Top 100: Tout simplement "Kaizer Franz"

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Tout simplement 'Kaizer Franz'
Par Glenn CEILLIER|Ecrit pour TF1|2010-06-10T08:15:00.000Z, mis à jour 2010-06-10T08:15:00.000Z

Suite de notre classement des 100 joueurs les plus marquants de l'histoire de la Coupe du monde. A la 3e place, Franz Beckenbauer. Du panache, un style élégant, un charisme rare, Beckenbauer avait tout pour lui. En 3 éditions, il a marqué l'histoire. Pendant des années, il fut tout pour l'Allemagne.

Du 17 mai au 11 juin, notre site vous propose de découvrir son classement des 100 joueurs les plus marquants de l'histoire de la Coupe du monde. Mais nous souhaitons aussi connaitre votre avis. Vous pouvez donc dès aujourd'hui voter pour établir votre propre classement. Pour cela, rien de plus simple: envoyez à redaction.fr@eurosport.com votre podium en désignant les trois joueurs les plus marquants de l'histoire selon vous. Le premier obtiendra 3 points, le deuxième 2 point et le troisième 1 point. Le classement des internautes sera révélé en même temps que le numéro un du classement de la rédaction.


3. FRANZ BECKENBAUER
Pays : Allemagne
Date de naissance : 11 septembre 1945 à Munich
Poste : Milieu et libéro
Participations : 3 (1 victoire)
Matches : 18 matches (5 buts)


1974. La République Fédérale d'Allemagne brandit la Coupe du monde. Chez elle, la Mannschaft, championne d'Europe en titre, fait le bonheur de tout un peuple en reconquérant la couronne vingt ans après la première. Le sacre d'une équipe venue à bout des Pays-Bas de Johan Cruyff (2-1). La consécration suprême pour un homme : Franz Beckenbauer. Le capitaine emblématique, finaliste en 66 et 3e en 70, a su répondre aux attentes de son pays en amenant ses troupes sur le toit du monde. Un aboutissement logique pour un joueur hors-norme.


Franz Beckenbauer n'aura jamais été qu'un simple footballeur. Dès ses premiers pas derrière un ballon rond, son élégance, sa gestuelle parfaite et son efficacité séduisent tous les observateurs. Son charisme, son panache et sa science tactique en feront au fil des années "Kaizer Franz". L'empereur du football allemand, celui qui a marqué à jamais l'histoire de la Nationalmannschaft. Celui a qui a aussi redéfini le poste de libéro où il apportait perpétuellement le danger vers l'avant. Mais avant de le voir briller au sein de la défense, il a d’abord imposé sa classe dans l'entrejeu allemand. Aligné au début de sa carrière milieu droit, il a reculé au fur et à mesure des années et des Coupes du monde, devenues le terrain de chasse idéal pour son talent.


A tout juste 21 ans, il a marqué un doublé dès son premier match dans un Mondial face à la Suisse (5-0) en 1966. Le symbole de sa montée en puissance ahurissante dans ce tournoi qu'il a terminé avec quatre buts au compteur? Son sélectionneur lui a confié la lourde tâche de s'occuper du cas de Bobby Charlton, la star anglaise, lors de la finale remportée par l'Angleterre avec un but controversé (4-2 a.p.). La légende est en route. Quatre ans plus tard, son histoire a pris toute sa dimension. Si son équipe a échoué à la troisième place, "Kaizer Franz" a marqué le Mondial 1970 de son empreinte. En quart de finale, il a montré le chemin à suivre à sa troupe, menée 2 à 0 par l'Angleterre, en réduisant le score. En demi-finale face à l'Italie (4-3 a.p.), il est entré dans l’histoire. Après s'être cassé la clavicule, il a continué de jouer, le bras en écharpe, toujours aussi droit mais le visage pale. Une image qui est restée dans les annales. La Mannschaft n'a pas été au bout mais Beckenbauer a écrit l'une des plus belles pages du football allemand lors de ce match épique. Son histoire d’amour avec la Coupe du monde était néanmoins loin d’être terminée.


Devenu capitaine de la sélection en 1971, le joueur du Bayern Munich, un club qui lui a permis de tout remporter, a alors imposé sa patte sur l’équipe de la RFA. Hors des pelouses, il n'a pas hésité à demander l’éviction de certains joueurs pour mener à bien la mission que lui a confiée la nation : offrir une nouvelle étoile à l'Allemagne chez elle en 1974. Et sur les rectangles verts, il a réinventé le style de libéro. Ce n'était pas un défenseur qui se contentait de défendre son but. Il était le premier à lancer les contre-attaques adverses grâce à sa technique et ses grandes enjambées pour mettre ses attaquants en position de frappe. Un "libéro de charme", selon la presse de l'époque. Devenu le héros de la nation, il a raccroché ses crampons quelques années plus tard avant de prendre la tête de la sélection pour apporter encore une fois sa science du jeu et son intelligence. Au grand bonheur de l'Allemagne, qui a remporté le Mondial 1990 sous sa coupe.


LE CLASSEMENT


3. Franz Beckenbauer (Allemagne)
4. Ronaldo (Brésil)
5. Zinédine Zidane (France)
6. Garrincha (Brésil)
7. Lothar Matthäus (R.F.A. puis Allemagne)
8. Giuseppe Meazza (Italie)
9. Gerd Muller (R.F.A.)
10. Juan Alberto Schiaffino (Uruguay)


11. Just Fontaine (France)
12. Bobby Moore (Angleterre)
13. Paolo Rossi (Italie)
14. Johan Cruyff (Pays-Bas)
15. Fritz Walter (R.F.A.)
16. Jairzinho (Brésil)
17. Mario Kempes (Argentine)
18. Rivellino (Brésil)
19. Dino Zoff (Italie)
20. Sandor Kocsis (Hongrie)


21. Michel Platini (France)
22. Gordon Banks (Angleterre)
23. Ferenc Puskas (Hongrie)
24. Roger Milla (Cameroun)
25. Eusebio (Portugal)
26. Wolfgang Overath (R.F.A.)
27. Jose Andrade (Uruguay)
28. Helmuth Rahn, (R.F.A.)
29. Vava (Brésil)
30. Leonidas (Brésil)


31. Geoff Hurst (Angleterre)
32. Silvio Piola (Italie)
33. Bobby Charlton (Angleterre)
34. Cafu (Brésil)
35. Alcides Ghiggia (Uruguay)
36. Romario (Brésil)
37. Daniel Passarella (Argentine)
38. Johan Neeskens (Pays-Bas)
39. Thierry Henry (France)
40. Sepp Maier (R.F.A.)


41. Gilmar (Brésil)
42. Marco Tardelli (Italie)
43. Didi (Brésil)
44. Gino Colaussi (Italie)
45. Gerson (Brésil)
46. Carlos Dunga (Brésil)
47. Uwe Seeler (R.F.A.)
48. Giovanni Ferrari (Italie)
49. Teofilio Cubillas (Pérou)
50. Carlos Alberto (Brésil)


51. Jurgen Klinsmann (Allemagne)
52. Fabien Barthez (France)
53. Tostao (Brésil)
54. Obdulio Varela (Uruguay)
55. Guillermo Stabile (Argentine)
56. Paul Breitner (R.F.A)
57. Roberto Baggio (Italie)
58. Mario Zagallo (Brésil)
59. Grzegorz Lato (Pologne)
60. Lilian Thuram (France)


61. Marco Materazzi (Italie)
62. Robby Rensenbrink (Pays-Bas)
63. Paolo Maldini (Italie)
64. Gabriel Batistuta (Argentine)
65. Fabio Cannavaro (Italie)
66. Gary Lineker (Angleterre)
67. Zico (Brésil)
68. Jacky Charlton (Angleterre)
69. Ublado Fillol (Argentine)
70. Karl-Heinz Rummenigge (R.F.A.)


71. Salvatore Schillaci (Italie)
72. Zoltan Czibor (Hongrie)
73. Oleg Salenko (Russie)
74. Andreas Brehme (R.F.A/Allemagne)
75. Oscar Miguez (Uruguay)
76. Roberto Carlos (Brésil)
77. Jorge Burruchaga (Argentine)
78. Ademir (Brésil))
79. Pierre Littbarski (R.F.A)
80. Didier Deschamps (France)


81. Socrates (Brésil)
82. Gianluigi Buffon (Italie)
83. Rudi Voller (R.F.A/Allemagne)
84. Roger Hunt (Angleterre)
85. Pedro Cea (Uruguay)
86. Oscar Ruggeri (Argentine)
87. Josef Masopust (Tchécoslovaquie)
88. Peter Shilton (Angleterre)
89. Lennart Skoglund (Suède)
90. Harald Schumacher (R.F.A)


91. Dennis Bergkamp (Pays-Bas)
92. Jurgen Sparwasser (R.D.A.)
93. Gianni Rivera (Italie)
94. Raymond Kopa (France)
95. Pak Doo Ik (Corée du Nord)
96. Jorge Valdano (Argentine)
97. Lev Yachine (U.R.S.S.)
98. Jozsef Boszik (Hongrie)
99. Davor Suker (Croatie)
100. Antonio Carbajal (Mexique)


RENDEZ-VOUS JEUDI POUR DECOUVRIR LE JOUEUR CLASSE A LA 2e PLACE.