Le Real fait moins le fier

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Le Real fait moins le fier
Par Eurosport.fr|Ecrit pour TF1|2010-03-10T23:28:00.000Z, mis à jour 2010-03-10T23:28:00.000Z

Pour la sixième fois de suite, le Real Madrid est tombé en 8e de finale de la Ligue des Champions. Florentino Perez avait pourtant mis le paquet pour bâtir ce Real de "rêve", qui s'est effondré face à l'Olympique Lyonnais, mercredi soir (1-1). L'argent ne fait pas le bonheur.

Mercredi soir, une certaine idée de football a pris le pas sur une autre. Une équipe a battu onze footballeurs. Pour la plupart plus talentueux que ceux qui les ont éliminés, les joueurs du Real Madrid ont payé leur suffisance, affichée haut et fort avant la rencontre. Requinqués par un incroyable et renversant Real Madrid-FC Séville (3-2), ceux que l'on appelait encore les "néo-Galactiques" il y a quelques heures ont plié face au "petit" OL. Cet OL qui devait se faire manger tout cru par l'équipe de football la plus chère de l'histoire.


L’été dernier, Florentino Perez avait pourtant mis les moyens pour remettre le Real sur le toit de l'Europe. L'été dernier, le généreux président madrilène avait dépensé 250 millions d'euros et recruté la crème de la crème. Cristiano Ronaldo ? OK, 94 millions. Kaka ? Pourquoi pas, 65 millions. Benzema, Xabi Alonso ? Allez, on met 35 et 30 millions sur la table. Et on ajoute encore quelques billets pour Granero et compagnie. A l'arrivée, le club madrilène n'a plus que ses yeux pour pleurer. Et un Championnat d'Espagne à décrocher pour éviter que la saison ne tourne pas au fiasco.


Pellegrini, coupable désigné


Manuel Pellegrini, dont les jours sont désormais comptés à la tête du Real Madrid, a analysé froidement l'échec de son club, mercredi. "En première mi-temps, nous avons développé un jeu de qualité mais en seconde période nous sommes tombés dans les actions individuelles et notre jeu s'est étiolé." C'est tellement évident. Mais tellement vrai en même temps. Ce Real n'est pas une équipe de football mais une somme de footballeurs géniaux qui n'arrivent pas toujours à jouer une partition collective. Mercredi, le récital à onze a duré quarante-cinq minutes. Le pire dans tout ça, c'est que c'était plutôt pas mal. Mais le naturel revenant au galop, CR9, qui s'était pourtant appliqué question coiffure, et ses copains ont buté devant le changement tactique opéré par Puel. Et là, tout est parti à vau-l'eau.


A l'arrivée, le Real ne glanera pas sa dixième C1 cette année et va louper "sa" finale. Celle qui avait lieu à Santiago-Bernabeu. Terrible épilogue européen. Servira-t-il de leçon aux dirigeants madrilènes ? On n'en est même pas certain. C'est Pellegrini qui risque de trinquer. Marca réclame déjà sa tête. Réputé excellent entraîneur avant son arrivée à Madrid, le Chilien serait-il devenu nul au Real ? Non, évidemment, même s'il se dit "premier responsable". S'il avait eu le choix des armes en début de saison, peut-être n'aurait-il pas amoncelé les stars et acheté un ou deux joueurs de devoir. Ceux qui font vendre moins de maillot mais gagner plus de matches. Et qui ne plaisent pas vraiment à Florentino Perez. Celui-ci ne jure que par les têtes d’affiche. Rien qu’elles. Jamais de projet collectif, que du rêve. Et donc de l’illusoire. Perez aurait beaucoup à apprendre de ce proverbe : "L'argent ne fait pas le bonheur".