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Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2010-05-12T17:58:07.000Z, mis à jour 2010-05-12T17:58:07.000Z

Outre Vieira, Raymond Domenech a choisi de se passer de Benzema, Escudé, Boumsong ou encore Nasri pour la Coupe du monde en Afrique du Sud. Zoom sur les grands absents de la liste des trente dévoilée mardi, dont certains avaient pourtant joué un rôle important pendant les qualifications.

. BENZEMA, LE GRAND PERDANT


En un an, Karim Benzema a perdu gros. Titulaire à la pointe de l'attaque de l'équipe de France à l'entame de l'Euro 2008, il devait être le nouveau goleador français. Transféré au Real Madrid en 2009, il devait ensuite être élevé au rang de Galactique aux côtés de Cristiano Ronaldo ou Kaka. Aujourd'hui, l'ancien Lyonnais n'est même plus remplaçant chez les Bleus. Pire, il ne figure pas parmi les 30 présélectionnés. Toujours à la recherche de son match référence en sélection, Benzema paie aujourd'hui une saison difficile dans les rangs madrilènes où il n'a été titularisé qu'à 14 reprises. En 26 apparitions, il a néanmoins inscrit 8 buts. "Karim a du talent. A un moment ou un autre, il y sera. Son talent lui permettra de rebondir", a voulu le rassurer Raymond Domenech. Mais, après avoir été appelé 27 fois en sélection (8 buts) et présenté comme un futur crack, le coup est dur. "Si jamais je n'y étais pas, je serais déçu... pas abattu", avait-il pourtant l'air d'anticiper avant l'annonce de la liste.


Karim Benzema fait aussi les frais de la chasse aux égos lancée par le sélectionneur. Ce dernier, qui avait également mis en garde les remplaçants qui ne devront pas "baver dans les journaux", a rappelé mardi l'importance d'être "capable de vivre ensemble" et évoqué des "choix moins visibles" que le critère sportif, sur lequel Benzema n'était plus incontournable depuis longtemps. Absent depuis France - Autriche (3-1), en octobre 2009, il avait d'ailleurs perdu sa place dans le onze. Sa dernière titularisation dans un match de compétition remontante à septembre 2008 contre la Serbie (2-1). Son opération séduction ("J'aime l'équipe de France, j'ai envie de jouer pour l'équipe de France et faire quelque chose extraordinaire") et ses dernières prestations (un but et une action décisive contre Majorque) n'auront pas suffi à le rendre plus crédible.

. ESCUDE ET BOUMSONG SANS DEFENSE ?


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Au sein d'une défense en quête de certitudes, ces deux-là avaient de bonnes raisons d'y croire. Julien Escudé, 13 sélections, était un habitué des listes de Domenech. Le Sévillan a disputé quatre rencontres de qualification au Mondial dont le barrage retour face à l'Irlande (1-1), qu'il avait abandonné très tôt à cause d'une fracture du nez. Titulaire lors de la dernière sortie des Bleus face à l'Espagne (0-1), il présentait même l'avantage d'être le seul gaucher, avec Eric Abidal, capable de jouer dans l'axe avec William Gallas. Jusque là, ses bourdes à répétition, notamment son but contre son camp face à la Romanie (1-1), ne lui avaient pourtant jamais ôté la confiance du sélectionneur.


Quant à Jean-Alain Boumsong (27 sélections), dans les petits papiers du sélectionneur depuis l'époque des Espoirs, il ne jouait pas beaucoup mais était régulièrement appelé. Le Lyonnais, qui ne faisait jamais de vagues, est connu comme un coéquipier modèle au sein du groupe France. Victime de deux blessures musculaires en 2010, il sera revenu en forme trop tard. Dans une moindre mesure, les incertitudes autour de la charnière centrale tricolore avaient suscité un buzz autour de Philippe Mexès. Mais l'ancien Auxerrois, qui a perdu sa place de titulaire à l'AS Rome, n'a jamais plu à Domenech. Et il n'a pas su saisir sa chance lorsqu'elle s'est présentée en Autriche (1-3), en septembre 2008. Ses sélections suivantes, face à l'Uruguay (0-0), l'Argentine (0-2) et la Turquie (1-0), n'y ont rien changé.


. NASRI, C'EST FINI ?


Titularisé à dix-neuf ans en 2007, appelé pour l'Euro 2008, Samir Nasri devait reprendre les clés du jeu tricolore abandonnées par Zinedine Zidane. Titulaire en Autriche (1-3), puis entré en jeu face à l'Uruguay (0-0, novembre 2008) et en Lituanie (1-0, mars 2009), l'ancien Marseillais a prouvé qu'il avait pris du galon en rejoignant Arsenal. En Angleterre, il a su muscler son jeu en évoluant aussi bien à gauche, à droite et en meneur de jeu. Il a surtout montré qu'il avait le niveau international, que ce soit en Premier League ou en Ligue des champions où son coup d'éclat face au FC Porto (5-0) a marqué les esprits. "La Coupe du monde n’est pas une obsession mais j’y pense beaucoup", avouait-il. Mais son attitude lors de l'Euro 2008, où il ne fut pas étranger au conflit de générations, et surtout l'ascension fulgurante de Yoann Gourcuff sont passées par là.


. ILS Y ONT AUSSI CRU...


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Parce qu'ils ont également participé à la campagne de qualification, ils pouvaient espérer voir l'Afrique du Sud. Parmi eux, Moussa Sissoko était un candidat crédible. Le Toulousain a honoré deux sélections face aux Iles Féroé (5-0) puis, en tant que titulaire, contre l'Autriche (3-1). Depuis, on ne l'avait plus revu. Il n'avait pas confirmé dans les rangs du TFC. Régulièrement convoqué (sans jouer), le Lyonnais Aly Cissokho a pour sa part vu Gaël Clichy (Arsenal) lui fermer la porte au poste de latéral gauche. Loïc Rémy, entré en jeu face au Nigeria en juin 2009 (0-1), a perdu son duel avec Jimmy Briand. Le Niçois, auteur de sa meilleure saison avec 13 buts, a pourtant fait ce qu'il fallait. Quant à Louis Saha, convoqué puis contraint de céder sa place sur blessure à Djibril Cissé face à l'Espagne (0-1), il a sans doute laissé passer là sa dernière chance. Enfin, entré en fin de match face à la Serbie (2-1) en septembre 2008, Mathieu Flamini (Milan AC) est resté dans l'oubli.