Les réponses de Domenech

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Les réponses de Domenech
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2010-04-19T09:32:00.000Z, mis à jour 2010-04-19T09:32:00.000Z

Sous le feu des critiques à la tête de l'équipe de France, Raymond Domenech a décidé de répondre aux Français, dimanche, sur Canal Plus. Le sélectionneur a notamment réagi aux récentes déclarations d'Anelka, estimant qu'il s'agissait d'une "alerte" pour les Bleus, et a défendu Thierry Henry.

. ANELKA : DOMENECH DIT "BRAVO"


Raymond Domenech n'aime pas vraiment les journalistes. Alors c'est aux Français qu'il a décidé de répondre dimanche. Mais, face au public du Canal Football Club, le discours n'a pas vraiment changé. Même la sortie médiatique de Nicolas Anelka, qui s'était inquiété du sort qui attend les Bleus au Mondial, ne l'a pas fait sortir de sa réserve. "Il va falloir qu'on travaille pour trouver la solution, sinon ce n'est pas possible, on va partir au bout de trois matches", avait alerté l'attaquant de Chelsea en référence à la prestation de l'équipe de France face à l'Espagne (0-2). Mais le sélectionneur estime que le message n'est "pas mauvais". "Il alerte tout le monde, l'essentiel, c'est à dire les joueurs. Qu'à un moment un joueur cadre dise 'attention il y quelque chose qui ne va pas', je dis bravo", semble-t-il même se réjouir.


Pourtant, Anelka avait implicitement remis en cause l'organisation tactique des Bleus et donc Domenech. "On ne peut pas continuer à prendre des leçons de football comme on en a pris contre l'Espagne. On a les joueurs, on a les qualités pour faire quelque chose de bien. Au niveau du positionnement, tactiquement, au niveau de la confiance, les mecs (les Espagnols) n'ont rien à voir avec nous. Ils ont du jeu, ils savent où ils vont aller, par où ils vont passer...", regrettait-il. "Pourquoi ? Il pense qu'il n'aurait pas dû jouer", a d'abord plaisanté le patron des Bleus avant d'enterrer définitivement la hâche de guerre : ""Je ne le prends pas comme une attaque. Quand ceux qui parlent sont les joueurs de l'intérieur, les joueurs cadres, je suis content: ce sont ceux-là qui vont faire gagner l'équipe".


. LE CAS HENRY


Autre sujet épineux, le cas de Thierry Henry a également été l'occasion de quelques éclaircissements. L'attaquant, qui ne joue plus depuis trois matches avec le FC Barcelone, doit-il faire le voyage en Afrique du Sud ? "J'ai un profond respect pour les grands joueurs, Thierry l'a été, l'est, il ne joue pas mais il est à Barcelone, il joue avec une grosse concurrence, c'est un passage difficile, je le conçois, mais je ne peux pas permettre qu'on parle de Titi de cette façon", a rétorqué le sélectionneur, alors que, sous les applaudissements du public, un panel de spectateurs mettait fortement en doute la forme d'Henry. "Qu'à un moment on discute, on débatte, mais c'est une question qui se posera le 11 mai. Attendez, laissez le venir jusqu'au 11 mai, a poursuivi le coach national. Je vais aller voir Titi, voir quelle condition il a. Je ne condamne personne du jour au lendemain". A la question "qui va jouer à gauche ?", Domenech a répondu : "Je ne sais pas. Avec tous les blessés en ce moment... Il y a un mois on disait autre chose. Ce qui compte c'est le jour où il faut prendre. La forme du moment, c'est le 11 mai. On a encore un mois."


. CIANI : DOMENECH COUPABLE ?


Interrogé sur la situation de Michaël Ciani, en délicatesse avec Bordeaux depuis sa sélection en équipe de France, Raymond Domenech s'est défendu d'avoir "sacrifié" le défenseur girondin, c'est à dire de l'avoir lancé "dans la galère" pour sa première sélection en mars lors de la défaite en amical contre l'Espagne (2-0). "Non, il joue à Bordeaux, en Ligue des champions", a-t-il expliqué, ajoutant qu'il n'avait "pas beaucoup d'autres choix". Depuis cette première sélection, Ciani a enchaîné les contre-performances en club, la dernière en date étant une maladresse qui a provoqué l'expulsion de son gardien Ulrich Ramé, samedi soir. "Il a fait un bon début de championnat, il a connu la Ligue des champions. Ses prestations ont fait qu'il a été appelé en équipe de France et qu'il a été titulaire contre l'Espagne, face à Torres. Il a connu des difficultés. Il faut digérer tout ça", avait expliqué récemment Laurent Blanc.


. SA SUCCESSION


Raymond Domenech est catégorique : il n'a jamais pensé démissionner. Même lorsque Jean-Pierre Escalette a évoqué dans la presse les noms de ses possibles successeurs à la tête de l'équipe de France. A la question, "avez-vous l'impression d'avoir été lâché par la Fédé?", Domenech a répondu : "Non, c'est de la politique, c'est logique. Ca fait 6 ans que je suis sélectionneur, l'équipe de France n'appartient à personne, ni aux politiques, ni aux joueurs, elle appartient à tous, au public". "Tout ça, ce n'est pas mon problème, ce qui se passera après la Coupe du monde, ce n'est pas mon problème, a-t-il ajouté. Mon problème c'est d'aller jusqu'au 11 juillet (finale de la Coupe du monde)". "Si j'étais président (de la Fédération), c'est pareil, à un moment, il faut bien choisir, a également souligné Domenech. Ca ne me dérange pas du tout. Ce que je veux, c'est que la Fédé me soutienne pendant la préparation, pendant la coupe du monde."


. UN HOTEL TROP LUXUEUX ?


Critiqué pour le choix d'un hôtel luxueux à Knysna en Afrique du Sud, Raymond Domenech s'est également justifié. "C'est faux. C'est une déformation de la presse. Ca n'est pas le plus luxueux", se défend-il lorsqu'il lui dit que l'établissement est le plus cher des sélections engagées dans la Coupe du monde. "Les grandes suites, on ne les utilise pas. Les photos de chambres au bord de mer qu'on a vues, on ne les utilise pas. Ca ne fait pas partie de notre location", a-t-il insisté. En fait, c'est un choix sportif explique le sélectionneur : "J'ai choisi cet hôtel car il y a un terrain à l'intérieur. Il y a des arbres autour, il n'y a pas de vent. C'est un terrain de golf, c'est un super terrain. La priorité, c'était de trouver un bon terrain. Et ça n'est pas facile d'en trouver en Afrique du Sud".