Real Madrid : Ancelotti en danger

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Par François TOUMINET|Ecrit pour TF1|2015-05-14T11:20:00.000Z, mis à jour 2015-05-14T12:15:22.000Z

Eliminé de la Ligue des Champions par la Juventus, à distance rhédibitoire du Barça en championnat, le bilan de Carlo Ancelotti avec le Real Madrid cette saison pourrait lui être fatal. L'intéressé assure vouloir prolonger l'aventure dans la capitale espagnole.

Au lendemain de l'élimination du Real Madrid par la Juventus de Turin (1-2; 1-1) en demi-finale de la Ligue des champions, le cas Carlo Ancelotti est au centre des attentions.


2015, année blanche pour la "Casa Blanca"

Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour Carlo Ancelotti à la tête du Real Madrid. Porté aux nues par le peuple madrilène après l'acquisition de la fameuse Décima, de la Coupe du Roi, la Supercoupe d'Europe et du Mondial des Clubs, ce sont des jours et des semaines difficiles qui attendent l'entraîneur italien suite à cette décevante élimination en demi-finale de la C1. La perspective quasi-inéluctable d'une saison blanche pour la "Casa Blanca" place inévitablement l'ancien coach du PSG sous le feux des critiques.


"J'aimerais rester ici mais je connais bien le football"

Dans la victoire comme dans la défaite, Carlo Ancelotti ne se dépare jamais de son calme. Attendu de pied ferme par l'assistance hier soir en conférence de presse, il a été fidèle à ses habitudes. Sans omettre de faire passer son message, lui qui encore sous contrat jusqu'en juin 2016 : "Si le club est satisfait du travail effectué pendant deux ans, on peut continuer, sinon il faudra prendre une décision. Mon futur est déjà décidé, j'aimerais rester ici mais je connais très bien le football et je sais que le club a le droit de changer d'entraîneur s'il n'est pas content (...) Je suis satisfait de mon travail. J'ai eu une très bonne relation avec les joueurs, l'appui du club, je me suis senti bien dans ce club et je valorise cela de manière positive."


Zidane, l'alternative ?

Outre l'échec sportif, ce sont les choix du technicien qui sont aujourd'hui pointés du doigt. Pour ne pas avoir su trouver une alternative à l'absence de Luka Modric, pour ne pas avoir su mettre Gareth Bale dans les meilleurs dispositions, pour avoir effectué des choix tactiques discutables (titularisation de Ramos au milieu à l'aller à Turin),c'est tout le crédit dont Ancelotti jouissait qui semble s'être évaporé en l'espace de quinze jours de compétition. Du coup, le nom de Zinédine Zidane, pressenti pour prendre sa succession, refait surface dans la presse madrilène. Fiorentino Pérez, le président du Real, s'est, lui, contenté d'une sortie qui laisse libre champ à toutes les possibilités : " Quand nous gagnons, nous gagnons tous ensemble et quand nous perdons, nous perdons tous ensemble."


Pour sauver ce qui peut encore l'être, Carlo Ancelotti a deux matches de Liga devant lui pour redorer son blason. Le premier dès ce dimanche face à l'Espanyol Barcelone pour le compte de la 37e journée.