Tout sauf un hasard

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Lyon en danger
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2010-03-19T15:23:04.000Z, mis à jour 2010-03-19T15:23:04.000Z

Pour la première fois depuis 2004, la France aura deux représentants (Lyon et Bordeaux) en quarts de finale de la Ligue des Champions. Cette réussite ne doit rien au hasard. Désormais, la L1, comme ses prestigieux voisins, "envoie" régulièrement les mêmes clubs en C1. L'expérience finit par payer.

Vendredi sur les coups de midi, Nyon ne sera pas envahi par une cohorte d'Anglais comme ce fut le cas ces dernières années. Non, en 2010, les quarts de finale de la Ligue des Champions ne concerneront "que" deux clubs issus de Premier League (Arsenal, Manchester United). Soit autant que la Ligue 1 qui, pour la première fois depuis six ans, a placé deux de ses représentants dans le grand huit européen. Ne vous pincez pas pour y croire, c'est la réalité. La France est, avec l'Angleterre, la nation la mieux représentée. Le FC Barcelone (Espagne), le CSKA Moscou (Russie), le Bayern Munich (Allemagne) et l'Inter (Italie) complètent le tableau.


Tout sauf un hasard

Il y a six ans, lorsque la France avait qualifié Monaco et Lyon pour les quarts de finale, les observateurs avaient tiré des plans sur la comète, tout en reconnaissant que le retour à un système à une phase de groupes avait profité aux clubs de l’Hexagone, plus à l'aise sur un 8e de finale en deux matches. Logique. Six ans plus tard, la formule n'a pas changé. Mais si la Ligue des Champions reste la même, la Ligue 1 a évolué entretemps.


Bordeaux, une année pour apprendre


Quand on se penche sur les derniers éditions du Championnat de France, un constat s'impose. La France a désormais son Big 3 avec Lyon, Bordeaux et Marseille. Ces deux dernières saisons, les trois cadors de Ligue 1 ont squatté le podium du championnat et, en conséquence, jouent la Ligue des Champions régulièrement. Pour Lyon, on ne compte plus... Marseille en est à trois éditions de suite et Bordeaux dispute en 2009/2010 sa deuxième C1 d'affilée. Evidemment, ce n'est pas anodin. Ces formations se sont installées dans un cercle vertueux aussi bien financier que sportif. Avec les conséquences favorables que l'on note aujourd'hui, même si Marseille est l'exception qui confirme la règle et se casse les dents au premier tour à chaque fois.


Tout sauf un hasard

Lyon et Bordeaux profitent de l'expérience accumulée pour avancer. Le cas lyonnais est quelque peu différent de celui des Bordelais puisque l'OL joue la Ligue des Champions depuis dix ans. S'il y a eu un "creux" de trois ans (lié en partie à une certaine malchance au tirage), durant lequel le club de Jean-Michel Aulas n'a plus réussi à se hisser en quarts de finale de la prestigieuse compétition, nul n'oserait avancer que Lyon n'a pas accumulé d'expérience pendant cette période. De son côté, Bordeaux est un cas d'école. Une année pour apprendre et comprendre, une autre pour transformer l'essai.


La Ligue des Champions étant par essence une compétition exigeante comme nulle autre, il faut du vécu pour exister. Si l'Angleterre, l'Espagne et l'Italie se sont globalement taillés la part du lion lors de la dernière décennie, c'est évidemment pour des raisons historiques, culturelles et financières en premier lieu. Mais aussi parce que leurs championnats sont stables. Les gros sont devants, les petits derrière. Ce schéma, que certains regretteront au nom de la glorieuse incertitude du sport, est indispensable pour survivre aux joutes européennes. Durant quelques années, la Ligue 1 a, mis à part Lyon évidemment, a eu du mal à trouver ses locomotives. Maintenant qu'elle les a, on ne s'ennuie plus le printemps venu.


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