Ce qu'il faut retenir...

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Ce qu'il faut retenir...
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-08-10T15:42:18.000Z, mis à jour 2009-08-10T15:42:18.000Z

La France vient de décrocher deux victoires primordiales sur la Lituanie pour la qualification au Mondial 2010. Si les six points changent la donne pour l'avenir, tout n'est pas rose chez les Bleus. Voici ce qu'il faut retenir en équipe de France de cette semaine internationale.

CE QUI NOUS A PLU :


.Ribéry, le nouveau boss : La double confrontation face à la Lituanie a confirmé une tendance qui grandit au fil des rassemblements des Bleus : Franck Ribéry s'impose comme le patron de l'équipe de France. A sa bonne humeur, son côté fédérateur et sa sympathie naturelle viennent s'ajouter son leadership sur la pelouse. En clair : "Francky" est le moteur du groupe France. "Il est très charismatique et ça se ressent sur le terrain, il a le talent pour porter les Bleus sur son dos", résume Bacary Sagna.


.Lassana Diarra, Patrice Evra valeurs montantes : deux habitués des Bleus ont marqué des points lors de la double confrontation face à la Lituanie. Patrice Evra a trouvé ses marques côté gauche, combinant souvent avec Franck Ribéry. Offensif, il lui manque seulement de la justesse dans le dernier geste. Mercredi, Lassana Diarra fut sans doute le Bleu le plus convaincant. Percutant, il a souvent soigné la première relance. De plus en plus précieux, il s'affirme au fil des matchs internationaux.


.L'apport du banc : Au sein d'une rencontre souvent ennuyeuse, les entrées successives de Karim Benzema et André-Pierre Gignac ont dynamité le secteur offensif. Le premier s'est quelque peu rassuré après une grosse période de turbulence, le second a couronné sa première sélection d'une passe décisive et d'une activité débordante. Leur enthousiasme et leur générosité ont fait basculer la rencontre. Le Toulousain a séduit pour sa première cape, à revoir en Bleu.


.Le bilan comptable : En décrochant six points sur les six possibles lors cette trêve internationale, les Tricolores sont revenus dans la course pour aller décrocher la première place du groupe. "La Serbie est à deux points de nous. On va se battre jusqu'au bout et aller accrocher cette première place", avoue Ribéry. Si les Bleus tiennent leur rang aux Iles Féroé et contre la Roumaine, le Serbie-France du 09 septembre s'annonce comme une finale avant l'heure.


CE QUI NOUS A IRRITE :


.Henry en pointe. Pourquoi diable s'entêter à titulariser le capitaine des Bleus seul en pointe ? Henry n'est plus à l'aise à ce poste et ne cesse de s'exiler sur le côté gauche. Son travail dans l'axe ne consiste qu'en des remises et il ne parvient pas à se montrer dangereux. Dès qu'il a retrouvé son côté gauche mercredi, il s'est montré décisif avec une ouverture parfaite pour Gignac sur le but des Bleus. "C'est très compliqué. Ce n'est pas vraiment pas ce que j'aime mais on ne fait pas forcément ce que l'on aime. Je crois que j'ai touché plus de ballons lors de mes 15 minutes à gauche que lors du reste du match dans l'axe", a-t-il analysé. Comme un appel du pied à Domenech.


.La frilosité tactique de Domenech. Si le terrain bosselé de Kaunas n'avait pas aidé, les Français n'ont pas été plus convaincants à Saint-Denis. Les choix de Domenech laissent d'ailleurs songeur. Avec son inamovible et peu productif 4-2-3-1, le sélectionneur n'a pas pris de risque en alignant deux purs milieux défensifs. Il se cache bien sûr derrière le début de grippe de Nasri. Pourtant, Gourcuff aurait pu redescendre pour offrir un vrai relayeur au système de jeu tricolore. Mais Domenech est resté sur ses acquis et ne s'est pas adapté à l'adversaire... Vous avez dit frileux ?


.Un jeu de tête défectueux. Les matches passent mais rien n'y fait. Les Français présentent toujours une faiblesse chronique dans le jeu tête. S'ils n'ont pas encaissé de but, les Bleus ont tremblé à chaque coup de pied arrêté lituanien. La faute à un manque de présence dans les airs. Mais le problème se pose aussi en attaque. Les nombreux centres n'ont rien donné. Le dernier but tricolore de la tête remonte même au 13 octobre 2007 contre les Iles Féroé (0-6). Et dire que Guillaume Hoarau était en tribune...


.Pourquoi Luyindula ? Peguy Luyindula n'a pas le profil. Pas les caractéristiques pour évoluer sur le côté droit. Pas les qualités de débordement et de vitesse pour créer le danger. Mercredi, il a eu tendance à repiquer dans l'axe et le Parisien a traversé les deux rencontres sans faire de vague. Alors que le championnat regorge de quelques spécialistes du poste (Giuly, Valbuena), on peut s'interroger sur le choix de Luyindula. Ses prestations n'ont, quoiqu'il en soit, pas donné raison à Raymond Domenech.