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La rotation entre deux gardiens est-elle vraiment possible ?

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Kevin Trapp, le gardien de but du PSG.
Par Louis-Marie VALIN|Ecrit pour TF1|2016-09-22T15:24:46.011Z, mis à jour 2016-09-22T15:26:49.214Z

C'est la volonté d'Emery à Paris, instaurer une véritable concurrence entre Areola et Trapp sur le long terme. Mais cette solution est-elle viable ?

C’est un peu une histoire sans fin au Paris Saint-Germain. Après la cohabitation particulièrement difficile entre Salvatore Sirigu la saison passée, Kevin Trapp pouvait espérer s’affirmer plus franchement dans les cages du champion de France avec le départ cet été de l’international Italien pour Séville.

Malheureusement pour lui, Alphonse Areola a changé la donne. Tout juste revenu d'un prêt réussi à Villarreal, il bénéficie d’une grosse côte auprès du nouvel entraîneur du club Unay Emery, qui a pu beaucoup observer le jeune portier la saison passée.

Ne voulant pas choisir, le technicien espagnol a instauré une concurrence inhabituelle à un poste où la hiérarchie est souvent bien ancrée.


Emery, un habitué du genre

Si en Ligue, la norme est d’avoir le N°1 pour le championnat et l’Europe et le N°2 pour les coupes nationales, Emery semble vouloir changer cette habitude.

Cette façon de faire n’est pas nouvelle pour lui qui a déjà procédé de la sorte au FC Valence en 2011-2012. Tout juste installé sur le banc ché, il n’avait pas voulu trancher entre le titulaire du poste Vicente Guaita et la recrue Diego Alves. Il avait maintenu Guaita en Liga et avait offert la place en coupes, Ligue des Champions comprise, à Diego Alves.

Une tendance récente

Si une telle situation n’est pas la norme, elle n’est pas non plus inédite. Ces dernières années, ce type de répartition des rôles s’est même multiplié dans les grands clubs.

Devant la nécessité d’élever toujours plus le niveau et d’avoir deux gardiens de grande classe, la rotation s’avère souvent nécessaire. Pour parer à toutes les éventualités (blessures, suspensions), les top clubs n’hésitent plus à partager le poste.

Ca a notamment été récemment le cas de Chelsea avec Courtois et Cech ou du FC Barcelone avec Ter Stegen et Bravo.

Une concurrence difficile à gérer

Dans un milieu où l’habitude est d’installer un N°1 sur le long terme, la concurrence n’est pas forcément quelque chose de naturel. De nombreux gardiens vivent mal cette façon de faire. Fabien Barthez déclarait récemment : « Je n’aurais pas accepté… Impossible ! Un gardien, ça reste un gardien, le poste est différent. Il n’y en a qu’un ! Le capital confiance est essentiel dans ce rôle. Je trouve ça dur pour des gardiens… Et la préparation des matches. Il faut le mettre dans la meilleure des conditions, les meilleures dispositions. Quand un gardien se troue, c’est important de rejouer derrière. C’est beaucoup dans la tête pour un gardien. Il faut être serein de ce côté-là. ».


On s’aperçoit d'ailleurs que cette période de concurrence ne dure généralement pas. A Valence, Guaita n’avait pas supporté la pression et était parti, à Chelsea, Cech a tenu un an sur le banc avant de rejoindre Arsenal et à Barcelone, Ter Stegen a exigé que le staff fasse un choix entre Claudio Bravo et lui, entraînant le départ du gardien Chilien à Manchester City.

On peut donc penser que la concurrence entre Trapp et Areola verra l’émergence de l’un des deux, poussant l’autre vers la sortie l’été prochain.