Ronaldinho s'est perdu

Ronaldinho s'est perdu
Six ans après son coup d'éclat réussi avec le PSG, Ronaldinho revient au Vélodrome avec le Milan AC, mardi lors de la première journée de la Ligue des Champions. Mais le flamboyant Brésilien, devenu une icone à Barcelone entre-temps, n'est plus que l'ombre de lui-même.

La dernière fois qu'il est venu au Vélodrome, il a fait danser à onze Marseillais et 57 000 spectateurs médusés, qui lui avaient tourné le dos en fin de rencontre. Pour son retour, il se pourrait bien qu'il ne soit que simple observateur d'un spectacle devenu - parfois - trop grand pour lui. Ronaldinho, puisque c'est de lui qu'il s'agit, n'est plus le joueur qui avait ridiculisé l'OM avec le PSG un soir de mars 2003. Le Brésilien n'a plus grand chose à voir avec le footballeur qu'il était devenu à Barcelone, raflant même un Ballon d'Or (2005) et une Ligue des Champions (2006) avec l'armada catalane dont il était le fier et talentueux chef de file.


Ce premier match, justement, l'ancien Parisien ne l'a pas trop mal négocié avec deux passes décisives pour Pato et une victoire à Sienne (1-2). Dans la foulée, le Milan AC a annoncé vouloir prolonger le contrat du Brésilien (29 ans) et lui offrir une rallonge salariale (8 millions annuels contre 6,5). Depuis, les Rossoneri ont sans doute été refroidis par les prestations du joueur face à l'Inter (0-4) et à Livourne (0-0), samedi. Faut-il pour autant brûler Ronaldinho ? Non, évidemment. Il n'est pas le seul responsable du début de saison raté du Milan AC. La gestion et les choix des dirigeants rossoneri laissent parfois sans voix. Mais ces derniers ne sont pas coupables de la lente décrépitude d'un footballeur qui fut, il n'y a pas si longtemps, le meilleur du monde.


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