"Je reste concentré"

Voir le site Téléfoot

'Je reste concentré'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-09-03T16:22:04.000Z, mis à jour 2009-09-03T16:22:04.000Z

A deux jours de France-Roumanie, samedi, Sébastien Squillaci ne se prend "pas la tête" pour savoir s'il allait jouer ou pas en défense centrale. Aux côtés de William Gallas, le Sévillan apparaît en concurrence avec Julien Escudé, son coéquipier en club.

SEBASTIEN SQUILLACI, que pensez-vous de tous ces changements incessants en défense centrale ?


S.S. : C'est toujours mieux d'avoir des automatismes, c'est l'idéal. Mais, après, c'est bien d'avoir aussi des joueurs qui ne sont pas titulaires mais qui peuvent être efficaces. On a vu qu'il y avait souvent des blessures dans ce secteur. Pour mon cas, je reste un joueur, c'est mon coach qui décide, j'essaie de donner le maximum. William (Gallas) est titulaire et derrière lui, il y a de la concurrence, avec des joueurs de qualité, qui jouent bien en club, en Ligue des champions. Je me prépare toujours comme si j'allais débuter et je reste concentré, sans me prendre la tête pour savoir si je vais jouer ou pas jouer.


Après de bons matches contre la Lituanie, vous êtes remplaçant aux Féroé: avez-vous eu des explications de Raymond Domenech ?


S.S. : Non, je n'ai pas eu d'explication aux Féroé. Mais je respecte ses choix. J'étais assez satisfait de mes prestations, je me suis senti bien pour ces matches contre la Lituanie. J'ai 29 ans maintenant, je sais que (la concurrence) fait partie du jeu. Encore une fois, c'est le coach qui décide. Il y a une logique, le coach a envie de gagner les matches, c'est notre but à tous, se qualifier pour la Coupe du monde.


Vous étiez dans la première défense de Raymond Domenech en 2004, mais vous n'y êtes pas resté: est-ce que l'héritage à porter était trop lourd ?


S.S. : J'avais 24 ans, c'était ma première sélection, j'étais jeune. C'est vrai qu'on arrivait derrière les Thuram (avant que Thuram ne revienne, ndlr), Desailly, Blanc. Ca n'a pas été facile, même si on s'en était pas trop mal sorti. Ca m'a permis de progresser. J'ai moins joué par la suite. Ce n'était pas tellement le poids de l'héritage, c'est plutôt l'attente des gens qu'il y avait autour de l'équipe. Quand on arrive, on ne peut pas avoir l'expérience des 80 sélections des joueurs qui ont joué avant à votre place. Mais je l'ai vécu comme une bonne expérience, ça ne m'a pas plus perturbé que ça à l'époque."