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Real Madrid: Gareth Bale efface David Beckham... et le surpasse nettement

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Gareth Bale - Real Madrid
Par Nicolas BAMBA|Ecrit pour TF1|2018-02-27T21:34:50.799Z, mis à jour 2018-02-27T22:09:24.558Z

En titularisant Gareth Bale lors du match perdu sur le terrain de l'Espanyol Barcelone mardi (0-1), Zinedine Zidane a fait de lui le Britannique le plus capé de l'histoire de la Liga, à égalité avec David Beckham. En revanche, le Gallois a, en bien des domaines, fait largement mieux que l'Anglais chez les Merengue. Décryptage et comparaison.

Rechute difficile pour le Real Madrid. Mardi, le club madrilène s'est déplacé à Barcelone pour y défier l'Espanyol en match de la 26e journée de Liga. Et dans les dernières secondes du temps additionnel, les Merengue se sont inclinés sur un but de Gerard Moreno (0-1). Une mauvaise affaire dans la course au podium en championnat, et une soupe à la grimace pour un match qui a fait entrer Gareth Bale dans l'histoire du football espagnol.

Bien plus de buts et de passes décisives pour le Gallois

Face à l'Espanyol, le n°11 du Real Madrid était titulaire. Il est ainsi devenu le Britannique le plus capé de l'histoire de la Liga, comme le souligne l'entreprise spécialisée dans les statistiques Opta. Avec 116 apparitions, il fait aussi bien que David Beckham, joueur du Real Madrid de 2003 à 2007. Le 29 novembre 2017, Bale avait déjà dépassé Beckham au niveau des matches toutes compétitions confondues (160 contre 159 ce jour-là). Il y a toutefois un net déséquilibre dans l'apport sportif des deux joueurs.

Gareth Bale, arrivé de Tottenham en 2013, a remporté 79 rencontres de championnat, soit un taux de victoires de 68,10%. C'est mieux que David Beckham et ses 67 victoires (57,80%). Côté offensif, la balance penche aussi de façon très claire en faveur du Gallois. En 116 matches, ce dernier a inscrit 61 buts et distribué 34 passes décisives, alors que l'ex-joueur de Manchester United a marqué 13 buts et donné 27 passes décisives (stats Opta toujours).

Il est important de rappeler que les deux hommes n'évoluent pas dans le même registre. Gareth Bale est un défenseur de formation reconverti depuis longtemps comme attaquant de couloir, un poste où ses capacités athlétiques assez phénoménales font des merveilles. David Beckham, lui, était un milieu de terrain moins porté sur l'attaque.

Et surtout, le pléthorique effectif du Real à l'époque où Beckham y jouait (Ronaldo - le Brésilien -, Raul, Fernando Morientes, Michael Owen, Julio Baptista, Ruud van Nistelrooy, Zinedine Zidane, Luis Figo, Robinho, Antonio Cassano, Guti) obligeait les entraîneurs successifs à aligner des équipes ultra offensives. Résultat : le "Spice Boy" devait souvent jouer assez reculé sur le terrain, parfois en milieu défensif.

Beckham reste le maître des coups francs

Il est un domaine où David Beckham fait quand même mieux que Gareth Bale : les coups francs. Les plus jeunes ne le savent peut-être pas, mais du temps de sa splendeur, l'ex-capitaine de l'Angleterre était réputé pour être l'un des meilleurs artificiers du monde. Sous le maillot du Real, il en a inscrit 9 au total.

C'est une petite prouesse car les Merengue doués dans cet exercice étaient nombreux. Entre Roberto Carlos, Zinedine Zidane, Luis Figo et David Beckham, il fallait se mettre d'accord pour savoir qui devait tirer. Beckham ne s'en est pas mal sorti. (Revoyez ci-dessous l'un de ses plus mythiques, inscrit avec l'Angleterre en 2001 : ce but qualifia les Anglais pour le Mondial 2002)



Gareth Bale, lui, n'a inscrit "que" 4 coups francs direct avec le Real Madrid. Lui aussi est confronté à la concurrence féroce incarnée par le seul Cristiano Ronaldo. Le Portugais est le tireur attitré, donc difficile de lui discuter le ballon au moment de frapper. Et les chiffres parlent pour le quintuple Ballon d'Or, qui a déjà marqué 30 coups francs avec le Real, dont 14 depuis l'arrivée de Bale.

Bale a un palmarès monstrueux par rapport à celui de Beckham

Là où le déséquilibre est le plus flagrant, c'est au niveau du palmarès. En quittant son cocon de Manchester United pour rallier la galaxie Real Madrid, David Beckham pensait enrichir une armoire à trophées déjà bien remplie en Angleterre. A l'arrivée, ses quatre saisons en Espagne ne lui ont apporté qu'une Supercoupe d'Espagne (2003) et une Liga (2004). C'est très peu, surtout à côté de la récolte de Bale.

Lorsqu'il est arrivé en 2013 pour 101 millions d'euros (joueur le plus cher de l'histoire à ce moment-là), le Gallois n'avait gagné qu'une League Cup avec Tottenham. Quatre ans et demi après, l'international des Dragons affiche un palmarès somptueux: trois Ligues des champions (avec un but capital lors de sa première finale en 2014), trois Supercoupes de l'UEFA, trois Coupes du monde des clubs, une Liga, une Coupe d'Espagne, une Supercoupe d'Espagne.

Le "Spice Boy" a quand même réussi son passage au Real

Sportivement, l'apport de Bale au Real Madrid est incontestablement plus important que celui de Beckham. Les époques sont différentes, les équipes sont différentes, mais les deux ont joué dans des équipes qui étaient considérées comme parmi les plus impressionnantes du monde au moins sur le papier, vu la qualité des joueurs recrutés.

Mais il serait pourtant injuste de parler d'échec à propos de Beckham le Madrilène. Recruté pour 37,5 millions d'euros, l'Anglais a donné un coup de boost exceptionnel au Real Madrid côté marketing. Il était peut-être le plus célèbre des footballeurs de son époque, et il était - et est toujours - une égérie de mode très courtisée en plus d'être un très bon joueur qui n'a pas démérité sur le terrain.

Il était le joueur parfait pour un Real qui se voulait "Galactique". La Maison Blanche en a bien profité pour son image et son business-plan, particulièrement en Asie. Les retombées économiques ont été somptueuses pour un club qui n'a jamais regretté son achat.