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Real Madrid : un triplé de Bale et une manita pour la première de Zidane

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Gareth Bale - Real Madrid
Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2016-01-09T21:34:09.316Z, mis à jour 2016-01-09T21:41:15.977Z

Un triplé de Gareth Bale, un doublé de Karim Benzema et un clean sheet pour la première de Zinédine Zidane sur le banc du Real Madrid. On ne pouvait rêver mieux.

Il est encore trop tôt pour juger du travail de Zinédine Zidane. Mais son arrivée sur le banc madrilène aura au moins eu l’effet escompté : sous son aura, les Merengue ont retrouvé des couleurs, de la sérénité et de la maîtrise pour corriger le Deportivo La Corogne à Santiago Bernabeu (5-0). Avec son triplé, Bale en a profité pour envoyer un signal fort.

Real Madrid : Zidane maintient sa confiance en Cristiano Ronaldo, Bale et Benzema

Le centième pour Benzema

Carvajal à la place de Danilo, Isco à la place de Rodriguez et Pepe à la place de Varane, voilà pour les choix, forts, sinon marqués, de Zinédine Zidane. Et, au vu de la prestation du Real Madrid, ils ont été payants. Dans l’entre-jeu, il y a du mieux et c’est toujours plus facile de déployer des attaques avec un socle plus solide. Le Ballon d’Or 2008® avait également insisté sur un point : ne pas briser la BBC et les possibilités que le trio lui offre pour trouver le chemin des filets. Et bien lui en a pris, car Bale, Benzema et Ronaldo, bien aidés par un Isco utile dans la transmission et des latéraux jamais avares en efforts, ont été dans tous les bon coups. L’attaquant français a été le premier à s’illustrer (15ème) et c’est un double symbole : son centième but sous le maillot madrilène en Liga, il sera à jamais pour Zizou. Dans la foulée, Gareth Bale a parfaitement repris un centre de Carvajal (22ème).

5-0, affaire à suivre

Les Merengue savaient qu’il fallait se méfier de Perez, l’attaquant aux douze buts de La Corogne. Quand il y avait des trous dans la surface, il a su s’y engouffrer, mais en vain. En face, Bale ne s’est pas fait prier pour inscrire un deuxième (49ème) puis un troisième but (63ème), bien servi par Ronaldo peu après la reprise. Le Portugais, lui, est resté muet. Il a tenté, beaucoup, mais ses frappes étaient soit trop molles, soit trop fuyantes. Aussi, sa tête sur le poteau après une louche du Gallois méritait mieux, ne serait-ce que pour la séquence dont Benzema était à l’origine. Le Français a d’ailleurs inscrit un doublé (90ème+1) pour offrir une (première ?) manita pour le baptême de Zidane. Pour l’instant, le rêve n’est toujours pas terminé.

Zizou, la zen attitude

Quand ses mains n’étaient pas dans ses poches, elles étaient là pour applaudir et motiver ses troupes. Quand Benzema a ouvert le score, il n’a pas laissé échapper la joie d’un jeune premier. Zinédine Zidane, c’était la zen attitude samedi soir. Comme si sa concentration et son application étaient plus fortes que tout, plus fortes encore que les applaudissements qui ont raisonné dans le stade. Le Real Madrid, son Real Madrid, a formidablement bien joué et c’est le genre de victoire qui peut lancer un bulldozer. Au final, contrairement à Maradona, Platini, Beckenbauer et Di Stefano, d’autres génies du foot qui se sont lancés dans une carrière de coach, Zidane a commencé par une victoire. Comme un certain Johan Cruyff…