Real - Barça : et si Guardiola et Mourinho faisaient la paix ?

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Par David CASSAN|Ecrit pour TF1|2012-01-07T16:40:00.000Z, mis à jour 2012-01-08T12:28:37.000Z

José Mourinho et Pep Guardiola ont-ils fait la paix ? Le premier considère que le prix obtenu par Guardiola est "mérité", tandis que le second juge le Real Madrid "meilleur" que le Barça...

S'ils se sont côtoyés dans les années 90, lorsque Guardiola était capitaine du FC Barcelone et José Mourinho adjoint de Robson puis Van Gaal, c'est peu dire qu'ils ne s'apprécient pas aujourd'hui. Mais avant que leurs chemins se croisent, l'heure est à la détente.

En conférence de presse avant un match crucial sur le terrain de l'Espanyol Barcelone, le technicien catalan est resté dans le registre de l'humilité : « nous n'avons rien inventé, il n'y a pas plus de secrets ». Allant jusqu'à louer l'ennemi castillan : « La beauté du sport est que l'on doit faire ses preuves face à une équipe qui est meilleure que nous (ndlr : en référence au Real). Nos adversaires nous testent pour voir si quelqu'un va nous détrôner ».

L'entraineur du FC Barcelone, champion d'Espagne et d'Europe en 2011, a reçu le prix d'entraineur de l'année décerné par l'IFFHS (International Federation of Football History and Statistics). José Mourinho, bon deuxième, n'est pas rancunier, mais un peu taquin : « C'est un prix mérité. Ce que j'espère, c'est que Pep ne devra pas attendre pour recevoir le sien parce que je l'ai gagné en 2010 et ils ne me l'ont toujours pas donné. Mais c'est mérité, sans aucun doute ».


S'il clame son désir de devenir le premier entraineur à remporter la C1 avec 3 équipes différentes, le « Mou » aurait changé d'avis : « La compétition que j'aimerais le plus gagner est la Liga. La Ligue des Champions est dorée, tout le monde veut la gagner et l'avoir sur son CV, mais on la gagne parfois sans le mériter, sur des détails, parce que dans un match il s'est passé des choses qui ne devaient pas se passer ou bien dans un match en particulier une équipe avait des blessés ou des suspendus ».
Une attaque à peine voilée en conférence de presse, dans le plus pur style Mourinho, qui n'enterrera sans doute jamais la hache de guerre. Guardiola, lui, a d'autres préoccupations : « nous voulons bien jouer au football ».