PSG-Bastia : l'étrange défense de Brandao

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Brandao - SC Bastia
Par Laurent TITY|Ecrit pour TF1|2014-09-19T08:48:00.000Z, mis à jour 2014-09-19T08:56:21.000Z

La commission de discipline de la Ligue de football professionnel a suspendu six mois Brandao pour le coup de tête infligé à Thiago Motta après le match PSG-Bastia. La défense du Brésilien n'a donc pas convaincu. Mais est-ce surprenant ?

Jeudi 18 septembre, la commission de discipline de la LFP a rendu son verdict concernant l'affaire Brandao-Thiago Motta. Le joueur de Bastia, coupable d'un coup de tête dans les vestiaires ayant fracturé le nez du Parisien après le match PSG-Bastia, est suspendu pour une durée de six mois. Une sanction lourde qui ne surprend pas, au contraire de la ligne de défense adoptée par le coupable.

« Un réflexe dû au contexte du match »
Maître Olivier Martin, le représentant de Brandao, a expliqué après la délibération la défense adoptée. Ses propos, relayés par le quotidien L'Equipe, sont assez étonnants vu les images enregistrées par les caméras de surveillance qui montrent assez clairement la préméditation du geste : « Nous avons expliqué à la commission les conditions psychologiques dans lesquelles il se trouvait suite aux nombreuses provocations du joueur (Thiago Motta), mais également du public. Il s'agissait donc d'un réflexe dû au contexte du match. »

La commission pas convaincue
Face à l'étonnante ligne de défense adoptée par Brandao, la commission de discipline n'a donc pas infléchi sa position. Au contraire, le président de la commission, Sébastien Deneux, explique : « Nous avons voulu sanctionner la nature et la violence du geste. Plus encore que les conséquences médico-légales, la commission a considéré que c'était un geste qui ne s'expliquait pas et ne se justifiait pas, malgré les provocations dont a fait l'objet Brandao pendant le match. »

Un coup dur pour Bastia
Six mois de suspension, cela signifie que Brandao manquera au moins 24 matches, dont 22 en Ligue 1. Une chose est certaine, cette sanction ne fait pas les affaires de Bastia, comme l'expliquait son entraîneur Claude Makelele avant le verdict : « C'est un joueur très important pour nous. Si je pouvais le récupérer dans trois, quatre mois ce serait une bonne chose pour le club, ses coéquipiers et lui-même. »

La commission de discipline de la LFP a finalement choisi la sévérité, se basant sur les images accablantes des caméras de surveillance.

Discipline : #SCBOM Le SC Bastia condamné a 3500€ d'amende / Dossier #Brandao : 6 mois de suspension ferme.

— SC Bastia (@s_c_bastia) 18 Septembre 2014