Les Ticos au creux de la vague

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Les Ticos au creux de la vague
Par Vincent BREGEVIN|Ecrit pour TF1|2010-05-26T20:12:08.000Z, mis à jour 2010-05-26T20:12:08.000Z

Le Costa Rica peine à se remettre de son malheureux barrage face à l'Uruguay (0-1, 1-1) et de la retraite de son joueur emblématique Paulo Wanchope. Présentation du premier adversaire des Bleus en match de préparation, mercredi à Lens.

Quel est le point commun entre l'Eire et le Costa Rica ? Ces deux nations que tout oppose ont été bien malheureuses lors des barrages pour la Coupe du monde 2010. Pendant que les Irlandais hurlaient au scandale sur la main de Henry, les Costaricains encaissaient un but fatal de Sebastien Abreu, entaché d'une position de hors-jeu. Battus chez eux à l'aller (0-1), les Ticos ont égalisé par la suite mais le match nul concédé en Uruguay (1-1) les a condamnés à ne pas participer au Mondial pour la première fois depuis 1998.


La thèse de l'accident de parcours sur fond de polémique est recevable. Mais elle doit être nuancée. Car "la Tricolor" a surtout laissé échapper sa qualification lors du tournoi éliminatoire de la zone CONCACAF. A une minute près, puisque c'est un but concédé dans les derniers instants face aux Etats-Unis qui a mis un terme aux espoirs costaricains. Tenus en échec (2-2), les Ticos ont dû abandonner la troisième place au Honduras pour une moins bonne différence de buts, derrière les Américains et le Mexique. Son déclin est en marche. Après une campagne intéressante en 2002, où il avait notamment accroché la Turquie, futur troisième (1-1), le Costa Rica avait subi trois défaites au cours d'une Coupe du monde 2006 ratée. Et la retraite de l'emblématique Paulo Wanchope en 2008 n'a pas enrayé la glissade de la sélection nationale.


Ruiz pour oublier Wanchope


L'ancien joueur de Manchester City, deuxième meilleur buteur de l'histoire du Costa Rica (73 sélections, 45 buts), était une vraie légende vivante avant de raccrocher. Depuis deux ans, "la Tricolor" ne peut plus compter sur son talent et son expérience internationale. Son départ a laissé un grand vide. Ses responsabilités ont été endossées par le buteur du FC Twente, Bryan Ruiz (24 ans) et meilleur buteur des Ticos durant les qualifications (6 buts). Il devrait porter le brassard de capitaine face aux Bleus. Et derrière ? Pas grand chose. Des joueurs évoluant dans des clubs de seconde zone en Europe ou dans les deux grands clubs locaux, Saprissa et Alajuelense. Deux formations qui subissent la loi des clubs mexicains depuis six ans en Ligue CONCACAF, l'équivalent de notre Ligue des champions en Amérique centrale, après avoir remporté respectivement les éditions 2004 et 2005.


Ce soir à Lens, l'équipe de France trouvera donc une formation au creux de la vague. Mais pas sans ambition. "La Tricolor" arrive en Europe pour une série de trois matches qui doivent lui permettre de s'étalonner avec des formations de plus haut niveau. Après les Bleus, les Ticos en découdront avec la Suisse et la République tchèque avec l'objectif de préparer au mieux la prochaine échéance de la sélection nationale, la Gold Cup en 2011. La 42e équipe au classement de la FIFA reste cependant d'un niveau assez nettement inférieur à celui des hommes de Raymond Domenech. Elle devrait en tout cas lui poser moins de problèmes qu'en 2005. Alors qu'ils menaient à la pause devant les Français (0-2), les Costaricains s'étaient finalement inclinés (3-2) sur des buts d'Anelka, Cissé et Henry, à Fort-de-France. Mais les temps ont bien changé depuis pour le Costa Rica.