La Slovaquie peut-elle le faire ?

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La Slovaquie peut-elle le faire ?
Par Glenn CEILLIER (avec AFP)|Ecrit pour TF1|2010-06-28T14:17:34.000Z, mis à jour 2010-06-28T14:17:34.000Z

Pays-Bas - Slovaquie (lundi 16h00) est l'affiche la plus déséquilibrée des huitièmes de finale. La 34e nation FIFA peut-elle faire chuter la quatrième ? Elle a des arguments, plus ou moins rationnels.

LA SLOVAQUIE A LA RECETTE


La recette fonctionne, alors pourquoi ne pas la ressortir ? Avant le dernier match de poule face à l'Italie, le sélectionneur slovaque Vladimir Weiss avait joué profil bas. Allant même jusqu’à cirer les chaussures des Azzurris. "Ils sont champions du monde en titre, ils ont tout gagné. Ils n'ont pas peur de jouer sous pression, ils ont gagné beaucoup de matches comme celui de demain", avait lancé Weiss à la veille de l'affrontement. Au final, une victoire 3-2 des Slovaques et un tremblement de terre mondial. Weiss a ressorti le pot de cirage dimanche pour les Pays-Bas. "Cette équipe possède de nombreux joueurs qui jouent dans les meilleurs clubs du monde, en Espagne, en Italie, en Angleterre. Des stars qui sont dirigées par trois excellents entraîneurs", a-t-il lancé avant d'ajouter : "Il y a tellement de bons joueurs dans l'effectif néerlandais que je ne peux pas tous les citer". Les Pays-Bas, réputés pour leur arrogance, tomberont-ils dans le piège ?


LES PAYS-BAS ECHOUENT TOUJOURS


C'est le talon d'Achille de la belle mécanique oranje. Avec son abondance de biens, la sélection néerlandaise possède de sérieux arguments pour aller au bout. Ses joueurs le savent, la presse aussi et le peuple également. Tous voient la sélection de Bert Van Marwijk revenir d'Afrique du Sud avec une première Coupe du monde. Comme tous les quatre ans, en somme ! Cet excès de confiance, récurrent chez les Néerlandais, pourrait profiter aux Slovaques. Ils ne seraient pas les premiers. Après un premier tour impressionnant à l'Euro 2008, les Bataves étaient ainsi tombés de haut contre la Russie en quarts (1-3 a.p.). Les coéquipiers de Robben pourraient déjà avoir la tête au prochain tour avec un quart de finale de prestige face au Brésil qui se profile. Ils clament tous à chaque fois qu'un micro se présente qu'ils ont retenu la leçon de 2008 et tentent de faire preuve d'humilité. Mais chassez le naturel, il revient au galop...


UNE DEFENSE NEERLANDAISE EN BOIS ?


Les observateurs sont unanimes : si les Pays-Bas disposent d'une attaque de feu, la donne est tout autre en défense. Certes, jusqu'à présent, elle a tenu la baraque avec deux encaissés en huit matches de qualifications et un seul depuis le début du Mondial. Et encore : sur penalty. Mais elle n'a pas vraiment été mise à rude épreuve en Afrique du Sud. Van der Wiel, Heitinga, Mathijsen et Van Bronckhorst ne sont pas, à leur poste, les équivalents de Robben, Van Persie, Kuyt ou Sneijder. Aux côtés de Hamsik, Robert Vittek, auteur de trois buts dont un doublé face à l'Italie, espère bien continuer sur sa lancée pour profiter des moindres égarements de l'arrière-garde néerlandaise.


UN GARDIEN SOUS PRESSION


La Slovaquie, indépendante depuis 1993, "n'a rien à perdre" comme le rappelle Weiss. Elle était, sur la ligne de départ, la seule équipe à ne pas avoir disputé de Coupe du Monde et son parcours est déjà une réussite. C'est tout l'inverse pour les Bataves. Le gardien Maarten Stekelenburg semble ressentir le poids de l'attente sur ses épaules : "Je sais que si je fais une connerie contre la Slovaquie, on me dira "Cette balle-là", Edwin var der Sar l'aurait stoppée", a lancé le portier de l'Ajax en conférence de presse. Le dernier rempart des Pays-Bas a d'ailleurs déjà fait une petite boulette devant les journalistes : "J'ai une liste des joueurs avec leurs habitudes, la façon dont ils tirent généralement les penalties...", a-t-il avoué. Les Slovaques sont prévenus et n'ont plus qu'à s'adapter en cas de séance de tirs au but...