PSG : Di Maria n’est toujours pas le crack espéré

PSG : Di Maria n’est toujours pas le crack espéré
Joueur doté d’une technique au-dessus de la moyenne et deuxième transfert le plus cher de l’histoire de la Ligue 1, Angel Di Maria peine à se montrer à la hauteur de l’investissement au PSG. Ce n’est pas la première fois de sa carrière.

Il aura fallu attendre la treizième journée de Championnat et la mi-novembre pour voir Angel Di Maria inscrire son premier but de la saison en Ligue 1 (2-0 contre Nantes). Le niveau moyen du joueur argentin du PSG se situe très loin des attentes qu’avait suscitées son arrivée à l’été 2015. Que ce soit avec le Paris-SG ou avec sa sélection, l’Argentin n’a marqué qu’à trois reprises depuis le début de l’exercice 2016-17. Cette inconstance, tenace depuis plusieurs mois, suscite le doute sur son statut de joueur de très haut niveau. “Il faut se poser une question, estime Safet Susic, ancienne idole du Parc des Princes (1982-1991). Pourquoi le Real Madrid l’a laissé partir ? Pourquoi Manchester l’a aussi laissé partir ? Peut-être qu’il lui manque quelque chose. Les grands clubs ne laissent pas partir les grands joueurs. C’est un grand joueur, oui. Un très grand ? A lui de le prouver.”

Lui n’y peut rien mais le prix de ses transferts parle à sa place. Tous mouvements cumulés, « El Fideo » - le spaghetti, pour sa maigreur - pèse 179 millions d’euros*. 63 rien que pour le dernier, de Manchester United au Paris-SG. Lors de sa présentation, en août 2015, Nasser Al-Khelaïfi semblait convaincu de détenir le top player capable de faire passer un nouveau cap au club en Ligue des champions. “C'est une journée historique, s’enthousiasmait le président parisien. Une nouvelle fois, le Paris Saint-Germain, en recrutant Angel Di Maria, prouve ses grandes ambitions et son envie d'aller toujours plus haut.” L’Argentin affichait lui aussi toute sa détermination. “Je suis là pour apporter ce petit truc pour que le club dépasse les quarts de finale de la Ligue des champions.”

Depuis ? Comme en club, El Fideo n’a plus atteint ce niveau de jeu. Comme si ses six premiers mois de l’année 2014 donnaient l’impression d’un joueur en surrégime, incapable de maintenir sur la durée ce niveau de performance. Ses dernières sorties en sélection ne plaident pas pour lui. Après douze journées, l’Argentine n’est que cinquième de son groupe de qualification pour la Coupe du monde 2018. Seuls les quatre premiers se qualifient directement.

A l’instar de Lionel Messi, Di Maria a été marqué par la défaite contre le Chili en finale de la Copa America cet été (0-0, 2-4 aux t.a.b.). Tout comme le quintuple Ballon d’or – revenu depuis sur sa décision –, il avait confié au média argentin, TYC Sport, avoir envisagé de prendre sa retraite internationale après cette troisième finale perdue de rang avec son pays. “Ce sont des choses qui te passent par la tête, expliquait-il début octobre. Perdre une fois c’est une chose. Trois fois d’affilée, c’en est une autre. J’ai songé à prendre la même décision.” Comme au Paris-SG, Di Maria reste un titulaire indiscutable pour le sélectionneur Edgardo Bauza. Jusqu’à quand ? A vingt-huit ans, il a déjà écrit une grande partie de sa carrière. Pour l’instant, elle laisse un goût d’inachevé.


(*) Selon le site Transfermarkt

News associées