Serbie-France : les Bleus ont assuré l'essentiel, mais pas plus

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Paul Pogba
Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2014-09-07T20:44:00.000Z, mis à jour 2014-09-07T22:50:50.000Z

Les Bleus de Didier Deschamps ont signé un match nul en Serbie (1-1). Après une première mi-temps solide défensivement, ils ont baissé de pied avant de se faire piéger sur un magnifique coup franc.

Après un succès de prestige en amical face à l'Espagne, l'Equipe de France a signé un match nul en Serbie avec un onze très remanié. Kolarov, sur une merveille de coup franc, a répondu à l'ouverture du score de Pogba en première mi-temps.


Des Bleus appliqués...
Didier Deschamps ne cherchait pas vraiment des réponses avant le coup d'envoi, mais plutôt d'éventuelles questions à se poser et qui nourriront son projet jusqu'à l'Euro 2016. Face à la Serbie, en première mi-temps, il a dû être satisfait par l'implication et le sérieux, moins par la flamboyance dans un terrain sans ambiance, des non-Mondialistes. Ceux qui jouent gros à défaut de jouer beaucoup. A ce petit jeu-là, c'est peut-être Cabella qui s'est montré le plus en verve, avec son activité incessante et sa bonne relation avec Lucas Digne sur l'aile gauche. C'est même le néo Magpie qui a offert son quatrième but à Paul Pogba (13ème), sur corner, alors que le milieu dont tout le monde parle était très seul au second poteau. Une façon comme une autre de rappeler qu'il est irremplaçable et qu'il le sera de plus en plus d'ici des matches davantage officiels. Sinon, on ne peut pas vraiment dire que les autres ont montré grand-chose qui pourrait venir bousculer le onze quasi établi. Car la projection vers l'avant a souvent fait défaut à des Bleus forcément en manque d'automatisme, pas non plus aidés par une pelouse très limite.


... puis il y a eu l'éclair Kolarov
La solidité défensive des Bleus a contrasté avec les manques offensifs et, paradoxalement, c'est quand les Serbes se sont montrés dangereux, par intermittence certes, que la dernière ligne s'est réveillée. Cabella, encore lui, a été très remuant et sa sortie a beaucoup pesé sur l'équilibre. Les minutes passant, les hommes de Didier Deschamps ont commencé à jouer avec le feu, dans le sillage de cette talonnade très risquée de Digne aux abords de sa surface aboutissant à une situation adverse. Mais, pire, le milieu, si impeccable fut-il jusqu'alors, a perdu pied et cela s'est matérialisé par des fautes et les coups francs dangereux qui allaient avec. Kolarov, véritable poison dimanche soir, a fini par trouver la faille avec une frappe imparable (80ème). Cette égalisation, méritée, est venue punir une équipe de France n'ayant pas su bonifier les opportunités qui se sont présentées à elle. Sans la main ferme d'Hugo Lloris dans les ultimes instants de la rencontre, c'est une défaite qu'auraient ramenée les Bleus dans leurs bagages.


Quelles conclusions ?
Bien sûr, ce 1-1 n'a rien d'une contre performance. Parce que c'était un match sans véritable enjeu, sinon conforter des certitudes. Et, surtout, parce qu'il y avait sept changements par rapport à la victoire déjà plus probante sur l'Espagne. De ce voyage en Serbie, on retiendra surtout la sérénité, signe que le groupe est concerné dans son entièreté. Et s'il ne fallait citer un nom sortant du lot en attendant de sortir plus souvent du banc de touche, ce serait sans doute Rémy Cabella, impeccable dans son activité, en termes de pressing et de percussion. Au final, ceux qui ont débuté sont passés par beaucoup d'états et c'est tout l'intérêt de ces rencontres : gagner en expérience, qu'importe le résultat.