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[Téléfoot 09/10/2016] En pleine transition, les Pays-Bas s'avancent tête baissée vers la France

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Par Alexandre Coiquil|Ecrit pour TF1|2016-10-09T15:02:56.069Z, mis à jour 2016-10-09T15:05:31.413Z

Absents à l'Euro 2016, les Pays-Bas sont entrés dans une période de transition plutôt malvenue. Malgré le bon travail de formation du PSV et du Feyenoord, la sélection néerlandaise est dans le creux.

Où en sont les Pays-Bas ?

Privée d'Euro 2016, l'équipe des Pays-Bas est actuellement en pleine reconstruction. Considérablement rajeunie depuis la Coupe du monde 2014, la sélection batave a dû passer par un accroc majeur pour se remettre dans le droit chemin et retrouver une ligne directrice. Récupérée par Guus Hiddink au lendemain du mondial brésilien, la "selectie" n'a jamais trouvé le bon cap avec l'expérimenté technicien, qui s'est retrouvé être un magicien sans baguette. Mal installée dans le 4-3-3 proposé par l'ancien coach de Chelsea, affaiblie par les nombreuses blessures d'Arjen Robben et Robin van Persie, et donc privée d'attaquant de référence, la sélection néerlandaise a passé deux années en enfer.

Hiddink, démissionnaire en juin 2015 après un bilan de 5 défaites en dix matches, a finalement passé la main à Danny Blind plus vite que prévu. Avec une patate chaude dans les mains, l'ancien joueur de l'Ajax n'a d'ailleurs pu éviter la catastrophe à l'automne dernier. Les Pays-Bas ont donc débuté la campagne de qualifications au Mondial 2018 avec un gros mal de crâne et le spectre du fiasco français dans l'esprit. Mais le médicament pris a fait ses premiers effets : les voilà co-leaders du groupe A avec les Bleus après le large succès acquis face à la Biélorussie (4-1). Un succès, oui, mais obtenu sans la manière.

Malgré des clubs formateurs performants, le Feyenoord et le PSV en tête en 2016, les nouvelles générations sorties depuis une décennie n'ont pas donné grand chose à l'exception de quelques individualités. Obligés de vendre très tôt leurs joueurs, les trois gros de l'Eredivisie payent encore l'Arrêt Bosman, vingt ans après. Le creux générationnel tant redouté est lui bien arrivé au lendemain d'un Mondial 2014 qui a constitué l'arbre qui cachait la forêt. En 2015, Johan Cruyff avait fortement critiqué les méthodes de formation de son club, l'Ajax d'Amsterdam, et s'était étendu au football néerlandais dans son ensemble. Probable que l'ancien N.14 avait touché du doigt le principal problème du football néerlandais : le manque d'innovation.

Quels joueurs face aux Bleus ?

Privés de Wesley Sneidjer, qui avait réussi à afficher un niveau plus que correct pendant la campagne qualificative à l'Euro 2016 et d'Arjen Robben encore blessé, les Pays-Bas vont pouvoir compter sur leur poumon : Kevin Strootman. Remis de ses multiples blessures au genou gauche, qui ont nécessitè trois opérations entre mars 2014 et septembre 2015, le milieu de terrain de la Roma a apporté un poil de stabilité dans l'entrejeu batave. Épaulé par Georginio Wijnaldum et Davy Klaasen dans l'entrejeu, Strootman n'a pas encore retrouvé tout son rayonnement mais son retour a fait un bien fou au onze de Danny Blind.

En rechange, le sélectionneur a un peu plus de matériel. Jordy Clasie, Tonny Vilhena, les deux joueurs formés au Feyenoord, ont des profils de récupérateurs-distributeurs plutôt intéressant. Davy Pröpper, très bon avec le PSV, fait lui un excellent second choix sur le côté. Le très bon travail de Philipp Cocu avec Eindhoven pourrait d'ailleurs constituer une solution pour cette sélection pour l'après-Mondial 2018.

Blind, cadre à 26 ans

Devant en l'absence de Robben et Sneidjer, c'est Quincy Promes qui devra être surveillé comme le lait sur le feu. Auteur d'un doublé contre la Biélorussie vendredi dernier (4-1), le joueur du Spartak a mené son équipe vers un succès important. Vincent Janssen, recruté par Tottenham cet été, sera également à surveiller. C'est lui le nouveau buteur des Oranje Mécaniques.

Les Bleus devront composer avec une défense très rajeunie où Daley Blind sera le joueur le plus expérimenté. Le joueur polyvalent de Manchester United, 26 ans à peine, doit en effet déjà faire figure de cadre aux côtés de Jeffrey Bruma, Stefan de Vrij (qui se remet tout juste d'une blessure au genou) et Rick Karsdorp, le nouveau-venu. C'est très mince et les Pays-Bas ne pourront pas être en chantier perpétuellement. Son équilibre perdu lui a déjà fait manquer le premier Championnat d'Europe à 24 nations. C'est dire si l'ampleur du chantier. Aux hommes de Deschamps d'en profiter et de ses dégager la voie vers une qualification directe pour la Russie.


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