. : Oui, on a vu des séquences à une ou deux touches de balle. Avec du mouvement et de la mobilité. C'est plus facile de jouer au football quand il y a de la mobilité.


Malheureusement, l'équipe de France n'arrive pas à marquer plus d'un but par match...


Y.G. : Oui, mais on s'est procuré pas mal d'occasions. Malheureusement, il y avait souvent un pied ou un genou roumain qui contrait nos offensives. Mais je retiens quand même certaines phases de jeu intéressantes. Des choses que l'on n'avait pas montrées depuis un moment.


En Serbie, il faudra sans doute être plus réaliste. Comment régler ce problème en si peu de temps ?


Y.G. : Face à la Roumanie, les occasions ont les a eues, mais, je l'ai dit, il y avait souvent un pied qui nous contrait. On va essayer de travailler là-dessus. Il faut peut-être plus de concentration, avoir un esprit de tueur devant le but... Mais je n'ai pas d'explication pour le moment.


Pourquoi êtes-vous sorti avant la fin ?


Y.G. : Je n'ai pas demandé. Et je ne sais pas du tout pourquoi. Il faut demander ça au coach. Personnellement, je me sentais bien. Ce sont les choix. On a des joueurs de qualité.


Désormais, vous n'avez plus beaucoup de marge concernant la qualification. Le moral est-il touché ?


Y.G. : Non, pas du tout. Enfin en ce qui me concerne. Il faut demander aux autres ce qu'ils ressentent. Encore une fois, il est sûr qu'on est déçu du résultat. Le nul par rapport à notre prestation, ce n'est pas cher payé. Il faut maintenant bien préparer le match en Serbie et bien récupérer.


Vous n'êtes pas touché moralement mais y a-t-il lieu de s'inquiéter ?


Y.G. : Je ne sais pas. On va voir. Comme l'a dit le coach dans le vestiaire, il faut passer au match suivant, bien récupérer et se préparer psychologiquement.


Commencez-vous à penser aux barrages ?


Y.G. : Pour l'instant, je pense juste à la Serbie.