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Tout sauf une revanche

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Barrages : mode d'emploi
Par AFP|Ecrit pour TF1|2009-10-14T08:35:18.000Z, mis à jour 2009-10-14T08:35:18.000Z

Complètement dépassés lors du match aller en septembre 2008 (3-1), les Bleus retrouvent l'Autriche, mercredi. Si l'équipe de France n'a pas totalement digéré la défaite de Vienne qui l'a plombée d'entrée lors des éliminatoires du Mondial, joueurs et sélectionneur ne veulent pas parler de revanche.

Samedi 6 septembre 2008. L'équipe de France prend l'eau sur la pelouse du Ernst-Appel Stadion. Battue 3-1 par l'Autriche, la sélection toujours dirigée par Raymond Domenech s'enfonce dans ses doutes et dans une crise qui a pris corps en juin du côté de la Suisse, où les Tricolores ont réalisé un piteux Championnat d'Europe. Face aux Autrichiens, les Français sont fébriles, sans âme et complètement débordés sur les coups de pied arrêtés. Comme durant l'Euro. Philippe Mexès, qui n'était pourtant pas du naufrage helvétique, est le symbole absolu de la déroute bleue. Enfin aligné en défense centrale par le sélectionneur, ce dernier se loupe complètement et est directement impliqué sur deux des trois buts autrichiens. Il ne se relèvera pas de cette soirée cauchemardesque. L'équipe de France non plus...


Ce faux-départ et l'assourdissant brouhaha qui a suivi quant au maintien ou non de Raymond Domenech, la France l'a payé jusqu'au bout. Si elle se retrouve aujourd'hui à quatre longueurs de la Serbie et condamnée à disputer de dangereux barrages le 14 et 18 novembre prochains, elle le doit en partie à ce raté initial qui lui a coûté plus que trois points et a grandement conditionné la suite d'une aventure qui l'a menée là où l'on sait. Personne ne le contestera. Treize mois après, les Bleus retrouvent l'Autriche dans un match qui ne compte plus. Mais qui, en plus de donner de l'élan aux Tricolores en vue des deux rendez-vous de novembre, peut être l'occasion de prendre une revanche, à défaut d'effacer le revers de septembre 2008.


"Il n'y a pas de revanche"


Tout sauf une revanche

Mais au fait, les Bleus sont-ils revanchards ? Pas Thierry Henry en tout cas. Le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France (50 buts) en a vu d'autres et préfère aller de l'avant. "Il n'y a pas de revanche. C'est une équipe qui nous a surpris d'entrée avec trois buts sur coups de pied arrêtés. Après, on a toujours dû courir après ces points que l'on n'a jamais rattrapés. Ils sont très bons dans l'engagement, sur coups de pieds arrêtés. Cela ne sera pas évident, mais à l'arrivée, le classement ne ment pas", a-t-il lancé en conférence de presse. Pas une revanche mais la rancoeur subsiste tout de même. Dans la bouche de Raymond Domenech, même son de cloche. A la question "Est-ce une revanche ?", le sélectionneur a répondu laconiquement : "Non. On n'aime pas perdre un match. Mais pour nous l'important,c'est de se qualifier."


L'Autriche est cependant liée à l'objectif "final" de cette équipe de France. Si Raymond Domenech va très certainement et logiquement faire tourner afin d'éviter une suspension à certains joueurs menacés (Gallas, Abidal, Sagna et Evra) et permettre à d'autres de recharger les accus, le sélectionneur sait que réussir une belle performance face aux Autrichiens serait globalement bénéfique. En plus de donner confiance à des Bleus qui ont en toujours besoin, un match accompli pourrait aussi réconcilier l'équipe de France avec son public du Stade de France. "Le match contre l'Autriche, il faut le gagner, lance Eric Adibal. Cela va servir de match référence car au niveau de la qualité, l'Autriche est quand même meilleure que les Féroé. Il va nous servir pour la suite. L'objectif est d'aller en Coupe du monde."