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Sneijder, le facteur x

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Sneijder, le facteur x
Par Martin MOSNIER|Ecrit pour TF1|2010-07-04T16:45:03.000Z, mis à jour 2010-07-04T16:45:03.000Z

Au coeur d'une équipe de Pays-Bas sans génie, Wesley Sneijder est une exception. Face au Brésil (2-1), il a porté les Oranje sur le dos, comme depuis le début du Mondial. Après une saison éblouissante à l'Inter, voilà le meneur de l'Inter prêt à mettre le monde à ses pieds.

Les Pays-Bas sont en demi-finale de la Coupe du monde. Sans être flamboyants. Sans soulever les foules. Pour le moment, la réussite oranje tient dans la solidité de sa défense, le gros volume de jeu de Kuyt mais aussi et surtout le talent de son meneur de jeu, Wesley Sneidjer. Au sein du Big Four batave, van Persie n'est toujours pas entré dans son Mondial, van der Vaart est désormais planté sur le banc de touche, Robben est branché sur courant alternatif même si ses éclairs restent précieux. Wesley Sneijder est le seul à tenir son rang.


Sneijder, le facteur x

Le Brésil et ses cinq étoiles ont plié face à son talent en deux temps. D'abord sur un de ses centres du gauche où Felipe Melo et Julio Cesar se sont emmêlés les pinceaux (1-1, 53e). Ensuite sur une tête à la réception d'une déviation de Kuyt (2-1, 68e). Un drame en deux actes actes pour des Auriverde emportés par la perle de l'Inter. Dans la foulée, Sneijder fut élu homme du match, une habitude dans cette Coupe du monde. Il a déjà raflé trois fois cette distinction.


Car la bande à Kaka n'est pas la première victime de Sneijder. Japonais, Camerounais, Danois et Slovaques ont eux-aussi subi le génie du meneur oranje. Depuis le début de la Coupe du monde, Sneijder est directement impliqué sur 6 des 9 buts des Pays-Bas (4 buts et 2 passes décisives). Son influence va au-delà de ses chiffres car ils ne comptabilisent pas les avant-dernières passes sur les buts de Kuyt face au Danemark (2-0) ou de Huntelaar face au Cameroun (2-1). Sneijder est le rouage essentiel d'un collectif qui se cherche encore, son facteur x. Patron sur le terrain, il est aussi dans le vestiaire. Après 45 minutes où les Pays-Bas ont ont subi les assauts brésiliens, Sneijder a pris la parole dans le vestiaire et sommé ses coéquipiers de tout donner. On connaît la suite. "Et nous avons dans nos rangs un mec très spécial: le plus petit joueur sur le terrain qui marque le but décisif de la tête", témoigne Dirk Kuyt.


Favori pour le Ballon d'Or ?


Voilà, le meneur de poche (1,70m) à deux matches d'un fabuleux quadruplé. Après avoir remporté la Serie A, la Coupe d'Italie et la Ligue des Champions avec l'Inter Milan, il pourrait désormais inaugurer le palmarès néerlandais en Coupe du monde. Une issue qui lui garantirait presque à coup sûr le Ballon d'Or. Après une année délicate au Real Madrid, il a enfin donné depuis le début de saison toute la mesure de son talent en club. La clé ? Son repositionnement derrière les attaquants alors que sous le maillot du Real, il était davantage utilisé comme un milieu défensif, davantage relayeur que créateur. Du gâchis en somme.


En sélection, il s'inscrit dans la lignée des Clarence Seedorf et Johan Neeskens. L'un des plus illustres meneurs de la Seleçao, Raï, l'a d'ailleurs adoubé dans les colonnes de France Soir : "On trouve des numéros 10 qui ne sont à la fois ni organisateurs ni décisifs comme Govou. Et il y a Wesley Sneijder, le numéro 10 néerlandais (...). Il est moins médiatique que d’autres stars de ce Mondial, mais ce petit gabarit pour un joueur de football moderne (1,70 m pour 67 kg) sort d’une saison extraordinaire avec son club de l’Inter de Milan (...). Je suis séduit par son activité sur un terrain, sa vision du jeu, sa technique et sa vitesse d’exécution. Oui, j’aime Sneijder. Et si c’était son année ?" C’est déjà son année.


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