"Pas des tocards"

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'Pas des tocards'
Par Imago|Ecrit pour TF1|2009-09-01T17:28:03.000Z, mis à jour 2009-09-01T17:28:03.000Z

Lassana Diarra n'est pas inquiet avant de croiser le fer avec la Roumanie et la Serbie. Même si la France a des difficultés dans le jeu, le milieu de terrain du Real Madrid juge que les Bleus ne sont "pas des tocards". Il se montre confiant et pense que la France ira au Mondial.

LASSANA DIARRA, vous apprêtez-vous à vivre dix jours décisifs pour la survie de l'équipe de France ?


L.D. : J'espère jouer deux grands matches, à commencer par celui de samedi. Mais on ne va pas mourir à la fin des matches. On sait ce qu'on a à faire. On est focalisé là-dessus.


Y a-t-il quand même une pression particulière ?


L.D. : Il est vrai que ce sont deux matches importants. C'est un peu spécial là car on joue contre des adversaires directs, à nous de faire en sorte que cela se passe bien.


Comment vous sentez-vous personnellement ? La saison a bien commencé avec le Real Madrid...


L.D. : Je me sens bien mais le Real Madrid et l'équipe de France, ce sont des choses différentes. Un autre contexte.


Il est quand même important de bien se sentir en club pour évoluer à son meilleur niveau avec les Bleus...


L.D. : Oui, je pense, même si le club et la sélection sont deux choses différentes. L'un va avec l'autre.


Justement, pourquoi certains ne sont pas aussi performants en club qu'en équipe de France ?


L.D. : C'est vous qui le dites... L'équipe de France, c'est un tout. On est onze à commencer un match. Si on est tous bien, cela se ressent. Cela dit, les coups de moins bien, ça arrive. Ces derniers temps, on a ramené des points. C'est ce qu'il faut.


Vous avez pris des points mais le jeu des Bleus n'est guère rassurant ces derniers temps...


L.D. : A partir du moment où on gagne... Après si la manière est là, c'est tant mieux. Mais les trois points, c'est déjà très bien.


Y a-t-il un style de jeu en équipe de France ?


L.D. : On est en progression. Toutes les nations connaissent des moments plus difficiles. Mais dans l'équipe, tout le monde se connait de mieux en mieux. Même si tout n'est pas parfait.


Diriez-vous aujourd'hui que l'équipe de France est une bonne équipe ?


L.D. : Oui, si vous regardez les joueurs qui la composent, ce ne sont pas des tocards.


L'équipe de France va-t-elle aller à la Coupe du monde ?


L.D. : Je le souhaite mais je ne suis pas devin. On va tout mettre en oeuvre pour aller en Afrique du Sud.


D'un point de vue personnel, quelles sont vos consignes de jeu en équipe de France ? Le sélectionneur vous demande-t-il de vous porter vers l'avant ?


L.D. : J'ai toujours eu les mêmes consignes. Je suis milieu de terrain défensif avant tout. Je dois récupérer la balle, la transmettre devant, aux ailiers... Après si je peux donner un coup de main offensivement, tant mieux.


Avez-vous envie, comme au Real, de vous impliquer un peu plus offensivement ?


L.D. : Le Real Madrid, c'est le Real Madrid. L'équipe de France, c'est différent. Je suis à la disposition de l'équipe, du coach. Milieu défensif, ça demande beaucoup de boulot.


Vous commencez à bien connaitre Jérémy Toulalan avec qui vous jouez régulièrement chez les Bleus. Où en est votre association ?


L.D. : Ça progresse. Il fait de bonnes performances en club, moi aussi cela se passe bien avec le Real Madrid. A nous de mettre en oeuvre ce que l'on réussit en club tous les deux. Je pense qu'on est complémentaires. On a des qualités similaires mais on peut se relayer en ce qui concerne les tâches offensives.


Quel est la différence entre jouer au Real Madrid et avec l'équipe de France ? Avez-vous la même pression ?


L.D. : Ce n'est pas pareil. On n'a pas les mêmes partenaires, le contexte est différent. Quant à la pression, elle a toujours été là. Nous devons en faire abstraction pour donner le meilleur de nous-mêmes. Les matches internationaux, c'est un niveau au-dessus. En club, on est tous les jours avec les même joueurs, on se connait. En sélection, ça change : il faut se reconcentrer, se remettre dans le bain à chaque fois. Ce sont d'autres schémas tactiques et on n'a qu'une semaine pour se préparer.


Comprenez-vous que les gens n'arrivent pas à se faire à l'idée que jouer la Lituanie est plus dur qu'un match de Liga ?


L.D. : Que voulez-vous que je vous dise ? S'ils jouaient au foot, peut-être comprendraient-ils... Il faut le vivre pour le savoir. Regardez Barcelone ou Madrid, il y a de grands joueurs mais ils se connaissent. En sélection, on a peu de temps, c'est différent. Les équipes que l'on affronte se donnent. C'est rugueux.